le Social

Du répit pour les personnes en situation de handicap

creaiLa notion de répit, d’abord associée à la maladie d’Alzheimer, s’est développée dans les années 1940 à Montréal.1 Développée depuis plusieurs années au Royaume-Uni, au Canada ou en Allemagne, cette notion s’impose aujourd’hui en France. La loi du 11 février 2005 légitime le droit au répit pour l’entourage des personnes en situation de handicap. Le projet de loi d’adaptation de la société du vieillissement confirme cette préoccupation grandissante de répit pour tous les aidants de personnes malades, handicapées ou dépendantes.

Le dictionnaire Larousse définit le terme de répit comme « un arrêt momentané, une suspension de quelque chose de pénible, d’une souffrance », « un repos, une interruption dans une occupation absorbante ou contraignante ». L’association française des aidants, elle, le définit comme « le temps libre que peuvent prendre les aidants et les personnes accompagnées ». La charte européenne de l’aidant familial souligne que ce droit au répit est « une nécessité fondamentale qui peut se traduire en termes de soutien, de renfort ponctuel en cas d’urgence, de services de suppléance et/ ou de centres d’accueil temporaire de qualité pour une plus ou moins longue durée selon les besoins (temps de vacances, repos, santé, …). »

Les politiques nationales de santé publique, quant à elles, dans les plans nationaux, abordent de plus en plus cette notion. Le troisième plan autisme 2013-2017 veut aider les familles à être présentes et actives auprès de leur proche avec autisme ou autres TED, tout en prévenant les situations d’épuisement et de stress. Cette ambition exige un soutien particulier des familles par la création de places d’accueil temporaire qui leur offrent des solutions de répit. Ainsi, il prévoit la création de 350 places supplémentaires sur le territoire. Le plan national sur les maladies rares prévoit de développer des modes d’organisation pour répondre aux besoins de répit des personnes malades ou de leurs aidants en s’inscrivant dans la logique de développement de l’offre de répit de droit commun pour les personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie.

Le plan Alzheimer apporte également une attention particulièrement soutenue quant à la création de places en accueil de jour et en hébergement temporaire et souhaite apporter des solutions de répit souples, innovantes et diversifier l’offre afin de garantir le plus longtemps possible un libre choix entre domicile et institutionnalisation. Il souligne que le répit constitue une des priorités essentielles pour l’amélioration de la prise en charge des malades.8 Le plan des handicaps rares, celui des maladies neurodégénératives, ceux relatifs aux accidents vasculaires cérébraux (AVC), aux cancers, aux soins palliatifs (etc…), préconisent également le développement et la diversification des solutions de répit.

Lire le rapport sur le site du CREAI

ECRITS
Edith LAPERT parle dans son libre de la juste distance : pas trop près pour ne pas créer trop d'attachement et des dépendances mais assez prés pour rencontrer l'autre, travailler avec et avancer en co...
Le jeu 11/04/2018
Qu’est ce qu’une médiation éducative ? Prenons la définition étymologique de la médiation, nous trouvons en latin : « Mediatio Mediare » qui signifie : être au milieu de, s’interposer. En effet, l’act...
Ce stage au sein de l'Ato a pu me permettre de prendre conscience qu'il est important de comprendre et repérer les dynamiques institutionnelles, inter-institutionnelles et partenariales, afin d'accomp...
Ce travail de recherche et mes diverses expériences pratiques m’ont permis de nourrir et d’approfondir ma réflexion autour de l’accompagnement de la relation parent-enfant, et d’en tirer les points es...
A travers la situation que j’ai évoquée, j’ai essayé de démontrer que l’équipe ne savait pas quels outils utilisés pour accompagner une personne accueillie dans l’acceptation de sa maladie. Cependant,...