Bleus de nuit

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Po3m
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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 08 févr. 2019 17:50

Extrait d'un écrit personnel, une nouvelle (érotique), mais dans laquelle se trouve des réflexions intimes et partageables (j'aime le mélange des genres).

"(...) Ces jeux passe-temps, totalement contre-productifs, complètement chronophages, stérilisant la créativité. Ca vous réduit à cumuler des clics, à taper des pixels, à collectionner du vent, à dépenser pour rien, à tuer le temps. Paradoxal dans un monde qui rêve de toucher l'éternité et promu par ces géants du web : que de tuer le temps.

Ce temps précieux qui passe, chaque seconde s'envole et ne reviendra jamais. Et quand je vois toutes ces guerres d'égos qui s'égosillent sur les réseaux sociaux, ces conflits virtuels dans un monde aplati, sans relief, les yeux piégés par ces rectangles de lumière entre les doigts qui donnent le sentiment de tenir une destinée, à défendre ses idées, à donner son avis, à s'insurger contre la bêtise, à dénoncer les injustices, à accuser la haine, à entretenir le sentiment d'être meilleur que le reste du monde ! A se maintenir dans l'illusion d'avoir de vraies valeurs, alors que tu fais partie du lot. Personne n'en réchappe, pas même les objecteurs de conscience, peut-être même devenus encore plus inconscients de ce qui nous attend, tous, à jouer avec le temps ! Tous ces jeunes qui ont l'impression d'être acteurs d'un monde technologique parce qu'ils parlent à des objets connectés à l'air du temps, un temps qui passe, un temps volé, même monnayé, un temps à tuer de vrais talents ! Le monde aurait-il connu un Picasso, un De Vinci ou un Mozart dans ce monde qui cherche à figer le temps ? Ces êtres étaient conscients, conscients qu'il n'avaient pas le temps. Ils ne tuaient pas le temps, ils traversaient la vie comme une folie pressée, dans l'urgence de CREER et pour l'amour du geste !"

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 27 févr. 2019 00:33

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C'est un mâle bien malin, pour des mots farceurs
Bien rieurs, pour apaiser le mal, dans le soir
La brûlure, plus vive, danse comme une flamme
Alors, tu t'agites pour luire toute en "superbe femme"
Et tu danses dans ce noir, face au mateur
Tu t'agites, devant ce mâle, les yeux dévissés du bar

Tu danses dans l'ambiance électro qui te saute
Le laser sur la peau, tu t'oublies, tu te colores
te trémousses sur le dance-floor
la poussière d'un carré qui te pousse
dans son regard jusqu'à le mettre en bouche, le mastiquer
En faire des bulles, des bleus d'humour

A le faire rire jusqu'aux éclats ! Ce mâle à bars
Et tu t'amuses, tu lances ton corps dans ce décors
Jusqu'à l'orée du jour... tu fais des bulles, tu te fais chatte
Danse sous sa bille, pour un sourire, tes rires éclatent
Tu fais la fille et tu balances prise dans une transe, So Sexy
Il te couche pour t'envoyer en l'air ! Du sexe sans A, Danse !

Avec ce mâle, tu montes, tu baises à l'étage
Ca cogne dans un rythme électro qui te saute
L'ambiance dans la peau, face au mur, tu laisses faire
So Fuck à l'abri des regards, tu laisses plaire, prise dans ton Spleen
Grisée dans tes bleus, tu vires So Glam' en libertine
Le mâle te claque, il te percute, fonce dans ta chair : ton hyper-cute !

Des vagues sur ta peau, comme une eau, tu ondules
Tu t'évades dans l'azur, sans personne qui sommeille
Personne à tes côtés qui t'oblige à l'éveil, une ombre brûle dans ton plaisir
Le mâle se marre et puis se barre, il te laisse dans ta bulle, beauté hagard
Tu restes, tu t'affales dans une douce rêverie, dans ton ciel sans fard
Tu restes en cavale d'une histoire finie qui t'obsède... jusqu'à très tard.

Tu penses encore à ton Amour. Tu l'espères.
Tu penses encore à ton Amour. Ton enfer.
Tu penses encore à ton Amour. La galère.

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 13 mars 2019 12:18

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Rêveuse pour des parties de rêve
Vouée, nue, à me mettre en transe pour danser les mots !
Ma joyeuse, tes lèvres me mettent à l'eau, un bleu pétrole à la bouche
Tes rêves crèvent mon silence et je crache pour un feu aussi fou que beau
Et ta chair saute au rythme de ma frénésie douce

Raveuse pour des raves-parties, dans la foule qui sursaute
Tu bouges dans ma musique, je te colle au mur ! Ta présence atomique
Aussi rouge que puissante, ma passion quantique te percute, bombe fatale !
Beauté chérie, substance électrique pour tenir nuit et jour
Tu es ma drogue pour un trip interdit, je suis Pour... la défoule insentimentale !

Transi ma douceur, le danger guette, il court au coeur
Sort de ma panse ce BOUM BOUM BOUM, remue tes tripes et ça en jette !
Animale, tu me dévores et nos langues claquent l'une contre l'autre
Moiteur sauvage, pensées mordantes, tes ongles s'enfoncent
Nos ondes s'accordent, on saccage dans cet espace, un éphémère harmonique, on défonce !

Allez, tourne-toi maintenant, je te plaque !
Pour rester en toi, aller plus fort dans ton corps et ça craque, on baise !
Comme une flammèche dans une forêt où la sève s'embrase
On le voulait, ce feu de paille, on le dansait, juste pour une rave
Jour et nuit, jusqu'à ce que l'on brave nos interdits, ma tendre amie...

Raveuse, on s'éclate ! Avant de repartir chacun dans nos vies
Où l'on se rêve : un lendemain de fête pour une gueule de bois
Retour au quotidien, fait de tout, de rien... Rangée aux côtés de ton mari
Dans un monde obligé, où je reste dans ton ombre, où l'on s'écrit quelques fois
Où l'on s'imagine encore : des parties de rêve... pour des raves-parties.

Po3m.

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 20 mars 2019 13:22

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Un classique "sonnet".

Au monde immobile, devenu sage, dans ses blocs
Tu apparais chaude, à fondre ces glaciers humains
Ta beauté agile, dévoilée : un sublime choc !
Te rend si sauvage, la nature te va si bien...

Et tes courbes affolantes percent le béton
A fendre la savane urbaine, tu dévores, tu rages !
Pour la rendre animale, naturelle, en fusion
Là, crachée d'un volcan, ton magma : mon breuvage

Et le monde tournoie mais ne tourne plus si rond
A me rendre fou : ne serais-tu qu'une illusion (?)
Tu te libères de ton corsage, sereine enfin

Les couleurs se noient dans ce noir si profond
Et le blanc perce mon regard à ton horizon
Où la lumière serait ton plus bel écrin.

Po3m.

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 11 mai 2019 22:24

Petit texte personnel, ainsi que la photographie, prise aux abords de ma ville (il y a 3 jours).

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 08 juil. 2019 01:23

Ce n'est un secret pour personne me connaissant un peu, j'aime les lignes, longiformes, courbes, les contours, les espaces, le modelé d'une peau, les plis de la chair, les jeux par transparence, un drapé sur une cuisse, les mots qui heurtent un sein au bout d'un souffle plus osé, les rêveries qui transpirent, qui s'évadent sur le papier.

C'est pourquoi j'écris ce message où l'âme parle autant que les regards se penchent pour tenter de voir ce qui se cache encore (sous la jupe des filles) et qui nous plait tellement et qui font autant la beauté d'une sculpture, une toile, et qui fait une littérature, alors que tout cela ne part que de nos premiers émois de petits garçons, de petites filles, de jeux de polissons à souffler sur les brindilles...

Le parfum d'une fleur, une blanche lueur
La chaleur d'un souffle, un haleur qui m'entraîne
Dans cet ailleurs, à peine un soupir, si léger, t’effeuille
Sans abîmer le temps, Un frôlement sans te cueillir
Mais seulement te respirer, sans affolement, où le désir transpire
Jusqu'à tes songes et je viens deviner une âme pour ressentir
Le moindre fruit de ton arbre intérieur, de ton être en couleurs
Respirer l'invisible, sans voler ta beauté, sans casser cette tige
Mais juste te déposer, à l'aurore d'un matin, la rosée d'un regard
Des étoiles plein les yeux, lorsque d'un geste malicieux
Tu m'invites à rester, alors que j'allais partir, à rester sans toucher
A rester, m'allonger, à fermer les yeux pour mieux deviner
Pour mieux écouter cet air qui sort de toi
Et, simplement, humer l'être dans ta chair, respirer cette fleur
Accueillir son odeur, sans la cueillir.

C'est cela pour moi parfois la beauté d'un homme et d'une femme, lorsque les choses ne se vivent pas forcément, autrement que par l'imaginaire. Un monde à soi, pour soi, comme un jardin parce que c'est notre vie, ce sont nos émois que l'on sème sur notre chemin.

Quelques sourires en ce monde.

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 15 sept. 2019 14:42

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Quand l'hiver revêt son blanc manteau
Des étoiles brodées glissent sur ta peau
Elles tombent en dentelles, des cristaux de pétales
Fondent sur la beauté d'un tableau pictural

Et les neiges éternelles, abimées par le monde
Quittent les sommets, c'est le temps qui s'effondre
Les glaciers s'évaporent, les icebergs se perdent
Les baleines pleurent si fort que leurs chants nous inondent

Des larmes bleues pétrole, des montagnes de plastique
Et les oiseaux décollent aux plumes anthracites
Un hiver carbonique que nos piles intoxiquent
Fait la place au soleil, c'est à cause du fric

Quand l'hiver rêvait d'un manteau blanc
Il sculptait des princesses pour créer le mouvement
Elles dansaient pour des fous, explorateurs charmants
Qui découvraient ton corps, à mourir au printemps

Po3m.

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 11 oct. 2019 21:21

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Octobre Rose

L'octobre vous habille comme un rien
Vous effeuille jusqu'au bout des seins
L'automne déshabille les jardins
Les fleurs remises aux lendemains

M'effleurent ces moments quand j'y songe
Les yeux plongés dans vos couleurs
Ce temps passé à voir un ange
Tomber du Ciel, à la bonne heure

Belle envoûtante, et ce collier
Le vague aperçu d'une sagesse
Frisson d'attente ensoleillé
Une vague écume la tristesse

Le rose vous va comme un matin
Un sourire ose un air de rien
Le soir nous chasse de nos chagrins
La rose est belle entre vos mains

La joie éclot de votre cœur
Dans ces jardins nus comme un ver
Vous parsemez de la douceur
Ça fait du bien, c'est pour me plaire

Des fleurs, pour une belle envolée
M'effleure "encore" un air d'été.

Po3m.

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Re: Bleus de nuit

Message non lu par Po3m » 27 nov. 2019 12:13

Y a-t-il un avant, un après ?
Y a-t-il seulement un maintenant ?
Le temps qui passe, le temps qui s'efface
Le temps commence quand ?
La conscience que l'on vit pour n'avoir
Plus à perdre de temps...

Le temps qui reste
Le temps qu'on passe
Le temps qui se terminera
Les temps blessés, temps oubliés
Le temps qu'on ne rattrape plus
Les temps fêtés, temps du succès
Les temps mariés, puis divorcés
Le temps qu'on donne, le temps de vivre
Que l'on fredonne, qui nous sourit
Le temps qu'on prend, le temps d'aimer
Le temps de partager du temps
Le premier cri, le temps de naître
Le temps de voir pousser la vie
Le temps d'accepter que le temps file
Plus le temps de jouer à pile ou face
Le temps précieux à lutter contre la santé
qui nous débine, le temps qu'on voit droit dans les yeux
De ceux qui sont des premiers temps
Ceux qui ne partiront jamais malgré le temps qui les emporte
Le temps de voir les petits grandir
Le temps de croire en leur avenir
Le temps des larmes et des sourires
Même lorsqu'on n'a plus beaucoup de temps
Le temps de rire en trébuchant, le temps du pire est droit devant
Le temps de voir le monde partir, le temps devient un autre temps
Le temps d'antan, temps hésitants, tout s'accélère, tu ralentis
Le temps où le corps se fait pesant, le temps qui prend ta liberté
Le temps qui veut te rajeunir, on te parle comme à un enfant
On t'aide pour tout, sans affection, tu ne voulais pas vivre ce temps là
Si tu pouvais, tu partirais pour n'avoir rien à recommencer
Les temps sont durs, la pauvreté, tu as donné, on t'a tout pris
Temps maltraitant, il n'y a plus le temps, le temps mangé par les géants
Tu ne comptes plus, même quand tu parles
Temps d'une parole qui ne pèse plus, mais tu t'accroches
Temps combattant, même si les autres ont fait tes poches
Même si l'Etat se sert de toi, Etat de droits pour les plus forts
Le temps qui ne donne pas la chance, mais tu luttes pour rester vivant
Les derniers temps comme les premiers, où chaque geste est félicité
On te prends comme un gros bébé et t'emportes plus souvent
Tu leur rappelles qui tu es, même si tu te sais périmé
Aux minimas, tu n'as pas le choix, tu ne vois que des gens qui ne t'aiment pas
Pourtant, tu as le temps d'une vie, plusieurs époques d'accomplies
Traversé des bouts de paradis, c'est pour ça que tu as fait ta vie
Tu y as cru, à tout ce temps que tu as eu, ce n'est pas rien, si peu de choses
Seulement, on ne te respecte plus, pourtant, tant de vécu, tu es tombé tellement de fois
Le monde a tant tenté de t'enterrer déjà, mais tu es revenu, tu as vaincu
Tu leur rappelles qui tu es : une part de tout à chacun
Tu ne seras pas un moins que rien, manque de moyens, de personnels
Les gens s'énervent, n'ont plus de temps, mais tu t'en fiches, le temps c'est toi
Le temps qu'on ne te reconnais plus, le temps d'une retraite perdue
Ceux qui malmènent ton temps s'imaginent mieux lotis, chanceux
Mais en ton temps, tu vivais mieux, tu avais tout pour être heureux
La vie n'est pas rose tout le temps, c'est une succession d'accidents
Ceux qui te parlent sur un ton agaçant, ce temps viendra pour eux autant
Chacun peut manquer de temps, de chance, chacun peut passer à côté
Ce n'est pour ça qu'il faut laisser sans le sou les miséreux, les vieillissants
L'institution est un mouroir, l'argent public s'est évadé
Le temps des problèmes vieux comme le monde, le temps des derniers instants
Temps de couler tes derniers jours
Le temps passe sur le blanc des murs, il peint ta vie en noir et blanc
Avec quelques touches de couleurs, le temps est ton meilleur artiste
Et puis soudain...

Tu as vingt ans, elle te regarde, elle est pour toi la plus belle fleur
Tu n'oses pas, elle vient vers toi, tu plonges dans ce regard troublant
Le temps s'arrête quelques instants, comme si tout allait en dépendre
Elle te sourit, le temps s'emballe, il est urgent d'aimer vraiment
Le temps d'une danse et des années qui ont suivi, le temps qui dure
Temps de voir la vie arrondir ce ventre d'un amour qui t'a tout donné
Puis ce jour, un temps pluvieux, où elle venait te retrouver
Le vent mauvais les a fauchés, le temps t'a pris femme et enfant
Mais tu la vois, plus belle encore, jusqu'à tes tout derniers instants
Il n'y a plus qu'elle, plus que toi, plus rien d'autre dorénavant
Et sa beauté te tend la main, tu la saisis, tu te sens léger
Tu baignes dans sa lumière, la matière n'est plus un poids
Elle te rassure, déploie ses ailes, le temps ne compte plus maintenant
Plus de repas, dernier café, plus de passage qui te dérange
Plus rien d'autre n'a de sens que d'être accueilli par ton ange
Elle ne dit rien, mais tu l'entends, ses mots sont ceux du cœur
Dernier soupir, dernier battement, il est temps d'aller ailleurs
Elle s'envole, tu pars avec, avec elle vers d'autres temps.

Le temps de vivre, le temps commence
Le temps qui passe, le temps présent.

Po3m.

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