le Social

Proposer un service de répit à domicile pour les aidants

cnsaEn France, le maintien à domicile des personnes fragiles est un axe prioritaire de la politique d’autonomie. Les solidarités familiales ont toujours été mobilisées dans l’accompagnement des personnes fragiles. Cette tendance est encore plus accentuée depuis 50 ans avec la politique de maintien à domicile qui les sollicite encore davantage. Ceux qu’on appelle aujourd’hui les proches aidants sont tant impliqués dans l’accompagnement de leur proche qu’ils sont confrontés à une réelle problématique d’épuisement.

Les aidants sont parfois dans des situations telles que leurs besoins fondamentaux ne peuvent plus s’exercer : ils n’ont, trop souvent, plus le temps de se récréer, mais également parfois tout simplement plus assez de temps pour dormir, se reposer et prendre soin d’eux. Cette situation sur une durée prolongée peut aboutir à un état d’épuisement extrême.

Pour répondre à ce problème social, une politique d’aide aux aidants incluant des dispositifs de répit a été pensée et créée à partir d’initiatives associatives.

Plus-value du service au regard de l’offre existante

Le répit à domicile prend place dans l’offre de services de répit en l’étoffant, cette formule a une réelle plus-value car elle lutte contre le non-recours en élargissant les modalités proposées aux aidants. Ce type de services innovants permet à la personne fragilisée de conserver ses repères et d’accepter ainsi la prise de répit de son proche aidant. De plus, il permet de contourner les contraintes des autres dispositifs de répit, notamment en termes d’accessibilité géographique ou lorsque l’état de santé de la personne ne permet plus une admission dans certaines structures.

Expérimentations et problématiques de mise en place en France

En France plusieurs expérimentations de répit à domicile ont été conduites. Cependant, les modes de fonctionnement du baluchonnage sont contraints par deux problématiques.

Concernant l’organisation du travail, l’enjeu est de concilier la législation française et la volonté d’assurer un remplacement de l’aidant en continu 24h/24.

En effet, le code du travail prévoit une durée journalière de travail de maximum 10 heures, avec une durée minimum de repos quotidien de 11 heures consécutives. De même, la durée maximum de travail hebdomadaire est fixée à 48 heures.

Dans un autre temps, le coût de revient est également un questionnement important dans la mise en œuvre d’un service de répit à domicile. Dans le contexte français actuel de rigueur budgétaire, il est complexe d’obtenir des financements publics ou privés importants et pérennes comme c’est le cas au Québec (subventions du ministère de la santé et des services sociaux).

Tout porteur de projet est donc confronté à la problématique de trouver un équilibre entre un coût supportable par les usagers et une capacité du service à s’autofinancer.

Le baluchonnage tel que théorisé et expérimenté au Québec ne peut pas être transposé en France sous sa forme stricte mais a inspiré de nombreuses initiatives, dont Bulle d’air fait partie, qui démontrent la pertinence de proposer des services de répit à domicile. 

Lire le guide sur Bulle-d'air

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