le Social

Les connaissances et opinions sur le financement de la protection sociale

strategie.gouv.frLa première séquence du focus groupe visait à savoir ce qu’évoquait spontanément la protection sociale pour les personnes du groupe, puis ce qu’elles savaient de son mode de financement. Elle avait notamment pour objectif de prendre connaissance du type d’informations qu’il serait nécessaire de donner aux enquêtés pour permettre de répondre au questionnaire.

On pourrait résumer rapidement ces premiers échanges de la manière suivante : spontanément, les personnes associent la protection sociale à l’assurance maladie, puis aux Caf après avoir pensé à la famille et au RSA ... Plusieurs sigles sont pour elles évocateurs de la protection sociale (la carte vitale, la CMU, le RSA). Puis le groupe a élargi dans la discussion la notion de protection sociale à la « protection des aléas de la vie ». Il s’est ensuite posé des questions sur le périmètre précis de la protection sociale, incluant ou non l’assurance chômage, les problèmes de santé et les accidents en situation de travail ... le débat tournant autour de la protection des aléas de la « vie personnelle » et/ou de la « vie professionnelle », la conclusion étant que la protection sociale devait très vraisemblablement concerner aussi les risques liés à l’exercice d’un emploi....

Un doute a subsisté néanmoins pour certains participants à ce sujet (« on n’a pas répondu à cette question finalement, les Assedic font-ils partie de la protection sociale, oui ou non ? »), tandis que d’autres ont évoqué que la protection sociale était une « solidarité entre les gens qui travaillent ». Plus largement, la protection sociale a été associée à une « forme de redistribution », une « prise en charge par le collectif », une forme de « restitution d’une certaine équité des chances », jouant aussi aux yeux de certains un rôle « humaniste » mais aussi « économique » dans une perspective conjoncturelle (« lisser les crises »). Le terme « prestations » n’a été prononcé qu’au bout de quinze minutes et les retraites ont été omises de la discussion, à l’exception de la mention fugace par une participante au tout début de la discussion de l’assurance vieillesse.

Pour tous, la protection sociale est jugée importante, pour des raisons principalement liées à la pauvreté, au chômage, aux évolutions du travail (mobilité, précarité). Invités à mentionner des sujets éventuels d’inquiétude, les participants ont évoqué le fait que la protection sociale était un enjeu important de société mais aussi un système coûteux... « dans une France endettée » ... S’en sont suivies des discussions sur la différence entre les salaires bruts et nets, les participants considérant que la grande majorité des personnes ne la comprennent pas bien, et sur le fait que le système était lourd à gérer, trop peu réactif, alors même que certaines personnes ne font pas valoir leurs droits (comme les sans domicile fixe, mentionnés par certains participants).

Rebondissant sur ces échanges, l’intervenante de BVA a alors abordé le sujet du financement. Ce qui est venu en premier à l’esprit des participants, ce sont les « taxes sur les salaires » (le terme cotisations n’étant pas spontanément employé) et ceux de CSG et de CRDS, avec, pour certains participants, la mention d’une protection « déficitaire tout le temp ».

Le sujet des cotisations pour la sécurité sociale et des primes versées aux mutuelles a été abordé, des participants se posant la question de savoir s’il fallait ou non tenir compte de ces dernières (les complémentaires santé étant devenues obligatoires dans les entreprises). Une (seule) des participantes était très au fait des lignes de son bulletin de salaire (cotisations retraite, ARCCO, AGIRC, santé, CSG, CRDS) et a aussi mentionné les cotisations des employeurs relatives aux accidents du travail (« qui leur coûtent une fortune »). L’impôt sur le revenu, y compris comme mode de financement de la protection sociale, a ensuite été évoqué, plusieurs personnes excluant alors la taxe d’habitation, qui, destinée aux collectivités locales, ne financerait donc pas la protection sociale.

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