Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

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Po3m
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Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 04 nov. 2019 11:33

Bonjour,

Je reviens poser ce topic.
J'avais déjà fait un rapport à propos de cette prestation Aksis (proposé par Pôle Emploi qui paie à Aksis 1000€ par tête envoyée chez Aksis) et qui selon moi ne mérite pas son titre (Dévaloriser son image professionnelle sonnerait plus juste). J'avoue que je l'ai encore assez "gros" et que j'ai "encore" envie d'en prendre une pour claquer sur l'autre donc plutôt que de ruminer sur cette mauvaise expérience, je la partage (ça me soulage).

1 - Je suis conscient que pour d'autres personnes l'expérience est positive. Je ne remets pas en cause cette prestation en soi (en revanche j'ai développé mon esprit critique à propos).

2 - Cette prestation doit être une proposition, dans les faits si tu refuses, tu es radié. Peu importe si ça répond de ton projet ou non.

3 - Les situations des personnes (dont certaines sont dans la précarité) sont confondues avec "un statut" (si tu es au RSA il est "anormal" que tu créé une activité ou ce type de projet, tu dois "forcément" aller sur un poste dit "en tension".

1 er résumé :

Bonjour je suis complètement d'accord. Via Pôle Emploi j'ai participé à une simulation d'entretien (sur Aksis) : la "recruteuse" (très austère, je m'étais dit que ça faisait partie du "test" mais non, c'est sa personnalité) a commencé par me dire qu'elle n'aime pas mon domaine (développeur graphiste, elle a l'image du "geek" dans la tête, pour moi un compliment pour elle péjoratif), une collègue m'a dit que mon CV ressemblait à "une pub" (je suis sensé être le graphiste qui créé les logos, plaquettes, affiches et... pubs même si je ne suis pas dans le domaine de la pub mais de la com' graphique c'est complémentaire) elle m'a dit (en tentant de me dévaloriser) qu'elle a failli le jeter à la poubelle (je lui ai répondu par un "merci ce que vous me dites là est un compliment") elle l'a eu mauvaise. Du coup j'ai raté l'ensemble de l'entretien et à la fin elle m'a fait savoir "qu'il ne fallait pas rêver" (je lui ai fait savoir que je créé un jeu-vidéo c'est actuellement mon plus gros projet, en tant que développeur-graphique)... je me suis dit "c'est bien la mentalité à la française" je me le suis dit, et je l'ai verbalisé. Je suis ravi avec le recul parce que 1 - ça ne m'a pas tué et 2 - je suis plus fort...

2 ème résumé :

La "recruteur" (simulation d'entretien) après avoir "raté" cette simulation m'a dit que ma tête "ne passe pas" et ne passerait même pas par entretien par webcam (une insulte ouverte, là encore j'ai pris sur moi). J'aurais pu lui répondre : "Non mais vous n'avez pas vu la vôtre de tête, vieille bique ?" non en fait j'ai "craqué" (je veux dire que je suis entré dans "une colère" ouvertement) lorsqu'une (jeune) collègue qui avait passé toute l'après midi sur son smartphone en apportant des touches de critiques non-nonchalamment à l'encontre des candidats m'a sorti qu'il fallait arrêter de rêver (j'ai fait savoir que je développe un jeu-vidéo) que c'est un domaine entre bac+2 et 5 (merci je suis au courant) cette personne ne connaissait pas mon dossier, ne ME connaissait pas, ne connait pas mes projets. Moi les 35h je les atteins en 2jours et je n'ai pas accepté d'être insulté de la sorte. J'ai été envoyé par Pôle Emploi dans cette prestation (l'organisme prestataire reçoit "1000 € par tête envoyée par PE" ce qui ne nous est pas dit) pour au bout ne pas être respecté dans notre intégrité. J'ai poussé ma gueulante, les visages "blêmes" en face, et pourtant je me suis contenu. Et après ils s'étonnent que "certains" pètent un câble et que les écrans d'ordi volent ? "Fais ce que je dis, pas ce que je fais" voilà comment je les appelle. De la jalousie à l'encontre des profils atypiques comme moi.

Je disais donc en substance que je suis passé dans une prestation bouche-trou (occupationnelle) par PôleEmploi, cette simulation d'entretien s'est mal passée. Ca commence par le fait que la personne me dise qu'elle n'aime pas mon domaine (en réalité j'exerce dans plusieurs disciplines) principalement Graphiste dans la com' visuelle. Ok je me dis que ça fait "partie du test", j'ai pris sur moi (en réel, on ne m'a jamais "sollicité" pour me dire qu'on n'aime pas mon domaine). J'ai cru que c'était un test mais non elle était au 1er degré. Austère, vu l'ambiance ça s'est mal passé, je n'ai pas su gérer mon stress. Au final, elle m'a dit que ma tête faisait peur à voir, que même en entretien par cam ça ne passerait pas, et a cru être péjorative lorsqu'elle m'a qualifié de "Geek" alors que pour moi l'informatique n'est qu'un outil, et je dois pratiquement m'excuser de maîtriser les algorithmes (Graphiste-Développeur). J'ai envie de dire qu'en fait, ces gens se sentent "dépassés" (25 ans de retard au bas mot) et ne comprennent pas bien les gens comme moi. Du coup se sentent obligés d'être agressifs. JE me suis contenu mais vous vous doutez bien que je n'en pense pas moi et que je me verrai contraint de refuser ces prestations de comptoir.

Le genre de prestation "humiliante", et pas du tout adaptée/appropriée pour un porteur de projets puisqu'ici cela s'adressait principalement aux demandeurs d'emploi (ce que je ne suis pas). Je dis "humiliante", pas la prestation en soi, mais la façon dont nous sommes (dé) considérés et bien souvent par des employés "propulsés" par une pseudo-formation afpa de 5 ou 6 mois) et ça se croit légitime pour te faire la leçon. Ici la simulation d'entretien sensée "valoriser notre image", vaste blague, fumisterie. Les simulations se passent devant tout le groupe (une 10ène de personnes). On nous rappelle qu'il faut nous vêtir correctement (sic !!!) je n'aime pas la façon dont nous sommes "assimilés au groupe" (pardon mais les autres ont leur vie, je n'ai pas forcément envie que l'on me traite comme "un RSAste" avec tout le respect que j'ai pour ces personnes), la vieille bique (qui bosse en agence intérim) nous a rappelé (sur un ton de moquerie) qu'il ne faut pas dire je cite "ANPE" mais "Pôle Emploi"... merci de me le rappeler hein... whouaaaa, merci Pôle Emploi de m'envoyer vers ce type de prestation effectivement très enrichissante pour ma personne !!!

(suite) Précision : personne n'a dit "anpe", mais la bique s'est lâchée genre "on vous prend bien pour des cons". En tant que graphiste, j'ai commis un CV de Graphiste (qui parait original mais si on cherche sur le net : c'est très courant pour les graphistes). Une collègue qui n'a pas suivi la prestation (venait "se régaler" de la scène je suppose) me sort qu'elle a failli le jeter car on dirait une Pub. Elle disait ça "pour me casser". JE l'ai remercié je cite "pour le compliment" car c'est justement ça, la communication visuelle. Mon côté "réponse à tout" ne lui a pas plu du tout. C'est après elle que je me suis mis en colère lorsqu'elle m'a sorti qu'il faudrait peut être arrêter de rêver. Je lui ai répondu qu'en attendant je tourne entre 50 et 80h / semaine et que je n'attends pas du tout après elle pour rêver (je peux vous dire que c'était chaud, trèèèèès chaud, j'étais littéralement furax, complètement sorti de mes gonds, ça crânait plus en face)... elle s'est permise car ayant clairement "raté" mon entretien (je le reconnais, mais je ne jouais pas ma vie, ça arrive à tout le monde de se "planter") ils ont cru qu'ils m'impressionnaient, ce qui n'était pas le cas.

Enfin, bref. A côté de ça ils nous ont fait passer des tests Assessfirst, je les ai "bouffés" ces tests en sortant en tête de mon groupe mais ce n'était pas une surprise pour moi. Résultat, à quoi ça sert ? Je vais vous le dire. A nous, à rien directement. Les résultats sont transmis à Pôle Emploi (notre droit d'accès et rectification de données peut nous permettre de faire supprimer ces données chez P.E) en réalité P.E tente de mieux nous cibler pour nous profiler d'une part. D'autre part, comme vous j'étais renseigné sur cette prestation qui n'a qu'un but : mettre les personnes sur des emplois dans des secteurs dits "en tension" mais sans perspective d'avenir, juste du court terme. Donc d'un côté on te fait passer des tests assessfirst pour voir si ton projet est en adéquation avec ton potentiel (ce qui est mon cas, mon domaine ressort en tête dans mes compétence, je suis en PARFAITE adéquation avec mon projet), et de l'autre on m'a sorti (au terme de cette prestation) que je devrais faire (je cite) "balayeur" (pour "faire entrer du beurre dans les épinards"), je sais que c'est de la provocation (je ne suis pas complètement stupide) je sais aussi que ce n'est absolument pas constructif, voilà le niveau.

En résumé, cette prestation était sensée nous "valoriser" mais c'est juste jouer sur les termes. Comme vous, j'en savais davantage sur le fond de cette prestation. Cela s'adresse aux demandeurs d'emploi (ce que je ne suis pas, erreur d'aiguillage mais j'ai accepté "pour voir"), et le but sous-jacent (non annoncé clairement) était de nous positionner sur des offres dans des secteurs dits "en tension" et uniquement des offres locales. Nous avons passé des tests assessfirst, inutile de préciser que j'ai littéralement "mangé" ces tests. On ne peut pas me reprocher d'être à côté de la plaque puisque mon domaine est en parfaite adéquation avec mes compétences (merci j'étais au courant sans jouer au faux modeste), donc on ne peut pas me prendre à défaut sur ce point. Au final les résultats sont renvoyés à Pôle Emploi (pour info notre droit de rectification / suppression de données nous donne le droit de faire supprimer ces données chez P.E) leur but est de mieux nous profiler, voir tenter de nous prendre à défaut (plutôt que de réellement nous accompagner avec de vrais moyens)...


Et envie je terminerai par :

L'école de la vie fait le monde de demain. Les "donneurs de leçons" que je croise (dans certains dispositifs d'insertion ou de prestations) ont pour la plupart une vision du marché qui a 25 ans de retard au bas mot. Il y a encore peu on me disait que mon activité se pratique à partir de bac+2 à bac+5 : merci je suis au courant et mon expertise est équivalente. L'avantage du diplôme (obtenu ou non) permet de se tisser un réseau plus aisément, mais pour le reste, je croise de nombreux auteurs et concepteurs (de logiciels, bd, jeux) qui sont issus du milieu "indé" et développent leurs "talents" (à niveau ingénieur et davantage dans certains cas). Je vois de plus en plus de "gamins" entreprendre de la recherche en I.A (deep learning), n'ont pas 20 ans et n'ont pas encore les diplômes. Je vois aussi des adultes HP (à haut potentiel) qui déjouent tous les modèles de conformité et échappent "aux cases" (ce qui est relativement mon cas). On ne t'apprend pas vraiment au sein d'un cursus à transformer tes idées en actes : pour aller au bout d'un projet tu devras apprendre à tirer parti de tes échecs. Et ne laisse pas les autres te dire qui tu dois être ou non. Tu saisiras des mains qui font réellement avancer, tu laisseras de côté ceux qui parlent uniquement dans la posture.
Dernière modification par Po3m le 04 nov. 2019 11:58, modifié 2 fois.

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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 04 nov. 2019 11:46

Bonjour,

Si vous aussi vous éprouvez le sentiment d'avoir été humilié(e) dans ce type de prestation en lien avec Pôle emploi et/ou Aksis, vous pouvez témoigner dans ce sujet, il est aussi ouvert pour ça. Je ne crois pas être un cas isolé. Je sais bien que ce forum ne s'y prête pas directement (et du coup, mon témoignage ne figure peut être pas au meilleur endroit pour toucher les bonnes personnes) et donc en soi que si personne ne répond (vu l'obligation de "s'inscrire" pour pouvoir poster ce qui ajoute une contrainte) c'est normal. Mais au moins c'est dit.

Moi sincèrement c'est la dernière fois que ça se passe comme ça. Ne vous étonnez pas que les gens sont "énervés" et que vous avez parfois le sentiment de prendre des charges émotionnelles que vous ne demandez pas de connaître... moi les prochaines fois ça risque d'être bien bien bien tendu, du genre je ne serai plus sur la retenue.

Mais c'est bien, sérieux parler sans retenue ça fait du bien.
Jusqu'à présent "par respect" je me suis trop contenu. Je crois que c'est un mal pour un bien cette colère. La "bique" et sa collègue ancienne RH incompétente (celle qui joue à Candy Crush tout en se foutant ouvertement de la tronche de ceux qui ne lui reviennent pas) m'ont fait beaucoup de bien sans même en avoir conscience... sauf que les prochaines fois je ne prendrai plus aucun gant.

(J'ai sérieusement besoin d'un bon Punching Ball)...

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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 04 nov. 2019 19:41

Bonsoir,

Pour les 1 ou 2 personnes qui "ont suivi le doss" (depuis le temps que je poste par ici) et qui me prennent au sérieux, j'aimerais ajouter l'épilogue de cette histoire qui s'est déroulée donc en avril 2019 (et je n'arrive toujours pas à "évacuer" la charge négative d'alors que j'ai reçu).

En fait, là j'ai collé bout à bout mes petits résumés d'où certains éléments qui se répètent dans mon message initial. Merci de ne pas en tenir compte, je n'ai pas remis ces éléments en forme.

Alors oui le but "final" de ma démarche est de "passer à autre chose". Ma fragilité latente fait que je peux avoir tendance (en situation fragile) à ruminer ces choses là (sachant que je vais en sortir). Une part de moi se sait "forte" mais mon côté "humain trop humain" fait que je peux rester dans une boue qui n'est pas la mienne.

Je souhaite reprendre point par point la situation pour correctement la décrire, pour dire aussi que je ne suis pas crédule (malgré une relative naïveté je pense, mais une naïveté nécessaire : cette part ouverte à l'autre sans quoi un minimum de confiance ne serait plus possible).

***
Une mise au point :

Paradoxalement, on pourrait dire que ça s'est très bien passé. Tests Assessfirst passés avec succès, qui démontrent mes aptitudes et potentiels en parfait adéquation avec mon domaine (qui ressort "en tête" des résultats ce qui montre que je ne suis en rien à côté de la plaque). Résultats (à l'issu de cette prestation d'Aksis) transmis à Pôle Emploi (en avril 2019 donc). Depuis, plus de son plus d'image. Autant dire que ça ne sert à rien.

Le contenu de la prestation en soi c'est du "légo occupationnel" de niveau 4ème ou 3ème. On a appris les rudiments du CV (chose que j'ai vu en première année de BEP à 15 ans). Le point positif, rencontrer d'autres personnes et une jeune consultante motivée (la seule "respectueuse" dans une certaine mesure... cela aurait été sa collègue, je n'aurais pas tenu la première journée, peut être que je l'aurais remise en place dès l'entretien préalable). Cette collègue a une certaine habitude, une certaine expérience dans les "Ressources Humaines". Je l'ai ressenti sans état d'âme et faisant comprendre à Pôle emploi de ne pas lui envoyer "les cas sos". Le peu de fois que j'ai entendu cette collègue, c'est pour entendre à chaque fois des "énormités" (la première à Pôle Emploi, c'est elle qui "expliquait" le déroulement de cette prestation, qui nous le "vendait" si on veut) par exemple elle soutenait que si, à 60 ans, on trouve du travail ! Il suffit de constater des chiffres officiels pour se rendre compte du contraire et que ceux qui ont plus de chances à cet âge sont plutôt attachés à la direction ou encadrement. Je connais juste un exemple dans mon entourage (pas tout proche) une personne travaillant au trésor public qui APRES sa retraite est venue retravailler (en renfort). Là, nous sommes dans du cas très particulier et si j'ose dire, ils ne mettent pas un jeune débutant à la place dans ce cas puisque c'est pour gérer des moments sous tension où "un débutant" serait handicapant dans ce cas. Je trouve ça d'un côté discutable parce que ça signifie aussi que "le transfert de compétences" n'est peut être pas si bien géré, mais peu importe. En revanche, une personne à 60 ans qu'une entreprise d'aides ménagères ou autre vient de licencier, c'est autre chose. Et je ne parle pas de tous ceux qui "dans le bureautique" passés 50 ans se retrouvent en cul de sac.

Alors on préfère culpabiliser les gens, ces gens qui sont juste victimes d'une société qui n'est pas donnée pour tout le monde. Bref, dire que les gens trouvent à 60 ans et +, c'est dire "plus c'est gros, plus ça passe !"... vous en connaissez beaucoup vous des entreprises qui prennent à cet âge ? Moi pas. A part dans les petites associations dont certaines embauches, les contrats spéciaux (les sous contrats, sous payés, pour une sous société) mais dont les gens, c'est vrai, n'acceptent pas forcément les conditions puisque travailler pour ça, c'est avoir à peine plus que le RSA. Perso je connais des AESH qui ont 600 € / mois, à peine plus qu'un RSA.

***

"Mais tu vas faire un boulot normal oui ?"

Déjà, un boulot normal, je ne sais pas ce que ça signifie dans un monde où il est très sérieux de cautionner des enfants qui meurent dans les mines à l'autre bout du monde pour aider à extraire le minerais qui se trouve dans les smartphones et servent à nous envoyer des smileys grâce à la reconnaissance faciale. Pour moi ces "boulots" ne sont pas plus "sérieux" que le mien et d'une, et de deux ces industries ferment les yeux pour les morts qu'ils engendrent en conséquence même s'ils s'en dédouanent habillement puisque ça n'arrive pas "chez nous" et qu'ils ne sont pas responsables du régime de quelque pays que ce soit. Ce n'est pas faux, mais en même temps ce n'est pas ça être une entreprise consciente, responsable, ce n'est pas ça être dans le développement durable.

Je sais je dévie un peu du sujet, j'y reviendrai... (à suivre)

PS : J'ai contacté Elise Lucet (on ne sait jamais) PS 2 : heu je sais qu'elle ne me donnera pas du travail
PS 3 : mais si elle a une suite à consacrer à son Cash investigation Pôle emploi Aksis épisode 2, j'ai un doss...
(je sais bien que je n'obtiendrai pas de réponse).

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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 05 nov. 2019 10:55

Suite,

Oui donc il y a un paradoxe mais j'admets que ça reflète la façon dont on peut me percevoir (malgré moi, même si je travaille là dessus).
Une ambiguïté (qui m'échappe) qui vient à terme fausser les relations (enfin certaines, surtout dans ce "cadre" là).

Je veux dire que d'un côté je passe des tests avec succès et globalement la prestation s'est bien déroulée (face à une consultante un peu plus respectueuse et intelligente). Ce fut la catastrophe lorsqu'il a fallu présenter un CV pour passer une simulation d'entretien qui faisait intervenir deux personnes "extérieures" (donc que l'on ne connaissait pas du tout). L'une de ces personnes s'est présentée comme "stagiaire" et l'autre ne s'est pas présentée du tout (la plus "austère"). N'étant pas né de la dernière pluie, je me disais que c'était "une posture", juste pour inspirer "crainte et autorité" (une attitude appartenant "à un autre temps", mais la personne ayant "un certain âge", on va dire que faisant partie "d'anciennes écoles", je suis moi même indulgent face à ce type de personnes). Je suis bien sûr d'une "sensibilité altruiste" naturelle et lorsque je rencontre quelqu'un "je ressens tout" pour moi lire le comportement d'autrui est une chose très naturelle (et qui définit ce que je suis dans une essence plus "artistique" même si c'est une chose dont je ne fais pas état dans ce type d'environnement).

En ce sens, je "lis" les autres comme un livre ouvert mais tout en manquant un peu de spontanéité et le respect que j'ai pour les autres peut me prendre à revers ou à défaut (oui je sais, c'est terrible d'admettre cela, mais dans ce type de milieu professionnel face à parfois d'anciens responsables RH frustrés de leur carrière ou autre... qui ne se priveront pas de passer leurs nerfs sur certains envoyés de "Pôle emploi" qui sortent des clous comme moi, il faut savoir ne pas être respectueux ou plutôt de suite les remettre en place sans entrer dans la violence, l'insulte, et au mieux ne pas se mettre en colère). Donc avec le recul, je dois développer je dirais une répartie "humoristique" qui pourrait les énerver mais j'avoue que si je maîtrise ma com', je jubilerai intérieurement. Je ne suis pas encore "au niveau" de ces prétentions mais je suis conscient que je dois être capable de développer ma pensée et ma répartie pour aider l'autre tout simplement à prendre conscience des erreurs ou fautes qu'il peut commettre (prendre conscience de cette "mécanique de la déconsidération d'autrui" au sein d'une prestation qui s'intitule pourtant "Valoriser son image professionnelle" ce qui est un comble vous en conviendrez).

Je ne me suis pas assez "armé" pour faire face à la situation de cette simulation d'entretien en vue d'un parcours décousu qui est le mien. Cependant j'ignorais à quel point ces personnes allaient "exploiter" mes propres faiblesses pour me faire comprendre que je n'entre pas dans leurs objectifs donc ils se sont sentis "obligés" de tenir des propos humiliants et insultants à mon encontre devant tout le groupe (8 personnes, + 3 professionnels + 1 stagiaire) à l'issu, pour garder une face, je n'avais d'autre choix que de claquer une colère (en argumentant cependant). Au fond bien sûr, j'en ai strictement rien à fiche d'être méprisé par ce genre de personnes qui n'en valent pas la peine. Et si elles pensent la même chose de moi, nous sommes quittes.

(à suivre)

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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 05 nov. 2019 20:07

Donc 1er entretien préalable à la prestation.

Ca se passe globalement bien. Mais mon niveau de stress est très, trop élevé pour la situation.
Je précise, ce n'est pas la personne en face qui "me fait peur", c'est un peu plus compliqué que ça. Mais je me réadapte très bien. En fait, j'allais dire ce n'est qu'une question de confiance en moi (et ma conscience de ma situation qui est "critique" mais quelle situation n'est pas critique ? Je crois qu'on arrive à un seuil où j'allais dire celui qui est parfait dans le monde professionnel me jette la première pierre).

Donc, présentation rapide. Puis je lui présente une petite partie d'un book où j'ai sélectionné quelques éléments qui représente un tour d'horizon, non pas de mes projets à proprement parlé (sauf celui du jeu où j'ai glissé un "visuel", mais je ne montrerai rien ici car c'est une phase de création sensible où les données sont confidentielles et non partageables, enfin pas encore bien que je compte communiquer dessus en temps voulu) donc pas de mes projets à proprement parlé mais représente mes capacités réelles et exploitables. Donc, du concret. La somme d'une expertise de 25 années (dans le cas de l'illustration). Bref, une vie de travail résumée en quelques traits (dans ce cas, pour "nous" les créatifs, quand tu t'exposes à ce point, c'est un peu comme si tu "ouvrais ton coeur", pour ma part je ne présente pas mes travaux "à n'importe qui" mais qu'à ceux qui le méritent seulement, et dans son cas le contact passait bien).

La consultante écarquille les yeux et je vois de suite que ça semble faire bonne impression. Mieux, elle me parle d'une association de danse à caractère caritatif dont elle est détentrice et me parle du besoin pour elle de créer une identité visuelle pour son association. Plus précisément : un logo. Elle semblait ravie et plein d'enthousiasme, ce qui me ravissait aussi. Petites parenthèses, c'est elle qui (le jour de la simulation d'entretien) m'a dit avant cet entretien, que je paraissais "manquer d'enthousiasme". Comme je le dis dans ces cas là (je ne lui ai pas répondu cela sur le coup, à vrai dire ça m'a surpris), je ne suis pas "un américain sous emphêt'") le fait est que je suis enthousiaste mais posé, calme et réfléchi (tant qu'on me respecte) et qu'à la 40ène, tu ne gesticules pas pour ne rien dire. Mais sincèrement depuis j'ai pris note, et j'essaie de travailler ça (devant un miroir). Je vais peut être reprendre quelques sessions de slam pour me confronter à un public (déjà connu l'expérience qui fut très positives il y a une 12ènes d'années). J'avoue que ça permet de bien rebooster la machine dans mon cas (donc en fait je dois "redynamiser" mon contact à l'autre mais pas seulement...) pour me rendre plus convaincant (autrement que via l'écrit).

En fait, j'ai commis une grosse erreur.
Ce qu'elle ne sait pas, ce que Pôle emploi ne sait pas et que personne ne sait, c'est que dans le cadre de la création de mon activité de graphiste j'ai suivi une formation de niveau bac+2 qui nous enseigne LES bonnes marches à suivre et les comportements à adopter "la bonne attitude" donc en terme de "savoir être" et surtout nous enseigne des erreurs à éviter (et nous prévient des arguments de certains clients pour justifier le fait qu'il faille travailler à bas coût voire gratuitement pour eux). Tu vois venir le topo ? Ce n'est pas de sa faute puisque j'ai eu affaire à une personne je dirais jeune et inexpérimentée et le fait est que je n'ai qu'à m'en prendre qu'à moi même. Elle a cherché naturellement à exploiter les failles que je lui ai présenté... ni plus, ni moins. Donc dans l'histoire, croyez moi, je ne blame pas cette personne. J'ai voulu lui accorder un geste commercial, mais je m'y suis très mal pris (en même temps, ça m'a confirmer toutes les erreurs à éviter dans ce cas précis et que j'ai pourtant commis).

Je détaillerai, j'expliquerai plus tard.

Puis je devais passer un premier test (rien de bien méchant, répondre spontanément à des questions sur ordinateur).

A l'issu de l'entretien, je lui ai montré le projet sur lequel je travaillais et pour lequel je consacrais toutes mes heures. Tout en lui précisant que Pôle emploi n'était pas au courant (mais je ne disais pas ça dans le sens où "ils ne devaient pas l'être", plutôt dans le sens où ça ne sert à rien de leur faire savoir car je craignais une "non prise en compte" d'une réalité de projet, pourtant en cours de développement).

Vous devez (pour certains d'entre vous) vous dire que ma vie à tendance pro est bien compliquée. Ah ah ! Sachez que je ne suis pour le coup pas un cas isolé (loin de là).

A suivre notamment j'expliquerai cette proposition de création de Logo pour une association locale à caractère caritatif (mais à but lucratif, donc "normalement" possédant un budget, donc "normalement" étant en capacité d'être facturée). Attention, je n'ai aucune intention de citer quelque nom que ce soit ni même de "salir" qui que ce soit. Je précise que je décris là MES erreurs, car c'est bien moi qui ait commis les principales erreurs (et j'en tire déjà les leçons).

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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 05 nov. 2019 22:25

Donc l'erreur principale (mais pas la seule) fut de gérer ce projet dans son cadre professionnel. Elle ne faisait pas autorité sur moi mais le fait est qu'elle me prenait en tant que "bénéficiaire" envoyé par Pôle emploi et donc ne me prenait pas comme Graphiste pro. J'ai en fait de suite songé que sa "commande" fut motivée par le fait de penser que j'allais lui réaliser ce service gratuitement ou presque, mais ce n'était pas dans mon intention. Avoir répondu dans le cadre de sa prestation Aksis fut donc ma première erreur. C'est une affaire qui aurait du être traitée en dehors. En fait, je songeais au côté "pratique" mais encore une fois, c'est une erreur.

Voici comment l'on doit procéder à partir du moment où le client est convaincu par les travaux précédents et passe commande.
Tu réalises un devis. A partir du moment où le devis est accepté, tu établis un cahier des charges. Lorsque c'est validé encore une fois par le client, il paie un acompte de 30% (sauvegarde contre les "impayés" qui représente pour toute entreprise environ 25% du chiffre d'affaire ce qui est énorme alors quand on est "petit" il faut savoir s'en préserver et prendre les précautions qui s'imposent). Puis, et seulement à partir de là, tu commences le travail. A partir du moment où tu commences à ébaucher pour de premières propositions, il y a eu un devis de signé et un acompte de payé. Le reste est facturé à l'issu du travail accompli.

Je n'ai rien fait de cela. A la place, le contrat était plutôt moral. Grosse grosse grosse erreur.
Que s'est il passé dans ma tête ? En fait, j'ai compris qu'elle me testait d'une part et d'autre part voulait un logo en tout cas moins cher que ce que peuvent facturer normalement les agences graphiques. Seulement, et je lui ai fait rapidement comprendre (durant les jours qui ont suivi dans le cour de la prestation) que ok je suis à Pôle emploi mais une grande majorité de jeunes entrepreneurs sont à Pôle emploi et que je ne suis pas moins cher que les tarifs du marché tout simplement. Je crois qu'elle ne l'entendait pas de cette oreille. Ma première estimation fut 750€ (pour un Logo, surtout celui que je voulais proposé, très travaillé et très graphique, ce n'est pas cher). Il faut savoir qu'en terme de "temps de travail" une facture de 750€ représente un temps effectif d'environ 2 jours à 2 jours et demi de travail (un temps qui peut être "étalé" mais ceci n'est pas le problème du client, le graphiste gère son temps comme il l'entend, l'activité graphique n'étant pas la seule activité d'un graphiste indépendant).

Je ne lui ai pas annoncé (jamais) de tarif.
En fait, voici comment ça s'est passé (en gros). A partir du moment où j'ai accepté (lors de l'entretien préalable) cette commande, je me suis mis directement au travail (j'ai mené quelques recherches et désigné une première proposition mais donc loin d'être aboutie mais assez travaillée quand même). J'ai voulu faire preuve de réactivité. Le mardi commande était faite, mercredi j'ai travaillé dessus, et jeudi première journée de la prestation "Valoriser son image professionnelle", j'ai fait part de ma recherche pour son logo. Mon but ? Lui démontrer la réalité de mon travail (des mythos ça existe, en fait mon défaut est que j'ai pris ça "comme une preuve" ah ah je culpabilise presque de mes capacités et je m'en excuse, c'est ça mon problème : mauvaise posture). Elle était contente en tout cas que les choses semblaient bien démarrées et à partagé cette ébauche aux autres bénéficiaires (j'étais le seul "porteur de projet à caractère de création d'entreprise" mais je précise : je ne l'ai jamais fait sentir, je suis resté toujours humble avec les autres). Les autres personnes cherchaient bien un emploi salarial dans le secteur qui était le leur (que je n'ai jamais jugé, je précise). Pourquoi ces précisions ? Parce que durant la simulation d'entretien, je suis celui qui a été le plus sévèrement jugé.

Donc, je ne lui ai pas annoncé de tarif lors de cette première présentation. Nous avons parlé de formes typographiques, de couleurs, de la forme globale du logo. Puis je lui ai dis que je ne lui facturerai pas le résultat "au pris courant du marché" mais que j'allais malgré tout lui faire un devis présentant le prix normal du marché, juste que je lui aurai accordé une large remise. Mon intention était de lui facturé 450€ sur les 750€ initiaux, sachant que dessus en net j'aurais perçu environ la moitié donc 225€ pour un travail qui m'aurait pris plusieurs journées, un graphiste pro sait que "c'est donné". (Précision, cet argent : je m'en contre-fiche. Ce "travail" n'était pas pour moi "une question d'argent" mais cela n'aurait pas été que de "rendre service" que de concéder un logo à 80€ = ça n'existe pas sur le marché). Ces personnes doivent aussi apprendre qu'elle est la valeur du travail et dans ce cas de figure, moi aussi je lui ai donné une leçon (pas complète cependant, cause de mon "défaut" de communication encore à travailler).

Pour moi, ça allait plus loin que ça. Je fus touché par l'histoire de cette personne et son action. Alors doit on penser que vraiment j'ai un coeur de pierre mais j'ai envie de dire une chose : il ne faut pas confondre ma citoyenneté et mon professionnalisme. Une assoce, aussi caritative soit elle, fait appel à des professionnels, des agences ou des indépendants qui de toute façon leur factureront "grosso modo" à peu près le même tarif. C'est comme ça, c'est une constante, un invariable. Ce n'est pas que les pros n'ont pas de coeur, c'est que sinon ils seraient complètement débordés de ce type de commande et n'aurait plus qu'à plier boutique au bout de 6 mois. Alors, croyez moi (et demandez même autour de vous), 450€ pour son logo c'était réellement un cadeau ! (Encore une fois, je ne lui ai pas annoncé de tarif, je vous dis à vous qu'elle était mon intention de tarification).

Il faut savoir une chose. Lorsqu'une structure souhaite communiquer une image, le professionnel auquel cette structure fait appel vient avec son savoir-faire : c'est son domaine. Il sait de quoi il parle et connait les outils, la technique, ce qui fonctionne et ce qu'il faut éviter de faire. Parfois certains clients croient avoir de si bonnes idées qu'il essaie de prendre la place ou de "commander" le graphiste mais non, le graphiste indé est un chef d'entreprise et son oeil (en tout cas le mien) est rodé et voit de suite que "la bonne idée formidable du client" est mauvaise et que son petit dessin l'est tout autant. Bien sûr, il faut avoir les mots et arrondir les angles pour doucement amener le client à accepter les nouvelles propositions. Les clients trop récalcitrants ou à problèmes sont à éviter dans tous les cas (être graphiste c'est aussi "savoir dire non").

Durant ma formation d'entrepreneur graphique nous avons appris à repérer "le mauvais client", celui qui en gros n'a pas de budget. Ce client là qui peut potentiellement être un mauvais payeur. Il est de suite à rediriger vers VISTAPRINT bien plus à même de répondre à ses besoins (ah ah humour de graphiste). Après encore une fois je ne blâme pas vu les erreurs que j'ai pu commettre.

Ce que je n'ai pas apprécié chez cette jeune personne (jeune mais très intelligente une jeune dame qui m'a fait forte impression) elle a (surtout lors du dernier entretien) trop tiré sur la corde, ma corde sensible. Puisque les dés étaient pipés (le client potentiel "ne doit pas tout savoir" de votre situation, si vous êtes rattaché à Pôle emploi : ce n'est pas son problème il n'a pas à être au courant). Mais force est que je l'ai rencontré dans une prestation Aksis commandité par Pôle emploi et ça fausse la relation. Dans ma formation initial, nous avons vu la notion de "ascendance psychologique", un client, un structure, cherchera à prendre cette ascendance (de façon naturelle, il faut juste en être prévenu et paré, donc armé pour y faire face). Sinon tu te fais bouffer c'est aussi simple que ça. Le hic c'est que je lui ai tacitement accordé trop de choses d'une part et d'autre part, elle ne s'en rendait pas compte (ou faisait mine de ne pas réaliser). Au contraire, elle me faisait savoir dans ses arguments que je n'étais pas connu (par exemple). J'ai envie de poser une question, il y en a beaucoup qui connaissent la boite qui a facturé à Pôle emploi un logo à 2 millions d'€uros ? Moi non plus, je ne les connais pas. Il faut le savoir, "être connu" n'est pas ce qu'un graphiste de communication visuelle recherche. La réputation, c'est autre chose. Un graphiste préférera laissé un travail de bonne qualité pour être recommandable par la suite. Mais ne cherchera pas... une forme de "célébrité". Etre connu, ça ne veut strictement rien dire dans ce métier (n'influence pas la tarification) en tout cas pas du côté du graphiste. En revanche, une grosse boite faisant appel à un "petit graphiste" (aussi inconnu soit il) sera facturée au prix plus fort. En fait, ça se répercute sur les droits d'exploitation et diffusion mais je n'en détaillerai pas l'aspect technique (trop complexe).

Ensuite, et là je lui en veut, elle me pose deux questions fermées : mon âge, et me demande si je suis bien au RSA pour finalement tirer une moue bien explicite (ces données qu'elle connaissait dès le départ). J'ai répondu au premier degré mais je n'en pensais pas moins. Du coup, j'ai depuis pris une résolution (et je m'y tiendrai). J'en ai maclaque de ce type de question (genre on te rappelle bien qui tu dois être sensé être et on confond prestation sociale et statut) donc j'ai pris la résolution de ne plus répondre à ce type de question. Qu'elle me soit posé dans le cadre du contrat d'engagement réciproque ou tout autre lieu formel, JE NE REPONDRAI PLUS à ce type de question dont les réponses se trouvent sous les yeux de la personne ou dans le dossier. Puis c'est là qu'elle a ajouté que lancer ce type d'activité ne m'empêcherait pas dans l'absolu d'accepter un poste par exemple d'agent d'entretien... et là j'avoue que bien que j'ai du respect pour ces personnes (je n'ai pourtant pas été dans le jugement) elle a dégringolé dans mon estime personnel et là j'ai su que je n'allais plus donner suite au projet. Autant de méprise en un temps si réduit, on va dire que je n'en demande pas tant et que je mérite mieux.

A ma charge de modifier ma stratégie et mon comportement pour éviter ces situations désagréables bien que je sois conscient que je n'ai pas fini de me confronter au mépris des autres dans ce type de situation sensible.

Bon et encore je n'ai pas tout dit.
Tout ça durant le dernier entretien.
Par exemple qu'elle a voulu passer au tutoiement m'imaginant probablement plus crédule que je ne le suis.
Qu'elle, et là je n'ai pas du tout apprécié, mais pas du tout : a voulu me faire dire en clin d'oeil que "Allez, tu travailles au noir... tu fais du black de temps en temps, hein ?" je crois que lorsque je n'apprécie pas, je n'ai pas besoin de parler : cela se lit directement sur mon visage "Continue à me prendre pour un con toi : tu commences à me plaire..." me disais-je en silence. Je ne parle pas de son mari "Directeur Artistique" (enfin d'après ses dires) qui a la vue de certains de mes travaux à du avoir peur puisqu'elle m'a fait comprendre que "Pourquoi rester sur Reims" ? "Mais qu'est ce qui vous rattache à Reims ?" le sentiment qu'elle essayait d'obtenir des informations sur ma situation. Je n'aimais alors pas la façon dont elle disait les choses. Il faut savoir que dans mes domaines, le travail est dissociable du lieu géographique (n'en dépend pas) donc je n'ai pas de véritable raison "de bouger" (puis ma vie privée restera privée, je n'allais pas lui exposer ma motivation à rester sur Reims). Lille, me conseilla t elle en exemple (du n'importe quoi vous dis je). J'ai de suite compris l'enjeu pour elle et quelque part, avec le recul (sur le coup tout ça je le prenais très mal) ça m'a fait réfléchir et je le vois autrement aujourd'hui. Je vois que j'ai fait très bonne impression et que mon travail arrive suffisamment à faire craindre une concurrence au point de vouloir me faire dégager ! (rires) Oui vraiment il faut le prendre avec humour et philosophie.

Autre chose qui ne m'a pas plu du tout. La prospection, c'est un métier. En tout cas, ça ne s'improvise pas. Hors, lors de ce dernier entretien pour clôturer la prestation donc "valoriser son image professionnelle" chez Aksis, elle me fait savoir qu'elle souhaite prospecter pour moi, mais alors de la plus mauvaise des façons et dont le but annoncé (le sien) est de tirer mes tarifs vers le bas (me faire connaître comme "graphiste à pas cher" ou bon marché, chose que je ne suis absolument pas, mon positionnement "est réfléchi", pas improvisé. Je propose un travail "sur mesure" au même titre qu'un Artisan ce n'est pas pour des clopinettes pour parler poliment). Donc non ça n'allait pas du tout, mais pas du tout. Gros point noir chez moi, je fus incapable "sur le coup" (pris au dépourvu littéralement) de lui faire savoir clairement que ça n'allait pas du tout cette histoire. Elle commençait à me parler d'une amie esthéticienne qui aurait eu besoin "d'un flyer" (là pour le coup sur le marché un flyer c'est aux alentours de 80€, la création graphique, pas l'impression bien évidemment qui engendre de ma part une sous-traitance et une facturation supplémentaire pour le client, sous traitance avec la société d'impression la plus connue dans le secteur graphique francophone et qui fournit une qualité absolument irréprochable).

Bref, ça n'allait plus pour moi. Pour le dire clairement, ça parait en vrille, elle cherchait à prendre trop de contrôle sur moi et en conséquence, le contrôle m'échappait. Résultat : j'ai lâché l'affaire. Je n'ai pas donné suite à ce projet.

J'ai regretté sur le coup. Je me suis dit que cette personne aurait pu devenir un agent de prospection pour moi avec une commission par client, mais en fait, certains de ses propos furent si "dé"considérants justement à mon encontre, si dévalorisants, que cela aurait été une très mauvaise idée. En un mot, c'est "la confiance" que je n'ai plus. Dommage parce qu'elle est motivante et je pense qu'elle a un bon caractère et très "boostante", belle énergie. Ce que je n'ai pas apprécié d'elle, j'aurais du lui dire clairement, ça aurait pu changer deux ou trois choses. C'est pourquoi j'estime que j'en porte pour une large part de responsabilité dans cette histoire. Je prends sur moi mes propres fautes.

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Po3m
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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 06 nov. 2019 01:14

Je ne sais pas si ma "référente" (devenue officieuse) me lit ici, (il peut y avoir des chances, le monde est petit : les nouvelles vont vite surtout là où je poste), mais j'ai envie de dire que me confier ainsi, même si c'est de façon extime (j'ai besoin d'être lu) j'ai envie de dire : Putain, ça fait du bien ! En fait, j'ai un gros besoin d'évacuer mais il y a un hic et pas des moindres : je n'arrive pas à sortir tout ça face à un psy, réellement. Je n'ai jamais trouvé "le" bon psy. En fait si, une seule fois. La seule psy que j'ai bien ressenti, je ne l'ai vu qu'une fois. Il y a longtemps... j'avais 28 ans. Je lui avais alors écrit et elle m'avait répondu en me conseillant la lecture d'un poète, Raine Maria Rilke. Parce qu'elle m'a fait part que je lui faisais penser à ce poète. J'ai alors acheté quelques bouquins de Rilke, dont "Lettres à un jeune poète". Oui, cette femme qui a certainement perçu le grand malaise dans lequel je me trouvais alors, à su aller un peu plus loin en sa qualité de psy, probablement en sa qualité de personne avant tout. Ca m'arrive de penser à cette si brève rencontre, brève mais riche. Je pense aussi à cette autre personne qui fut durant quelques années, les premières, ma référente, mais je crains qu'elle ne m'ait jamais véritablement compris. J'aimais bien son regard ouvert, malgré tout, et puis son énergie, sa vitalité autant qu'une certaine écoute, et puis un humour qui ne me déplaisait pas. Bien que je reconnaisse que son travail ne doit pas être simple. C'est face à elle que je me suis définitivement perdu (à l'époque), dans la désolation la plus complète. L'année 2019 fut difficile. Je dirais même, globalement, dépressive << hou le vilain mot ! C'est cependant une réalité. Malgré "le potentiel". Ca ne fait pas tout... j'essaie de me recentrer sur des objectifs plus à court terme. Dans la transmission de mon savoir... voilà vers quoi je tends : donner l'envie. Transmettre le goût d'apprendre. Oui, l'année 2020 sera pour moi source de partages et d'expériences nouvelles.

Tu sais quoi ? Ne ris pas... mais moi aussi je vais faire Youtuber ! :D
C'est une idée. C'est le fruit de plusieurs années de maturation et je dois me lancer.
Alors, je te vois venir et je t'entends jusque là, je sais que tu tiques plus que jamais et que tu fais la moue.
D'abord, moi aussi "le youtuber" typique, tu sais celui qui parle super vite pour ne rien dire... juste pour justifier l'affichage d'une pub toutes les 20 secondes par vidéo de 5 mn... tu sais très bien que ce n'est pas du tout mon genre. Je suis quelques youtubers, mais ils s'appellent Etienne Klein ou encore Aurélien Barrau (enfin ce n'est qu'un exemple) pour moi internet est source d'informations mais surtout de partage de connaissances. C'est surtout un moyen parmi d'autres d'apprendre par soi même à travers des expériences que d'autres partagent. Savez vous que si internet avait existé de la hauteur de mes 10 premières années de vie, j'aurais gagné un temps monstre ? Quelques astuces peuvent faire gagner à des gamins des années... et moi c'est ce que j'ai envie de transmettre. Personnellement, je suis surtout "un chercheur", y compris comme graphiste. Je crois qu'un bon graphiste doit aimer la recherche et y consacrer la majeur partie de son temps (le "projet" lui n'étant qu'une forme d'aboutissement). Bref, je souhaite animer des ateliers et comme "en dur" trouver une salle je n'y compte pas, je passerai par internet.

J'explique cette motivation.
Outre le partage de mes passions et sous forme d'ateliers et de démonstrations (voire quelques performances réalisées "en live") mon but est de communiquer sur mon travail. De faire connaître simplement ce que je fais. Et par la même, de transmettre réellement. Ca sera aussi l'occasion de démontrer que je suis capable de réaliser une communication professionnelle, ce qui sera le cas. Jusqu'à la création de mon propre générique (pour des vidéos youtube, avoir son générique est une belle plus value, j'ai l'avantage de ne pas avoir à recourir à un prestataire extérieur et donc de faire appel à mes propres compétences). De façon indirecte, c'est ma façon de poser un CV plus démonstratif, plus vivant.

Il y a trois approches, des cours (ou tutos), peut être par la suite de réels ateliers animés en live, des démonstrations de travaux, et peut être (en tout cas c'est dans l'idée) me voir par moment travailler en live (j'admets que cela procure beaucoup d'énergie que de se savoir "regardé" lorsque l'on travaille, je veux dire qu'il y a une pression supplémentaire qui fait bien office de coups de pompes dans le derrière et oui comme tout le monde j'en ai aussi besoin). Donc, certains jours à certaines heures, on pourra me voir bosser... carrément (et contrairement au youtuber typique qui aime à s’exhiber, il est fort probable que tout ce que vous verrez de ma tête : soit ma main qui tient un pinceau ou autre... parce que bien sûr je ne ferai pas que du travail numérique, mais aussi traditionnel. Bref, je ne serai pas là pour montrer ma tête... "moi" ne sera vraiment pas le sujet principal de ma chaîne, mais ce que je fais et ce que je transmets. Ca va me demander d'investir donc dans du matériel, une webcam haute définition, un micro de qualité professionnelle, et me décider à faire mettre la fibre (gratuitement, je précise). Le reste, c'est à dire la réalisation et montage vidéo : je sais faire. Je ne montrerai rien tant que le résultat ne soit pas professionnel. Tu commences à me connaître... lorsque je fais quelque chose, ce n'est pas pour faire dans l'amateurisme (sinon de qualité).

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Re: Aksis Nord Consulting : Valoriser son image professionnelle

Message non lu par Po3m » 06 nov. 2019 15:05

Donc, je résume.
Dans le cadre de la prestation "Valoriser son image professionnelle".
La consultante, son mari est DA (directeur artistique) il a eu aperçu sur mon cv (et donc les quelques compétences affichées) résultat cette consultante me recommande vivement de "bouger" (tu ne sais pas pourquoi au juste, mais ce n'est pas grave, juste change de ville). J'ignorais que j'allais être perçu aussi "dangereux" pour la petite affaire de son mari mais ce n'est pas grave. Dans ma formation Graphiste Indépendant niveau bac+2 nous avons appris que lors de notre étude de marché, il ne fallait pas hésiter à aller voir la concurrence pour poser certaines questions dont notamment celle des tarifs pratiqués et que ceux ci généralement n'hésitent pas à répondre. Pourquoi ? Parce qu'il n'est pas dans l'intérêt d'une concurrence de voir "un petit nouveau" débarquer avec des tarifs trop agressifs (qui risqueraient de "casser" le marché local dans la seule et unique condition que le petit nouveau "soit bon" évidemment, soit au niveau).

Sa collègue (qui ne m'a donc pas suivi si ce n'est un "heurt" directement lors de la simulation d'entretien où je me suis mis en colère face à ses insultes et son manque de respect). Après enquête (oui je suis comme ça, j'enquête sur les personnes surtout celles qui ne sont pas bienveillantes envers moi, généralement je cherche à comprendre). Je vois que c'est une ancienne RH chez un concessionnaire, entre autres, mais j'ai aussi et surtout vu que son mari bosse dans l'informatique. Je ne crois pas avoir été perçu "comme un concurrent" mais j'imagine que son "il faut un niveau bac+2 à bac+5" est lié probablement à ce que son mari a pu lui dire (j'imagine), ce qui est faux dans l'absolu (Bill Gates est un non diplomé à la base, il n'a même pas le bac) je sais je ne me compare pas mais si tu t'en tiens aux conneries qu'on t'imposent tu ne fais jamais rien dans la vie (heureusement, j'ai appris "à ne pas écouter" ces gens là). Alors primo, j'ai suivi une formation de technicien de maintenance en informatique chez l'AFPA et secondo j'ai bossé pour NGI (new group international) où dans l'atelier je préparais les ordinateurs pour les clients (montage complet et installation système et logiciels) et assistait à la maintenance donc la pauvre femme j'ai envie de dire pardon mais dans le cul la balayette pour rester poli...

Oui je sais à me lire on peut y ressentir de la rancoeur et un sentiment de revanche je n'ai pourtant absolument rien à prouver à ces gens là qui se sentent par moment (à tort) tout puissants et s'imaginent être dans la vérité, celle qui est la leur.

Je ne parlerais pas de la vieille bique, qui est venue donc d'une agence intérim pour mener cette simulation d'entretien dont le résumé se trouve en premier message de ce topic. Je continuerai définitivement à l'appeler "vieille bique" parce que cette personne a cru bon de m'insulter à plusieurs reprises et moi lorsque c'est ainsi, tu me "perds" définitivement et je m'octroie le droit de t'en mettre plein la tronche (je découvre que je suis très rancunier... et j'ai une mémoire d'éléphant). Donc, "vieille bique" juste avant l'entretien (j'étais debout, j'attends qu'elle m'invite à venir et m'asseoir), me dit qu'elle n'aime pas mon domaine. Puis à l'issu de l'entretien me fait savoir que ma tête ne passe pas et qu'elle ne passerait même pas par webcam (sincèrement je me suis retenu, j'ai vraiment pris sur moi, mais c'est la seule fois que je prends autant sur moi).

Comprenez juste que la ou les fois prochaines, bon... je ne serai pas violent hein... mais offensant et insultant certainement (pas des insultes explicites, je ne suis pas bête). Je pense ne pas descendre toutefois à leur niveau (être humble est savoir se mettre à la portée d'autrui : mais il y a des limites... ici je serais obligé de me courber le dos pour toucher les pâquerettes et je tiens donc à préserver mes reins et mon dos).

Alors, est ce un problème "politique" (la politique d'insertion si vous voulez) piloté à la fois par le gouvernement et les conseils départementaux et coordonné par Pôle emploi et dans ce cas Aksis (qui sert d'agent de "renseignement" envers Pôle emploi donc par extension la CAF)... ou bien est ce un problème de "personnes" (les caractères, personnalités) ? Je dirais un peu des deux. Ici c'est clair que certains consultants (certains, pas tous, je ne mets pas tout le monde dans le même sac : moi), sont formatés en vue d'une politique donnée et je dirais "appliquent bêtement et méchamment" pour tenter de répondre à certains objectifs statistiques en laissant de côté les aprioris humains.

Enfin je dirais que cette prestation est sensée préparer à postuler. Ce qui n'entre pas dans mon cadre de travail et ne fais pas partie de mon projet.
J'ai accepté... parce que à la base, c'était de ma demande d'avoir un petit coup de pouce pour me redynamiser au contact, savoir mieux me valoriser, gérer au mieux les relations.

Le contenu est tout autre et on ne vous informe pas sur le fond des données transmises à Pôle emploi qui derrière vous lâche et vous remet au panier comme un sachet de kleenex vide.

Je veux dire, dans le cours de cette prestation au final on m'a craché au visage.
Pourquoi ? Je pense que ma démarche (libre) fait écho en chacun et parfois, peu prêter à une forme de jalousie.
Des gens qui ont des impératifs et obligations familiaux (perso je ne suis pas marié et sans enfant) j'ai le sentiment d'être (parfois, pas toujours heureusement) mal perçu, comme s'il était "agressif" pour eux de voir quelqu'un qui tente de vivre de nouvelles expériences dans des domaines créatifs. Mais j'ai envie de dire... combien de temps vais je m'en excuser ? Vous croyez peut être que ça s'improvise ? C'est l'aboutissement et la continuité d'un parcours de vie... moi c'est bien simple, absolument personne ne peut m'arrêter... donc à l'autre conne qui m'a dit "il faudrait arrêter un peu de rêver" j'ai envie de lui répondre que "créer du rêve" c'est mon métier !!! Et que les gens "choisis" par le public ça ne se fait pas à partir d'un CV ou de diplômes, non, ça se fait à partir du COEUR ! Et mon métier, c'est toucher le COEUR des gens ! Point barre...

"Il faut arrêter de rêver" c'est justement le mal du siècle ! Oui je fais partie de ceux qui divertiront petits et grands et vous savez quoi ? Des gens comme moi, il en faut et vous savez quoi d'autre ? Celui ou celle à qui ça ne plait pas c'est du pareil au même. JE VOUS EM MERDE !

A part ça je suis quelqu'un de gentil, sympathique, souriant mais pour ça je dois ressentir de bonnes ondes. Un environnement où il n'y a pas de bonnes ondes je fuis... les gens moralisateurs qui n'y connaissent rien pardon mais qu'ils passent leur chemin.

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