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  Ecrits >> Travaux U.F. >> Educateur spécialisé >> DPP dans un CSAPA
J’ai effectué mon stage au sein d’un Centre de soins et d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). Les CSAPA s’adressent aux personnes en difficultés avec leur consommation de substances psychoactives (licites ou non, y compris tabac et médicaments détournés de leur usage). Leur mission s’étend également aux personnes souffrant d’addictions sans substance (en particulier le jeu pathologique). Enfin, en tant qu’établissement médico-social, les CSAPA se caractérisent par : - leur maillage territorial leur permet d’être au plus près des publics en difficulté́ là où ils se trouvent, soit par la création d’antennes soit par des interventions en dehors de leurs locaux sous la forme de consultations avancées, - leur pluridisciplinarité́ : leur équipe est constituée de professionnels de santé́ et de travailleurs sociaux, en vue d’une prise en charge globale à la fois médicale, psychologique sociale, et éducative, - un accompagnement dans la durée : le CSAPA assure le suivi du patient et de son entourage tout au long de son parcours de soin autant que de besoin. Ma situation se déroule dans une antenne. Cette antenne est située dans un local sur un quai. Elle est composée de 3 bureaux, dont un avec une configuration particulière. En effet lorsqu’on ouvre la porte de cette pièce on se retrouve face au bureau de l’éducateur. Celle-ci est très lumineuse mais exigüe. Quand la personne accueillie s’installe, il ne reste pas de place pour circuler et accéder à la porte.

D’un autre côté, certaines de ses réactions parfois violentes ou provocatrices m’amenaient à m’interroger sur la distance relationnelle avec Djalal. Devais-je marquer plus de distance afin de lui témoigner mon désaccord avec ses réactions ? Au contraire un plus grande proximité permettrait-elle un apaisement de la situation ? Ce fut pour moi un questionnement permanent dans cette situation. Ces réactions provoquaient chez moi systématiquement une tension que je m’évertuais à ne pas laisser paraître. Les conduites addictives amènent à ce sujet une première piste de réflexion. « Trop de distance accentue la problématique relationnelle, complique la parole sur l’expérience addictive, favorise l’émergence de l’angoisse d’abandon, retardant l’engagement dans le soin. Trop de proximité crée une illusion fusionnelle qui soulage dans un premier temps mais reproduit l’échec de la différenciation, de l’autonomisation nécessaire » (COMPRENDRE, PREVENIR, SOIGNER PAR ALAIN MOREL, JEAN-PIERRE COUTERON), ce propos me semblait-il sans être envisagé comme une réponse en tant que telle, éclairait cependant la question d’une relation trop déséquilibrée. C’est ainsi que l’équilibre de ce balancier relationnel me paraissait une condition indispensable à la pertinence de l’accompagnement. Pour conclure cet expérience m’a permis d’apprendre sur ma posture professionnelle, de me remettre en question afin de prendre en compte tous les éléments nécessaires du contexte dans ce positionnement. Cela était à la fois difficile éprouvant mais tout aussi riche d’enseignement, permettant la poursuite de la construction de mon identité professionnelle, en tant qu’éducatrice spécialisé en formation.

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