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  Ecrits >> Travaux U.F. >> Assistant social >> ISAP au sein d'un Service d'accompagnement et de Réinsertion Sociale (S.A.R.S)
J'ai effectué mon stage de troisième année au sein d'un Service d'accompagnement et de Réinsertion Sociale (S.A.R.S), financé par une dotation globale de la DDASS. Ce service fait partie d'une importante association départementale, de loi 1901, qui a pour vocation la réinsertion sociale et professionnelle des personnes exclues et marginalisées. Il y a quatre structures S.A.R.S au sein du département. Chacune d'entre elle est composée d'un seul professionnel de formation Educateur Spécialisé. Son référent hiérarchique est le directeur général de l'association qui coordonne les différentes réunions d'équipes. Ce service propose un accompagnement social de proximité prenant en charge toute personne ou famille en grandes difficultés, âgé d'au moins 18 ans, pour une durée minimum de 6 mois renouvelable. Pour chaque suivi, l'éducateur rempli, en lien avec la personne, une demande de prise en charge à l’Aide Sociale qu'il transmet à la DDASS. En parallèle, un contrat d’objectifs personnalisé commence à s’ébaucher avec la personne précisant dans quel cadre va se dérouler le suivi et les objectifs à atteindre. Les personnes, souvent marquées par une certaine marginalisation, sont principalement orientées par les Centres Médico-Sociaux (CMS) lorsque le suivi nécessite un accompagnement individualisé et de longue durée. L'éducateur à une vingtaine de suivis, ce qui lui permet des interventions fréquentes et une grande disponibilité. La porte d’entrée des suivis est généralement l’accès aux droits même si la problématique principale reste le logement qu’il soit non-approprié ou insalubre.

Dans cette situation il a été difficile d’envisager avec Mme H ce qui était bien ou non pour elle. Tout laissait à penser que cette dame était en détresse et dans l’incapacité de faire les bons choix. Malgré tout, d’un point de vue strictement financier, le fait qu’elle possède des économies m’a permis de relativiser la situation. Son refus d’en dévoiler le montant a toujours laissé planer quelque chose de l’ordre du mystère lorsque je la rencontrais. Il m’a paru nécessaire de lui exposer mes doutes quant à la situation et les incohérences qu’elle soulève. Cependant, j’ai fait le choix de respecter ses volontés et de répondre à ses demandes explicites : l’aider autour de l’accès aux droits et être à l’écoute. Au-delà de l’aspect financier, qui est viable pour l’instant, Mme est très fragile psychologiquement. Très investie sur l’écoute et le soutien je me suis vite sentie démunie face à ses doutes et ses pleurs. J’ai cependant compris que je ne pourrais l’orienter vers des professionnels adaptés que lorsqu’une véritable confiance se sera installée avec elle. Cette volonté de soin ne pourra par ailleurs émerger que lorsque Mme aura fait son deuil et dépasser ses craintes vis-à-vis de l’extérieur. A plusieurs reprises, j’ai senti le besoin de me repositionner vis- à vis de ma mission principale : le logement. Mme n’a jamais été dans la demande d’un relogement et sa situation financière est stable. Mon accompagnement pouvait alors être remis en cause. Cependant, devant sa fragilité, je me suis souvent dit que Mme avait besoin de temps avant de formuler une demande. De plus, étant au départ le seul soutien professionnel qu’elle avait, j’ai fait le choix de continuer le suivi de façon régulière.

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