Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

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Po3m
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Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 11 juin 2018 18:09

Bonjour,

En tant que porteur de projet(s), c'est tout naturellement que je me tourne vers des solutions possibles en matière d'accompagnement pour la création d'activité / entreprise. Le hic, c'est que je ne présente pas un bon dossier : personne ne me le dit en face, mais j'en suis parfaitement conscient. C'est à dire que mon dossier ne représente pas où j'en suis réellement (car je ne cesse d'étudier et de travailler) et je note que c'est un vrai problème (de société, car je suis peut être concerné mais j'imagine bien ne pas être le seul.e dans ce cas).

Je suis au RSA depuis pas mal d'années. Considéré comme (très) éloigné du marché du travail et de l'emploi. C'est une réalité si l'on s'en tient à ma situation objective. Je suis passé par des phases difficiles, par le passé, mais toujours avec la volonté de me battre et de m'en sortir. Je n'ai pas vraiment été aidé pour cela, et ne le suis pas. Ca aussi, c'est une réalité objective. Il y a environ 12 ans j'ai connu un burn-out, puis une sévère dépression. J'en suis passé par une hospitalisation. C'était compliqué. Cet épisode de vie fut véritablement une "crise", vraiment forte, où je me sentais pris au piège et incompris. C'était compliqué et je devais certainement passer pour ce que je ne suis pas. Au final, ça s'est plutôt bien passé et j'ai compris que cet épisode n'allait être que passager. J'ai aussi pu déculpabiliser de ma situation. Je me suis totalement remis de ma dépression d'alors. Cet épisode reflète un accident de parcours, mais surtout le symptôme de problèmes de fond qui concerne des dysfonctionnements de société.

Depuis, j'ai avancé. Je me suis repris véritablement en mains. J'ai repris doucement mes activités. Comme l'accès à la formation ne m'est pas permise, ne m'a pas été permise par le passé, je me forme moi-même de façon autodidacte. C'est plus long, mais c'est moins coûteux pour la société. Le Pôle-Emploi ne débourse pas un centime. Et je ne coûte que le RSA. Evidemment, je suis conscient de ma situation. Bien sûr, on ne peut pas être tranquille d'esprit dans cette situation. J'ai simplement appris à ne plus en culpabiliser directement. Je sais ne pas être l'unique responsable et que ça découle aussi (et surtout) d'un problème structurel. Ce n'est pas pour m'en dédouaner ni trouver d'excuses pour m'y conforter car croyez-moi, il n'existe absolument aucun confort à être dans cette situation de survie permanente où l'on doit faire usage de ressources psychiques importantes pour se maintenir à flot (RSA seul actuellement 480€ / mois). Je le répète, c'est de la survie. Il faut avoir les pieds bien sur Terre (et la tête sur les épaules) pour arriver à boucler son mois. A travers mon parcours, j'ai croisé quelques gens (que je ne juge pas) incapables de faire plus de 3 jours avec leur RSA et donc, pour certaines situations, d'être mis sous tutelle ou curatelle. Ce qui n'est pas mon cas. J'ai tous mes esprits et je suis capable. Je prouve être capable de gérer un maigre budget et je suis suffisamment mûr (bientôt 42) pour être capable de gérer des budjets plus importants, voire des grosses enveloppes, sans pour autant imiter certains de nos élus qui usent et abusent de caisses noires (attention, je ne mets pas tous les élus dans le même panier). J'ai connu quelques donneurs de leçons qui ne sont pas des exemples à suivre (traduction : on ne me la fait pas.. ou encore ce n'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace).

Mais la colère, si elle est toujours là, est créatrice. J'ai décidé (depuis quelques années) de voir positif. De faire table rase. De pardonner, on va dire. Pardonner aux autres, et à moi-même. Pour avancer, pour changer surtout et pour sortir de cette P*tain de situation qui m'enferme véritablement comme un piège ! Je ne suis pas le seul et il semble même que nous sommes de plus en plus nombreux. Je ne suis pas là pour jouer la révolte et prôner la révolution. Je ne suis pas là pour me victimiser et tenir je ne sais quel discours qui ne serait le fruit que d'une expression pathologique. Je ne suis plus dans la pathologie. J'ai retrouvé une clarté d'esprit et je peux le dire, je suis sain de corps et d'esprit. Je ne vis pas dans le déni. Je me rends compte de tout.

(Fin de cette partie. Je n'ai pas envie d'écrire sous le coup d'une trop grande émotion alors je reviendrai ultérieurement pour poursuivre, à tête reposée).

C'est une (longue) introduction. Le titre du sujet sera abordé véritablement d'ici quelques messages mais je tiens à ce que l'on comprenne à peu près la situation. J'essaie d'être le plus honnête possible dans ma description.

Merci.
Dernière modification par Po3m le 11 juin 2018 23:35, modifié 1 fois.

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Po3m
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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 11 juin 2018 19:24

(suite)

J'en viens rapidement aux faits.
Je passe sur les 10 dernières années où le dispositif RSA a mis mon dossier en file passive (on va dire). Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas de demi-mesure. J'ai l'impression d'avoir affaire à un dispositif pardon mais hyper-figé, rigide, gelé. Malgré toute la souplesse d'esprit dont je fais usage, je comprends ne pas être considéré à ma juste valeur. Sans prétention. Vous pourriez me dire "il n'y a pas de fumé sans feu" mais je ne sais pas moi, au bout d'un moment le but, c'est quoi ? Si c'est juste garder bonne conscience professionnelle par la déconsidération de ce qui fait ma personne dans son intégrité, cela revient à ne plus m'accorder crédit, en quoi que ce soit.

Je trouve ça grave. Je vous explique en quoi. N'étant pas bête, je vois bien que pour certaines personnes, je peux être ce qu'on appelle un cassos ou encore, un bon à soigner, ou un psycho, qu'en sais je ? Bref. Comme si l'on m'avait rangé dans une case définitive et sans "droit d'oubli". Je ne dis pas être traité comme un prisonnier, mais on n'en est pas loin. Alors que au fond, je n'ai rien commis de mal, je n'ai jamais été dangereux ni envers moi-même, ni envers les autres, je n'ai jamais proféré de menaces, mon casier judiciaire est vierge, je ne suis pas alcoolique, je ne fume pas, j'ai repris la course à pieds, mon alimentation est relativement meilleure (cuisiner soi-même, ça a du bon, on fait des économies et on contrôle mieux ce que l'on consomme, j'essaie de consommer "intelligemment" même si je n'ai pas les moyens de toujours consommer bio). Je veux dire, c'est un peu comme quand vous êtes moche (humour) ou que vous êtes une femme (humour) : être au RSA quand ça dure (malheureusement), pour s'en sortir c'est bosser 100x plus qu'une personne qui travaille. Si on veut faire plus que se maintenir à flots, c'est à dire vraiment s'arracher de cette pesanteur pour s'en sortir.

Et peu à peu, je deviens plus qu'un athlète de compétition, je suis même autre chose que les bons petits soldats que vous êtes, je deviens un véritable guerrier. Un peu malgré moi, et pas contre vous. Nous sommes du même côté. Et tous, nous prenons les éclats d'une guerre essentiellement économique. Ces 3 dernières lignes, j'en suis conscient, sont sujettes à interprétation et l'on pourrait me prêter des intentions qui ne sont pas les miennes. Donc, explication :

Bon petit soldat : Dans ma bouche, ce n'est pas une insulte. Pas si péjoratif que ça. Je sais bien que le monde est plus nuancé. Je veux dire simplement qu'il n'est pas attendu qu'un travailleur social vienne faire bouger les lignes des dispositifs pour lesquels il est missionné ou employé. On ne forme pas les TS pour qu'ils viennent remettre en questions en force les décisions de leurs employeurs. Mais en même temps, je suis conscient que chaque jour des gens se battent pour donner à comprendre que taper sur les plus faibles n'est pas la solution.

Guerrier : nous le sommes certainement tous, chacun à notre niveau. Il était dépeint, il y a une 15ène d'années, une ère de l'hyper-individualisme, mais nous en sommes déjà sortis. Car c'est juste le contraire qui se produit. Une hyper-conformité des individus. Nous ne portons peut être pas tous la même couleur de blouse mais aujourd'hui vous avez à peu près tous le même smartphone et on t'explique très sérieusement la valeur ajoutée que d'être doté d'un appareil à reconnaissance faciale pour... envoyer un smiley qui porte les expressions de ton visage (????) c'est sur ça ??? que l'économie repose ??? J'aimerais bien caricaturer, vraiment, mais la réalité dépasse de loin mes propos. C'est ça, le monde d'aujourd'hui.

On vient t'expliquer qu'il est sérieux de bosser pour une usine qui produit par exemple des circuits imprimés et produit des puces... fabriquées à l'aide de matière première extraite dans des mines entre autre par des enfants. Certes, dans des pays où les droits de l'homme n'existent pas. Mais il faudrait bosser pour ceux qui choisissent de fermer les yeux (???) et à côté de ça on m'explique "qu'il faudrait songer à faire quelque chose de plus sérieux que d'être artiste ?" (par exemple). Mais qui peut juger de ce qui est bon à faire ou pas si ce n'est que je me donne le droit de tenir ma vie et mon destin en mains ? Qui peut me dire que ce que je fais n'est pas sérieux dans le monde dans lequel nous vivons ? Et si j'étais plus sensé que la personne en face qui s'obstine à ne pas me comprendre ?

Quand je dis "la personne en face", je ne désigne personne en particulier. Ou tout le monde à la fois. Tous ceux qui vous énervent et qui vous donnent envie parfois de repeindre les murs en rouge... couleur de la colère mais couleur de la vie, couleur de l'espoir mais couleur de l'agir...

Ne croyez pas être sur la ligne de front quand vous êtes face à quelqu'un comme moi. Ce serait une insulte pour les véritables laissés pour compte. Même si j'en suis un parmi d'autres. Même si je ne prétends pas être comme les autres. Je suis écrasé, comme les autres, nié dans ce qui fait ma personne dans son intégrité.

Si l'on n'accorde plus aucun crédit à ma parole. Inutile de m'appeler pour signer un contrat d'engagement qui n'est certainement pas réciproque, puisqu'en face : je ne vois rien.

(à suivre) Idem, j'attends que ça retombe pour reprendre plus à froid. J'essaie de ne pas trop m'emporter. C'est tellement difficile de s'exprimer de vive voix, il faut que certaines choses sortent...

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 11 juin 2018 21:45

En substance :

Vous l'aurez compris, mon parcours est "difficile". Il serait "facile" de considérer mon parcours comme un échec, et pire : pas sauvable. Je vais vous dire et ce pour être clair : je sais que tout le monde s'en fiche. Que ce soit clair, je ne me plains pas ! Je ne suis pas à plaindre ! Et je ne veux pas qu'on me plaigne. Je ne veux pas me donner trop d'importance. Je crains tellement encore le mépris et le rejet que je me sens obligé de me justifier dans ma démarche. Au fond, les gens font juste ce qu'ils ont à faire. Les dispositifs d'insertion sont totalement dépassés alors ils font comme le Pôle emploi : ils trient. Réaction normale, c'est humain.

Donc, je ne veux certainement pas que l'on m'accorde plus d'attention que je ne le mérite. Puisque je suis dans un dispositif qui fonctionne "au minimum", je demande juste un minimum. En face, je voudrais bien dire que l'on me demande de faire le maximum, mais même pas. Tout le monde s'en fout... au fond. Je ne suis donc pas naïf, je connais bien le monde dans lequel je vis : je ne me fais aucune illusion. Je suis lucide, je sais ce qu'il en retourne. Tu as ton salaire à la fin du mois, c'est bien. Tu as travaillé et étudié pour ça ? C'est bien. Considère toi comme chanceux.se. Tout le monde n'a pas cette chance.

Mmmmh, c'est terrible. Je pensais être factuel et objectif en voulant aborder mon sujet et je me rends compte que je glisse doucement, emporté par mes émotions. Comprenez que tant de choses se sont accumulées. J'étais venu dire que je vais bien (sourire) ce qui est réellement le cas (si on devait comparer à une lointaine période), et je souhaite donc m'exprimer sur quelques travers à propos de mon expérience récente avec Pôle emploi. Je vais donc m'employer à recentrer le sujet, à mettre de côté mes ressentiments qui viennent parasiter le fond de mon propos. Oui bien sûr que le monde ne tourne pas rond, ce n'est pas une raison pour entrer dans un simili pamphlet qui ne sert à rien. J'ai des choses à dire, c'est sûr.

Croyez bien que venir à penser que sa parole ne compte plus, tomber si bas... c'est terrible. Comment peut on en arriver là ? En tout cas, depuis plusieurs années je me suis évertué à reprendre confiance. A me dire, oui, que je ne suis pas fou (ou pas plus que la moyenne, rires). Mais surtout, que je ne suis pas fautif de cette situation. Responsable, oui, mais ni coupable donc certainement pas fautif. Je suis encore dépendant du RSA malheureusement, mais autonome d'esprit.

Le dispositif RSA joue un rôle insidieux dans cette mécanique de la déconsidération de soi-même. Ne serait ce que par l'existence d'un principe pavlovien : la suspension possible de tes droits. Voire, au pire, la radiation. Alors, oui encore une fois, je ne suis pas (si) bête, et certainement pas parano. J'ai conscience que l'outil de suspension n'est utilisé que pour des cas ou situations bien spécifiques et que l'objectif n'est pas de fabriquer de nouveaux SDF (ça se saurait et ce serait même grave). Que c'est un moyen pour reprendre contact avec ceux qui ne donnent plus signe de vie. Que c'est un moyen utilisé pour contraindre la personne à accepter (par exemple) des soins, ou autre. Cet outil est parfaitement déplorable. Mais il existe. C'est juste traiter une minorité comme du bétail. Et encore que, le bétail est défendu vivement par les défenseurs des animaux. Le bétail humain, tout le monde s'en fiche. Les assoces ? Et si l'argent allait directement dans les poches des personnes concernées ? Il y a assoce et assoce (j'en ai connu). Tu as l'assoce qui marche pour une "sous société", la société des sous-hommes et ça, ce n'est pas acceptable. De ces gens qui sous couvert de te remettre dans le droit chemin se permettent de te faire comprendre que "trimer à bas coût" (voire bénévolement) c'est accepter une main tendue, c'est trouver la lumière au bout du tunnel.

Pardon, mais je préfère mon pain rassis que d'avoir à manger ce pain là.

(à suivre)

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 10:57

Bonjour et merci de m'avoir lu.

Vous pourriez vous dire que ça s'est mal passé pour moi, récemment, avec Pôle emploi et Activ'Crea.
Perdu ! Ah ah, je vous ai bien eu là ! Comme quoi, c'est un peu plus compliqué. Je ne viens pas taper pour taper ni cracher du venin de façon gratuite et stérile. J'estime que dans mon cas j'ai tout intérêt à rendre les choses les plus positives possible et c'est à moi de chercher une issue. J'entends parfois que seul, c'est très difficile d'avancer. Je suis d'accord, alors pourquoi ça coince ?

Je n'attends pas du tout ni après le CG, ni après Pôle emploi pour m'en sortir. Il existe la possibilité de trouver des structures d'accompagnement de projet(s) et c'est à moi de trouver les bonnes. Le hic c'est que sur le plan officiel, le CG (normalement) t'oblige à rester inscrit à Pôle emploi (principe des droits et devoirs). A certains de se dire alors que c'est "donnant donnant", mais c'est juste fumeux ! Car ce n'est absolument pas équitable comme deal ! Il ne faut pas être bien malin pour le comprendre, dans une démarche soi-disant d'insertion professionnelle le seul "acte" du CG (hormis l'attribution du RSA) et de t'imposer cette inscription à Pôle emploi. C'est un minimum.

Vous vous imaginez quoi ? Que je ne suis pas d'accord ? Que je dis non par plaisir ? Et même que je dis "non" tout court ? Mais attendez... qu'allez-vous imaginer ? Mais bien évidemment que je suis le premier à défoncer leurs portes ! Alors quoi ? Je ne suis franchement pas idiot (ou alors mettez moi au courant svp), je sais que le Pôle emploi est essentiel parmi d'autres structures car en partenariat avec de nombreuses entreprises que ce soit de réinsertion ou de formations. De plus, même si d'un point de vue technique et pratique leur site est très discutable : on y trouve de nombreuses informations.

Je ne parle pas des rdv. Sérieusement, il ne faut pas être bien malin pour voir à quel point les agents d'accueil (ou votre référent, peu importe), enfin la personne au Pôle emploi qui suit votre dossier, se trouve plus ou moins dépassée par le portefeuille (sur)chargé dont elle se charge (pour quelques semaines dans le pire des cas ? Quelques mois ? Les contrats chez Pôle emploi me semble-t-il ont un turn-over assez sévère). Pardon mais via internet aujourd'hui si on sait chercher, il est possible de trouver des documents PDF officiels qui donne des chiffres et orientations. Je mène aussi ce type de recherche (sans passer mon temps à ça mais je trouve normal de s'intéresser à ce qui fait partie de son environnement, déjà pour mieux le comprendre et ensuite pour se donner plus de chances de s'en sortir). Quand tu lis que la consigne au Pôle emploi vis à vis des dossiers RSA c'est de concentrer l'effort sur les entrants et sortants (entrée ou fin de droits) les sortants dans la plupart des cas approchant donc la soixantaine, voilà pardon mais tu prends la réalité dans la gueule... et au-delà de 3 à 4 ans, ce n'est pas qu'ils ne font ou ne proposent rien (ils ont des obligations mais savent très bien slalomer avec...) c'est juste qu'ils n'iront pas te proposer une formation qui leur coûterait entre 300 et 500€ / jour (par exemple). Oui la réalité c'est que passé 3 à 4 ans en fait tu es dans une zone j'allais dire de "non droits". Un peu tiré par les cheveux de dire ça, mais c'est une réalité tu n'es clairement pas la priorité. Il n'existe pas d'égalité de droits entre les individus dans ces dispositifs : comment répondre à juste titre à nos devoirs dans ces cas là ?

Je marque une pause, à suivre. J'essaierai d'être plus précis mais 1 - je n'ai pas envie de rentrer publiquement dans tous les détails, si des personnes me reconnaissent, je ne veux pas qu'elles se sentent attaquées ou mises en cause, car ce n'est absolument pas mon propos ! SVP, merci de me considérer à votre hauteur, je vaux mieux que ça. Merci.
Donc 2 - Si une personne souhaite obtenir certains détails, avoir plus de précisions, c'est possible mais en privé. Ceci dit, j'ai loin d'avoir pu sortir tout ce que j'ai à dire.

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 12:01

Une petite interlude.

Je n'aurais rien à dire, vraiment, si je n'avais pas les capacités de m'en sortir. Je suis doté de valeurs et aussi une certaine humilité. L'humilité, c'est savoir te mettre à la portée de l'autre. Je ne donne pas de leçon personnelle. Les gens qui vous accueillent peuvent être les plus compétents et sincères dans leur pratique. Si la politique du Pôle emploi ne joue pas en faveur des plus éloignés du marché, un agent ne peut strictement rien proposer de bon.

Nous dépendons trop des données statistiques et des conclusions qui en sont tirées. Soyez prudents avec les chiffres. Ils donnent une impression d'objectivité mais gardez bien en tête qu'ils sont toujours sujet à interprétation. Si l'on s'en tenait à ces données, il serait alors aisé de me considérer (moi et d'autres certainement) comme inemployable. Ca signifie quoi ? Que l'on va se dire que tu n'es plus capable de te lever le matin (je me lève tous les jours à 7h30 et "commence" ma journée à 8h30... il y a plus tôt mais j'estime être dans un rythme correct), que tu ne seras pas forcément capable d'honorer des rdv. Que tu n'es peut être même plus au niveau de ton cursus (personnellement, mon niveau actuel est de loin plus élevé que mon cursus scolaire) et que tout ce qu'il est possible de faire pour toi est de t'envoyer suivre des journées apprendre à te relooker, apprendre à t'exprimer, apprendre à cuisiner, apprendre à faire le ménage pourquoi pas apprendre à draguer, baiser, te torcher le cul et tirer la chasse ?

De l'occupationnel ? Ca coûte combien ces conneries ? C'est quoi ces centres au numéro de siret déposé rapidement qui sont tenus par des pros non diplomés qui te font jouer au légos et pendant ce temps encaissent les subventions ? On va me dire que la chasse a été faite contre ce type d'abus. Ce n'est pas faux mais il leur a fallu bien 15 ans pour commencer à réagir.

Pardon, je n'ai pas été très correct par endroits, emporté par certaines émotions. Je ne modifie rien de mes propos. J'assume.

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 17:14

Fin 2016 je décide de me réinscrire au Pôle emploi.
Les années précédentes, je ne suis pas resté inactif. Suite à ma dépression et une HP, il y a eu un petit suivi santé. Le contrat a été orienté en ce sens pour me permettre de retrouver pieds. Je précise (même si ça fait mal de le préciser, la pilule ne passe toujours pas), que l'hospitalisation était une HDT décidée par le CSD. Non pas que je ne reconnaissais pas le mal être que je traversais, mais j'estime que les méthodes employées faisaient usage d'un abus de faiblesse. Preuve en est : premier jour d'HP donc. Je n'ai donc pas le choix et je suis amené à simplement dire ce qui se passe. Evidemment j'ai reconnu que je n'allais pas bien.

Entre parenthèses :

Vous savez, une dépression n'est pas une chose illégale en soi. S'il fallait faire HDT tous ceux et celles qui ne vont pas bien, quelqu'en soit la raison, mais il faudrait y mettre le tiers de la France...

Voilà, une fois la chose faite, plus rien. Cas réglé de leur côté. J'ai très bien compris que je ne devais plus me manifester et ils ont décidé de me lâcher (gentiment) la grappe. Et certes, oui, sérieusement quand vous ne recevez plus de menaces de suspensions de vos droits, ça fait du bien. Ca m'a permis de souffler.

Ironie du sort : Premier jour d'HP donc, je m'exprime simplement en répondant à quelques questions dans un bureau infirmiers. Normal, on fait connaissance, ils m'évaluent, essaient de comprendre. Une femme entre dans le bureau, je sens que c'est une femme expérimentée (et de suite, cela me rassure), une médecin. Elle se pose dans un coin, m'écoute, m'observe. Puis à un moment elle interrompt gentiment l'échange, prends le dossier, me parle un peu, puis dit à l'infirmier qu'une HDT dans mon cas ne sert à rien. Elle s'adresse à moi, me dit que je suis directement mis en HL (hospitalisation libre) ce qui signifie que je peux mettre fin à cette HP de mon plein grès et ce quand bon me semble. Elle m'a juste soufflé qu'il valait mieux simplement que je ne parte pas le soir même.

Voyez vous, cette scène s'est passée le 9 janvier 2006. A priori ma mémoire ne me fait aucun défaut. A fortiori j'ai bien toute ma tête. Un jour, je serai (peut être) amené à m'expliquer devant une commission si je ne trouve aucun dialogue possible et si l'histoire se répète (pas l'hp évidemment, mais une incompréhension menant systématiquement à un chantage). Je sais qu'on me considère certainement comme une personne dite fragile. Il y a une chose que je reconnais : j'ai du mal à gérer la pression. C'est un fait. Je travaille encore aujourd'hui là dessus. Je n'ai pas toujours été comme ça, mais quand vous ne connaissez que de mauvaises expériences, à force ça vous lamine.

J'aimerais connaître quelque chose de plus gratifiant. J'aimerais que le dispositif soit (attention, gros mot à venir) : VALORISANT ! Hop bon sang mais que ne dit il pas là ? Le RSA ? Valorisant ? Se moque t il de nous ? Mais pour qui que se prend t il ?

(à suivre) et de vous à moi, je ne m'amuse pas. A l'issu de ces messages, ce sujet sera intégralement supprimé.

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 17:57

J'ai le droit de ne pas être d'accord pour ce qui concerne de graves décisions prises à mon encontre, et contre ma volonté. Ca n'a pas du être facile pour les personnes concernées : j'en suis conscient. C'est passé, ça fait quand même mal malgré tout parce que ça signifie quoi, au juste ? Durant pas mal de temps, je me suis imaginé que l'on devait me prendre juste pour ce que je ne suis pas et derrière ça ? Plus rien. Comme si l'affaire était pliée.

Dès le début de ce sujet, je vous l'ai dis. Certaines périodes dont celle ci, étaient vraiment très dures. D'autant plus lorsque oui, bah oui vous vous "rendez compte". Ce n'est pas facile lorsqu'on ne vous laisse plus rien, comme si vous étiez dépossédé de tout. Si je devais parler du traumatisme que cela laisse : mais je l'ai dis, je ne suis pas une victime. Bien sûr j'estime que je ne vole rien. Je ne vois franchement pas de quoi je profite...

Je ne pensais pas en venir à parler de cet épisode manifestement plus que compromettant pour moi. Le genre de chose tabou, qui peut faire peur dit comme ça. Enfin, aujourd'hui bien sûr je suis suffisamment armé, bien bien plus fort... pour ne plus retomber si bas. Le risque zéro n'existe pas mais de la part du CG, à défaut de ne pouvoir directement m'aider, j'aimerais que soient entendues justement certaines choses en réponse à mes "obligations", ou mes devoirs... que j'accomplis ceci dit, et ce depuis quelques années, pour me donner une chance... aussi improbable et infime soit-elle...

Car cette chance, il n'y a que moi qui puisse me la donner. Mais à défaut de m'en donner réellement les moyens, SVP pas de bâtons dans les roues. Si vous ne savez qu'entretenir un dialogue binaire (taper ou garder le silence) SVP reconnaissez vos limites et assumez ! La solution vous la connaissez, que des gens puissent accéder à de réelles formations (entre autres). Ca coûte de l'argent, c'est certain. Ce serait (dans un premier temps) de l'investissement à perte, c'est sûr. Mais ça permettrait à davantage de personnes d'avoir une plus grande chance de s'en sortir.

Deux problèmes majeurs : l'orientation scolaire (à mon époque c'était déjà un système mauvais).
Je m'explique : connaître l'échec scolaire ne reflète absolument pas le niveau réel de la personne dite "en échec". Vous pouvez connaître un mauvais parcours scolaire pour de nombreuses raisons qui ne sont en rien liées à vos résultats ou vos capacités. C'était un problème à mon époque (il y a plus de 20 ans), c'est toujours d'actualité. J'ai du fuir le lycée mais la tête haute car j'ai tenu à empocher mon BEP avec des résultats qui me plaçaient en première position dans ma classe... cherchez l'erreur... des harcèlements que je devais endurer quotidiennement, tous les jours... j'avais un comportement "différent" des autres. J'étais discret. Mes préoccupations tournaient déjà autour de quelques activités créatifs, artistiques. Ecriture, dessin, à l'époque, et programmation dès l'âge de 16 ans (développement informatique) à l'époque sur un bon vieux 386sx cadencé à 25mhz (clin d'oeil aux connaisseurs) 4mo de ram, vive Qbasic (sourire)...

(à suivre)

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 18:38

J'ai 25 ans d'expertise en illustration et graphisme (mon avatar en est un clin d'oeil, en même temps qu'un hommage si vous reconnaissez le petit enfant, sur la plage. C'est autre chose mais ça fait partie des choses qui me touchent et que j'exprime avec ma sensibilité). C'est ce que je veux mettre en avant et valoriser.

En attendant, je poursuis.

Dans certains domaines, donc, j'étais précoce. Je n'en parlais pas, c'était comme tabou. Une prof en art plastique m'a remarqué et voulait essayer de me faire rentrer aux beaux arts, j'avais 15 ans, il fallait en avoir 18 (pour les cours à plein temps et parce qu'on travaille entre autre d'après des modèles vivants, dont des nus) mais elle a démarché pour essayer d'obtenir une dérogation en présentant mes travaux. Ca n'a pas marché mais j'ai reçu de vives encouragements. J'ai pris assez bien les choses. Avec le recul et mon niveau actuel, je sais bien évidemment que c'était trop tôt, et qu'ils avaient raison. A 15 ans, j'avais déjà pas mal d'années de pratique dans les pattes. Mais c'est rien du tout, j'étais bien plus qu'un bébé... sur le plan artistique, je n'avais bien évidemment aucune maturité. Et mon regard actuel bien évidemment est très dur.

En parallèle à cela, d'autres problèmes. D'abord, je ne me sentais pas à ma place. Ni sur le plan scolaire, ni parmi les autres. C'est que j'étais doté d'une hyper-sensibilité et que sur le plan émotionnel, j'étais une véritable éponge. Je ressentais tout, absolument tout, mais de façon très amplifié. Croyez-moi, ça m'a gâché une grande partie de ma jeunesse. Bref... me voilà à raconter ma vie maintenant. J'espère le faire sans trop d'égo... j'espère que ça ne me reviendra pas dans la tête.

Cette hyper sensibilité me rendait très émotif et d'une grande timidité, dite maladive. Sauf que vraisemblablement, ma grande discrétion passait tout ça sous silence. Si j'ose dire, personne ne voyait rien. Et non pas que je n'exprimais pas un certain malaise, mais ce n'était pas entendu, pas compris, pas pris au sérieux. Et puis, vous savez, un jeune ado forcément passe quelque fois par des phases difficiles. C'est plus tard que j'ai compris traverser une crise importante alors que je paraissais comme ça tout tranquille, je dirais même effacé.

Alors bien sûr, mes activités. Le dessin, entre autres. Une façon d'exister mais pas uniquement dans ce but. Un moyen pour moi de trouver malgré tout un dialogue "avec les autres" car l'air de rien, ça produisait son petit effet et je reconnais que malgré tout, de nombreuses personnes appréciaient certaines de mes qualités. C'est bien plus tard que j'ai compris, que j'ai pu réaliser à quel point ma place était là... m'ouvrait les bras... j'ai tellement changé depuis (heureusement) que je suis capable de voir tout ça, avec le recul. C'est aussi plus tard que j'ai compris que certains jeunes, certains élèves, une minorité mais toujours trop pesante, me harcelaient essentiellement par jalousie. Mais c'était trop pour moi.

C'était trop pour plusieurs raisons. Il y avait un harcèlement que je devais endurer dans le quotidien de ma scolarité et du coup, bien sûr cela me conditionnait à m'exclure de tous groupes possibles. A tel point que un groupe en soi, ça me faisait peur. Peu à peu et sans (pour le coup) que je ne réalise vraiment, je développais une sorte de "phobie sociale". Tant que tu es pris dans la vague de tes obligations scolaires, on va dire que tu endures les choses en silence. C'est après... quand tu en sors... que quelque chose te tombe dessus, après coup, comme un retour de bâton qui te sera psychiquement insupportable à vivre.

Le harcèlement scolaire n'est pas la seule cause. En parallèle, des problèmes importants dans la famille. Ce qui me pesait surtout était l'état de santé de mon frère (cadet de 7 ans). Gravement malade, à l'époque personne ne savait vraiment ce qu'il avait. Il était atteint d'allergies alimentaires mais ça n'a pas été compris tout de suite, à l'époque. C'était relativement mal connu et du coup, mes parents étaient soupçonnés de maltraitance à l'encontre de mon frère, ce qui était complètement faux.

Je marque une pause. Dsl s'il y a quelques fautes, c'est assez dur de revenir là dedans alors je ne vais pas systématiquement me relire pour me corriger. Merci.

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Po3m
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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 19:31

J'ai décidé de zapper. Ca ne sert à rien de raconter tout ça. Avec le recul bien sûr j'ai donné du sens, retrouvé du sens, et c'est tout ce qui compte. Déballer tout ça pour dire quoi ? Dire en substance simplement qu'un échec scolaire ne veut pas dire con ou incapable. Ca ne veut pas non plus dire voie de garage (pardon, il n'y a pas de sous métier entendons nous bien). Je dis ça surtout vis à vis de ceux qui s'imaginent qu'il suffit de contraindre les gens "comme moi" à accepter des solutions de misère... genre certains qui confondent une situation comme la mienne avec la délinquance. Après un certain vécu, c'est irrespectueux et donc : insupportable ! Ca te donne juste envie d'en prendre un pour taper sur l'autre ! A défaut, je vote... ah ah, oui j'ai de l'humour (heureusement).

C'est crevant et usant d'être au RSA. J'ai besoin de vacances. Je n'ai jamais demandé à la CAF, vous croyez qu'ils accepteraient ? J'aime la montagne. J'aime bien la marche. J'aime l'effort. L'effort physique, la randonnée. Faire 1500 mètres de dénivelé. Faire des marches de 7 / 8 h (minimum). Ca remet les idées en place. Et puis comme je vous dis, au bout c'est la récompense. Ce n'est pas la gloire, juste une petite victoire sur vous-même, juste chercher le "meilleur" en vous. J'ai la chance d'avoir finalement une bonne condition physique. C'est ce qui m'a aidé à me remettre à peu près d'aplomb. Ca m'a aidé aussi à reprendre confiance. Allez mieux dans son corps, c'est s'occuper aussi du mental. Et si je connais des moments de faiblesses, ce ne sont que de brefs moments. Je suis endurant, j'ai ce mental là.

A suivre.

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Re: Pôle emploi : Activ'Crea = fumisterie ?

Message non lu par Po3m » 12 juin 2018 20:06

Interlude (avec beaucoup d'humour)...

Les femmes. Ah, les femmes. C'est toute une histoire, ou plutôt c'est sans histoire (rire jaune). Il m'est arrivé de prendre connaissance de certains docs, vous savez, ces fameuses données statistiques à propos de la population privilégiée que nous sommes au RSA. Il parait que nous sommes "assistés". Ah bon ? Première nouvelle ! En quoi ? Pardon, mais j'aurais aimé avoir la possibilité de travailler aux côtés d'une jolie assistante, mais je n'en ai jamais vu la couleur (ou la jupe : choisissez) ! Alors comme ça, nous serions dotés "d'assistants" ? Ce qu'il ne faut pas entendre de certains quand il s'agit de valoriser son petit parcours politique.

Donc à voir le nombre d'hommes au RSA et déclarés célibataires, il parait que certaines personnes trouvent ce fait douteux. Et bien de mon côté, comment dire... pas du tout ! Ca me parait même plutôt simple à comprendre. Je vous le donne en mille ! Ou alors c'est que je ne sais pas me faire apprécier, ou que je ne sais pas m'y prendre. C'est vrai que ma situation est au combien valorisante...

Plus sérieusement, oui bon je ne cache pas avoir heu... un peu de mal avec ça... j'ai compris assez vite dans la vie que je suis le genre d'homme qu'on ne remarque pas rapidement. C'est ballot du coup je suis passé à peu près à côté de pas mal d'histoires. Mais c'est peut être aussi parce que je suis très dur envers moi. En effet, je n'ai jamais voulu embarquer une femme dans ma vie qui n'en était pas une, de toute façon. Bien sûr que jeune, j'aspirais à créer quelque chose, mais j'étais loin d'imaginer me vautrer à ce point... et je ne me vois pas, mais vraiment pas, je sais pas moi, ne pas avoir de situation et vivre une histoire forte et durable... j'ai toujours conçu qu'une famille se fonde sur des bases solides. Bien évidemment que je le souhaitais, même très jeune. Que cela faisait partie de mes préoccupations d'adulte. Bref...

Sinon, je ne suis pas trop moche. La vie est belle et légère avec moi. Si ça t'intéresse...
Je déconne ! Quoi, si on ne peut pas rigoler 5 mn...

Donc oui, ça n'a rien de suspicieux de rester dans une condition durable de célibat au RSA. Entre parenthèse, j'ai déjà fais une simulation CAF (par curiosité) pour voir si j'étais en couple... de 380€ ça tomberait à... si je me souviens bien : 60€. Ca donne vachement envie ! Je ne suis pas du genre à vivre aux frais de la princesse... car voyez vous, je suis éduqué, respectueux et en tout points gentleman. Je sais ce que je ne veux pas imposer, je suis responsable.

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