le Social

La nutrition en EHPAD, un enjeu de santé publique en recherche d’efficacité

ehespLes diverses définitions des professionnels rencontrés démontrent la complexité de ce que recouvre la prise en charge nutritionnelle qui reste associée à la prévention de la dénutrition, un risque auquel les personnes âgées sont particulièrement exposées. De ce fait, le choix a été fait de cibler cette étude sur le rapport nutrition-dénutrition et non pas sur les autres pathologies liées à la malnutrition (obésité, diabète…). En effet, il apparaît que le risque de dénutrition augmente avec l’âge, du fait de situations médicales, sociales, psychologiques ou encore physiologiques. La dénutrition, selon la Haute Autorité de Santé (HAS), est la conséquence d'apports ou de stocks énergétiques ou protéiniques insuffisants pour répondre aux besoins de l'organisme.

Elle se caractérise donc comme un état pathologique qui est la conséquence d’un déséquilibre entre les apports et les besoins de l’organisme, qui, eux, évoluent avec l’âge. Assurer une bonne prise en charge nutritionnelle de la personne âgée et éviter l’entrée dans la spirale de la dénutrition suppose donc de concilier démarche préventive et organisation des soins en fonction du résident. Ces deux aspects doivent trouver leur accord au sein d’une politique générale, menée par les autorités sanitaires mais également à l’échelle des établissements.

Néanmoins, les diverses enquêtes menées sur le sujet présentent un constat négatif, voire alarmant, de l’état nutritionnel de la personne âgée. Ainsi, la HAS dans ses recommandations de 2007, note que « la prévalence de la dénutrition protéino-énergétique augmente avec l’âge. Elle est de 4 à 10 % chez les personnes âgées vivant à domicile, de 15 à 38 % chez celles vivant en institution et de 30 à 70 % chez les malades âgés hospitalisés. » L'UFC-Que-Choisir, quant à elle, a rendu publics les résultats d'une enquête sur l'alimentation en EHPAD. Selon l'étude, entre 15% et 38% des résidents en EHPAD seraient touchés par le phénomène de dénutrition - contre 1% à 8% des personnes âgées résidant à domicile -.

Ces chiffres suscitent d’autant plus d’inquiétude que le vieillissement de la population risque d’augmenter significativement le nombre de personnes touchées. En outre, ces données sont particulièrement accablantes pour les institutions, dont les EHPAD. En effet, l’entrée d’une personne âgée en établissement est généralement synonyme d’une dégradation de l’état de santé, mais ce changement parfois radical de cadre de vie peut lui aussi entrainer une détérioration de l’état nutritionnel. Néanmoins, on peut également supposer que le diagnostic de la dénutrition et sa prise en charge sont favorisés dès l’entrée en institution. Cette conjonction d’hypothèses fait de l’EHPAD un terrain d’étude qui suscite l’intérêt de tous, et notamment des pouvoirs publics.

Lire le rapport sur le site de l'EHESP

 

 

 

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