Ado : 9h d'écran et coucher 23h30
Publié : 07 oct. 2026 19:11
Bonjour à tous,
Je me tourne vers vous pour avoir vos avis (que vous soyez parents ou professionnels du social) sur une situation qui me laisse totalement perplexe et en colère.
Nous avons un fils qui va avoir 15 ans dans un mois. Constatant qu'il passait beaucoup trop de temps sur les écrans, nous avons fait la démarche, de notre propre initiative (intervention volontaire, absolument pas judiciaire), de demander l'aide d'une éducatrice à domicile via un contrat d'un an. Notre demande principale et explicite était d'obtenir du soutien pour réduire son temps d'écran et rétablir un cadre.
Le bilan de cette année est un dialogue de sourds total. L'éducatrice s'est dite "très contente" sous prétexte que notre fils garde de bons résultats scolaires.
Pourtant, la réalité au quotidien est la suivante :
Notre fils passe environ 9 heures par jour sur les écrans.
Il se couche régulièrement vers 23h30 en période scolaire.
Nous avions installé un contrôle parental, qu'il a fini par contourner et désinstaller tout seul.
Face à cela, la réaction de l'éducatrice a été de nous dire que "ce n'était pas grave". Pire, concernant le contrôle parental, elle s'est étonnée et nous a demandé pourquoi, à presque 15 ans, il en avait encore un, légitimant le fait qu'il l'ait enlevé. Quand nous lui avons fait remarquer que son propre plan d'actions fixait pourtant comme objectif d'accompagner les parents pour apaiser le climat, elle nous a répondu que son rôle était uniquement de s'occuper "du bien-être de l'enfant et pas des parents".
Pour l'anecdote, nous avions aussi consulté un psychologue en CMP pendant un an pour cette addiction. Son seul conseil a été de "le laisser tranquille" et de quitter la maison en cas de crise pour éviter le conflit. Résultat : l'ado fait ce qu'il veut, il n'y a plus de crises, et le psy est ravi de son bilan...
Le contrat d'un an arrivant à son terme, l'éducatrice nous a demandé si on souhaitait le renouveler. Inutile de vous dire que nous avons dit non.
En tant que parents, nous nous sentons complètement désavoués dans notre autorité par des professionnels qui vont à l'encontre du bon sens et des règles de base de santé publique (sommeil, sédentarité). Nous avons l'impression d'être face à une incitation institutionnelle à l'enfant-roi.
Le cadre étant posé, j'aimerais avoir votre recul : si vous êtes éducateurs, est-ce une posture normale dans votre profession de privilégier le confort immédiat d'un jeune et ses notes au détriment de sa santé et des demandes des parents ? Si vous êtes parents d'ados, comment auriez-vous réagi ?
Merci pour vos partages et vos retours.
Je me tourne vers vous pour avoir vos avis (que vous soyez parents ou professionnels du social) sur une situation qui me laisse totalement perplexe et en colère.
Nous avons un fils qui va avoir 15 ans dans un mois. Constatant qu'il passait beaucoup trop de temps sur les écrans, nous avons fait la démarche, de notre propre initiative (intervention volontaire, absolument pas judiciaire), de demander l'aide d'une éducatrice à domicile via un contrat d'un an. Notre demande principale et explicite était d'obtenir du soutien pour réduire son temps d'écran et rétablir un cadre.
Le bilan de cette année est un dialogue de sourds total. L'éducatrice s'est dite "très contente" sous prétexte que notre fils garde de bons résultats scolaires.
Pourtant, la réalité au quotidien est la suivante :
Notre fils passe environ 9 heures par jour sur les écrans.
Il se couche régulièrement vers 23h30 en période scolaire.
Nous avions installé un contrôle parental, qu'il a fini par contourner et désinstaller tout seul.
Face à cela, la réaction de l'éducatrice a été de nous dire que "ce n'était pas grave". Pire, concernant le contrôle parental, elle s'est étonnée et nous a demandé pourquoi, à presque 15 ans, il en avait encore un, légitimant le fait qu'il l'ait enlevé. Quand nous lui avons fait remarquer que son propre plan d'actions fixait pourtant comme objectif d'accompagner les parents pour apaiser le climat, elle nous a répondu que son rôle était uniquement de s'occuper "du bien-être de l'enfant et pas des parents".
Pour l'anecdote, nous avions aussi consulté un psychologue en CMP pendant un an pour cette addiction. Son seul conseil a été de "le laisser tranquille" et de quitter la maison en cas de crise pour éviter le conflit. Résultat : l'ado fait ce qu'il veut, il n'y a plus de crises, et le psy est ravi de son bilan...
Le contrat d'un an arrivant à son terme, l'éducatrice nous a demandé si on souhaitait le renouveler. Inutile de vous dire que nous avons dit non.
En tant que parents, nous nous sentons complètement désavoués dans notre autorité par des professionnels qui vont à l'encontre du bon sens et des règles de base de santé publique (sommeil, sédentarité). Nous avons l'impression d'être face à une incitation institutionnelle à l'enfant-roi.
Le cadre étant posé, j'aimerais avoir votre recul : si vous êtes éducateurs, est-ce une posture normale dans votre profession de privilégier le confort immédiat d'un jeune et ses notes au détriment de sa santé et des demandes des parents ? Si vous êtes parents d'ados, comment auriez-vous réagi ?
Merci pour vos partages et vos retours.