Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)

Du confinement à la carotte...

La communauté des travailleurs sociaux se retrouvent sur Les forums du Social depuis plus de 20 ans pour échanger sur les concours, le métier, le diplôme, la formation, la sélection, le salaire, la carrière, les débouchés, la profession, etc.
Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 23 avr. 2020 22:59

Toi qui passes par là. Toi qui ne me connais pas. Ou bien toi, qui m'as un peu lu par le passé. Toi qui me connais, un tout petit peu déjà.
Toi, si tu te reconnais. Ou bien toi qui tombes là par hasard. Toi qui vis confiné. Toi encore qui pars au front. Toi qui crains contaminer tes proches. Toi qui vois la souffrance. Toi qui soignes, ou encore toi qui as mal. Toi qui gardes le silence de tes maux, pour répondre à ceux des autres. Toi qui t'efforces de rester rationnel, tout en te demandant si le monde ne vacille pas pour de bon. Toi qui minimises le danger, toi qui pratiques la politique "positive" de l'autruche. Toi qui te laves les mains 50... 100.. 200 fois... par jour, tu ne comptes plus. Toi qui te brosses les dents à la Javel (je déconne !).

Toi qui fais habituellement face aux usagers, aux bénéficiaires, peu importe le qualificatif, aux gens : tout simplement. Des petites gens pour la plupart. Dont la modestie incline naturellement et force ton humilité. Toi qui ne sais plus vraiment comment faire pour gérer la crise, qui te sens dépassé... tout en continuant. Toi qui vois les ravages, qui assistes à des drames, toi qui sais les dommages collatéraux. Toi qui dois choisir, qui dois trancher en mettant de côté tes états d'âme, pour sauver cette vie, plutôt que telle autre. Toi qui t'efforces de sauver des situations pour éviter que des individus, des familles, des mères, ne se retrouvent à la rue prochainement, même si la trêve hivernale est repoussée.

Toi qui vois cette partie du monde que la plupart choisit d'ignorer, même s'il faut être aveugle pour ne plus voir. Toi qui fais juste ton boulot, qui n'en demandais pas tant. Toi qui vas au plus près des malades, toi qui restes confiné dans un ehpad avec les résidents, toi qui t'occupes des personnes handicapées, toi qui vas faire l'infirmière à domicile. Toi qui crois que ce sont les bons gestes, les petits gestes, qui rendent le monde meilleur, toi qui as ce sentiment d'impuissance. Toi qui restes chez toi en te sentant devenu inutile. Toi qui culpabilises de ne pouvoir faire plus. Toi le médecin qui vas au turbin, alors que tu l'as, le covid depuis plus de 8 jours, mais tu y vas quand même. Toi qui te sens si petit, et nous le sommes, face à tout ça. Toi qui n'imaginais pas et qui te demandes jusqu'où ça ira. Toi qui tires une croix sur tes plans rendus obsolètes par ce nouvel agenda de dingues...

***

Toi qui vis le confinement comme moi. Pas trop mal, le sentiment de ne pas être dans un monde si différent que ça. Que le fric, ce n'est pas ça le moteur du monde ! C'est en dedans qu'il se trouve, dont le détonateur se trouve près du cœur de chacun, "la bombe humaine" comme le chantait si bien ce groupe phare des années 80, et qui s'ils étaient nés dans la génération Z s'appelleraient "Smartphone", ce qui vous l'admettrez aisément, sonne beaucoup moins bien !

Toi qui apprécies ce temps nouveau, ce rythme plus reposant qui rend le monde plus humain. Toi qui ne résumes pas la vie au PIB, qui sais bien que ce monde de croissance à tout prix doit cesser. Toi qui constates qu'un monde en récession ne signifie pas la fin du monde. Toi qui ne prends pas pour acquis ces modèles de vie qu'on nous impose, ces kits de survie sociétaux qui nous formatent pour quelques ronds. Un monde qui veut nous utiliser un peu comme des robots, un monde qui va dans la folie du tout automatisé parce que c'est moins cher et plus facile de s'occuper de machines plutôt que de garantir une sécurité de l'emploi. Un monde qui marche sur la tête. Un monde qui ne tournait, qui ne tourne plus tout à fait rond, qui a perdu la boule...

La Chine est le premier pays extracteur du cobalt. Ce minerai rare qui se retrouve notamment dans vos smartphones. Le Congo, donc, extrait ce minerai et le principal client est la Chine. Mais aussi des animaux, chauves souris, sont expatriés sur les marchés chinois. La cause majeur des épidémies est la domestication animale mais surtout la perte d'espaces vitaux pour les espèces animales et sauvages dans le monde. Les espaces se réduisent, ce qui crée à l'échelle de la nature, un "confinement inter-espèces" dont l'homme se trouve (malgré lui) dans le dernier maillon de la chaine. Les virus circulent plus vite et mutent plus vite aussi, c'est directement la cause des espaces humains qui réduisent l'habitat animal et donc "compriment" les animaux, en sommes "nous compriment tous", dont nous connaissons les conséquences qui ne sont pas nouvelles à proprement parlé, mais qui manifestement risquent d'être légions dans les décennies à venir si notre civilisation ne se réinvente pas.

Car il est bien question de "réinventer le monde", à juste titre. Certains économistes se disent optimistes quant à la reprise économique à l'issu du confinement. En filigrane lorsqu'il est question de "croissance" j'entends surtout "ne changeons rien, repartons de plus belle comme avant, mais plus vite et plus fort"... What the fuck ? N'ont ils rien compris aux enjeux majeurs du monde actuel POUR un monde meilleur, celui de demain ? Arrêtez vos machines, les mecs, arrêtons d'enrichir nos plus riches pour un monde qui ne veut plus rien dire... et allons replanter des carottes.

Retournons cultiver nos patates.

Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 24 avr. 2020 23:04

Suite à ce texte, je décide de me servir de ce topic comme "mini blog", à l'humeur, au jour le jour.

Image

Je suis, entre autres, illustrateur-graphiste. Je dis entre autres car je n'ai pas d'étiquette et ça me va très bien. Demain je pourrai très bien me lancer dans la réalisation de courts métrages (par exemple), je deviens expert dans le domaine narratif, surtout visuel. Je partage ici des petits croquis.
Dans la vie, en général et ça vaut à peu près pour de nombreux domaines, je sais faire avec "trois fois rien". Mais la simplicité n'est pas la facilité.

J'aimerais vous coller un petit croquis suivi d'un texte bien sûr personnel.

Image

Vous partager mes ressentis, écrire ma sensibilité, une façon nouvelle pour moi de communiquer sur mes activités. Derrière des projets, il y a quelqu'un, et c'est une approche plus humaine que je raconterai. Me dire dans la simplicité.


Une feuille, simple papier machine, A4.

Le sentiment primaire de se trouver devant une page blanche. Une sensation, presque enfantine, qui vient de loin. De nos origines. C'est un peu ce que je ressens lorsque je m'expose à cet exercice, issu de ce que je suis en ma personne et que j'assume de plus en plus pour une vie qui m'a mis quelque chose entre les mains, une chose qui m'a été donnée, qui n'a pas vraiment de nom pour moi, à moins que ce soit simplement ma façon d'être au monde.

Les gestes sont vifs, moi qui parait calme. Seulement en apparence. L'envie bouillonne et le pinceau fuse autant que le feutre creuse une histoire, des sillons, du noir, un papillon dans le regard. Une liberté dans le geste, des pensées dépensées, et l'esprit s'évade comme les années reviennent, autant de vécu dans le trait. L'expression n'aura jamais mieux trouvée sa place que celle de "tracer sa voie" sinon suivre le chemin et c'est entre ces mains que je tiens la vie, la mienne, et par ces gestes c'est le sens de la transmission qui s'accomplit. C'est donner quelque chose. Une émotion, c'est ici un chat qui prend vie. Il y a moi dans le regard de ce chat. Toute une vie qui voit, qui tremble et boit le monde.

Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 27 avr. 2020 13:57

Entre Van Gogh et "Le cri" de Munch...
Ce côté "sombre" côtoyait "l'enfant" en M.Jackson.

Image

Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 20 mai 2020 19:28

Bonjour,

Je vous partage un article personnel, surtout une réflexion basée sur des observations.
L'article, à l'état d'idée, manque de précision et d'appui d'études et de références, mais c'est une piste que j'approfondirai et que je serai amené à complémenter dans les temps à venir.

***

La constante des 2%


Par mon vécu, mes années d'études et d'observations, mon expérience et plus globalement, mes réflexions personnelles, parce que j'estime qu'une activité multi-disciplinaire, cela se "pense", cela se réfléchit, cela se philosophe et pour moi une démarche réflexive est nécessaire, faisant partie intégrante de ma nature autant que de ma personnalité et il est important de "partager", pour confronter sa vision aux idées des autres, valider une piste ou l'infirmer. Alors, cette fameuse constante, ces 2% en lien avec la population, j'aimerais vous en parler.

Que ce soit à propos des surdoués (SD), des hauts potentiels (HP), ou encore des hauts quotients intellectuels (HQI) mais aussi des maladies psychiques (schizophrénie, autisme), ou encore des artistes/entrepreneurs, des développeurs de projets indépendants, ces quelques exemples illustrent tous le fait d'entrer dans ce degré étroit mais constant de ces 2%.

Cela représente aussi dans certains domaines, exigeants, pointus, le taux de réussite d'un projet lancé. Par exemple, lorsque vous lancez un projet dans le domaine du jeu-vidéo, ou encore celui de la bande-dessinée, ou encore même pour ce qui concerne la réalisation d'un court-métrage, les chances d'aboutir favorablement, d'aller au bout du projet, sans même parler d'échec ou de réussite "commerciale", sans parler d'exploitation, non, simplement "aller au terme", boucler le projet, se situe sous la barre des 2%. C'est une réalité statistique et j'ai beau d'abord être créatif et artiste, je ne suis pour autant pas allergique à ces données. Il faut bien, dans une certaine mesure, tenir compte de la réalité qui se reflète à travers certaines études. Cela permet de tâter et de connaître le terrain, d'appréhender aussi l'énergie à déployer, une énergie rigoureuse et fortement positive donc au sein d'un environnement très favorable pour se donner toute la chance d'aller au bout, pour maximiser votre succès.

Dans le domaine de l'activité graphique (mais c'est valable pour de nombreux autres domaines, généralement qui demandent une formation continue "à vie", ces domaines dont les compétences ne sont pas transférables par un simple "copié-collé" d'un individu A à B mais dépendent d'un savoir-faire par la "dextérité" : j'en parlerai plus précisément dans un autre article) ; ces 2% représente une tranche de population "active" qui se forme, que ce soit de façon autodidacte et/ou via des formations qui dispensent un diplôme reconnu (sur le terrain, l'un et l'autre se valent, il n'y a nulle opposition ou confrontation à y faire dans la mesure où ce qui compte est le résultat et le temps de "formation" est globalement similaire, sans compter que l'on n'arrête jamais vraiment de se former pour suivre l'évolution technologique autant que l'évolution du marché), là aussi j'aborderai plus profondément la question dans un autre article. Donc lorsqu'une personne vous sollicite pour un logo, un flyer, une carte de visite, une affiche, elle fait partie de ces 98% de la population qui ne peuvent/veulent prendre "le temps" de se former pour acquérir un savoir-faire, 98% de la population qui n'exerce pas les domaines qui sont les vôtres, tout bonnement, et ce pour diverses raisons qui n'appartiennent qu'à chacun.

Ce temps que vous, vous avez pris, ce temps que vous investissez et qui contribue à vous "transformer", ce que vous avez acquis et qui représente donc une valeur. C'est cette valeur que vous proposez à vos clients. Et c'est ce pourquoi votre travail mérite salaire. Ce n'est pas un domaine-passion dans le sens "Bon graphiste, petit nègre", non. Vous faites parti de ces 2% capable de faire ce que 98% des gens ne savent pas faire. Et dans certains cas, et c'est ce pourquoi j'ai parlé de dextérité, certaines personnes n'arriveront "jamais" à votre niveau, quelque soit le temps qu'elles y consacreront. Attention, je ne cherche pas à décourager ou a créer un discours élitiste, ce n'est pas le propos. Et c'est ce pourquoi d'autres articles viendront pour approfondir et préciser le propos. Mais c'est assez simple à comprendre. Certaines personnes seront douées en musique, d'autres seront à l'aise avec les chiffres ou les maths, d'autres seront habiles avec la rhétorique/l'art du discours, ou en écriture, et même si chacun de ces domaines respectifs se travaille et s'expérimente, il restera des différences notables entre les personnes "douées", celles qui arriveront aisément à une réelle dextérité sans y passer leur vie, et les autres.

Le propos est de donner à comprendre que c'est cela qui créé votre valeur. Cela donne aussi à comprendre toute l'énergie à déployer pour aller au bout de certains projets, dont l'investissement personnel vous demandera d'acquérir un grand moral et une grande forme à la fois physique et psychique. Car même si vous faites partie de ces fameux moins de 2% des "douants", la chose n'est ni acquise, ni gagnée, et vous demandera de vous armer tout au long de vos expériences, surtout pour arriver à positiver des "mauvaises expériences" car vous croiserez dans votre parcours des individus, pas toujours dotés d'une belle éthique. Des gens qui parfois tiennent un double-discours, prisonniers d'un "format sociétal" imposé et qu'ils prennent pour vérité. De simples exécutants qui ne jugent le monde qu'à travers leurs tableaux Excel. Des gens quelques fois cassants et prétendants être dans le vrai, sans une once de réflexion derrière. Et/Ou bien, ce que l'on peut communément appeler : le mauvais client. Il fera objet également d'un prochain article.

Alors, pour finir sur une note optimiste, sachez que si votre projet a 98% de "ne pas aller au bout", sachez qu'il ne s'agit aucunement de malchance. La superstition n'est donc pas l'excuse à tenir. Il y a toujours des raisons, de bonnes raisons. Pour les connaître, il faut d'abord les reconnaître. Et c'est là, la majeur partie de votre travail. C'est ce qui fera qu'à un moment, si vous continuez, que vous lâchez votre projet A, mais que vous continuez sur le B, le C, le D, ... vous allez échouez, mais vous allez apprendre. Et plus que de ne pas réussir, vous allez vous transformer car vos échecs forgeront la majeur partie de votre vie pour finalement tendre vers une réussite, pour finalement entrer dans les clous de ce qui fait la rareté d'une réussite pour un projet. Ce qui rend la chose plus précieuse, ce qui d'autant plus valorise votre parcours.

Le projet en soi n'est pas "toute la vie" même si l'expérience de toute une vie peut se retrouver être dans un projet.

NATTIE
Messages : 49
Inscription : 11 déc. 2017 07:41

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par NATTIE » 29 mai 2020 19:22

Bonjour,
j’apprécie en général la finesse de votre écriture et de vos pensées mais désolée aujourd’hui votre : Bon graphiste, petit nègre, c’est du racisme ordinaire et ça passe pas, cette image est désuète et crée beaucoup de Mal.....

Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 31 mai 2020 17:55

Bonjour,

Pas d'accord. :)
C'est très mal me connaître pour qualifier mes écrits (ou extrait) de racisme ordinaire. Ce n'est pas le mot qui tue, c'est ce qu'on y met derrière.
Ici "bon graphiste, petit nègre" fait référence à ce qui se pratique dans la littérature. Vous savez certainement que dans ce milieu des personnes écrivent pour d'autres, on le qualifie communément de "Nègre littéraire". Je pense qu'il ne faut pas voir le mal partout. Je pense que la France doit garder et assumer les parts honteuses de son histoire et nègre n'est pas une insulte. C'est une façon d'intégrer dans notre langue que oui, nous avons réduit des êtres humains à l'esclavagisme, y compris dans notre pays.

Ces réactions (que je qualifie de surréaction exagérée) prêtent à interroger. Je crois que l'utilisation d'internet et en particulier des réseaux sociaux donnent l'impression à beaucoup de monde d'être "meilleur" dans le sens "disposer d'une meilleure morale" que celle de son voisin. Les réactions sont rapides, percutantes et à chaud, ce qui est contraire à toute réflexion sérieuse qui a besoin de "temps", d'échanges, et pour moi c'est ça s'intéresser à l'autre. Ce n'est pas en se posant comme donneur de leçon. Ici, vous ne faites que "répéter" un débat courant. Je n'ai pas pour habitude de faire dans le politiquement correct et tenez, prenez les humoristes, interdisez leur d'employer le terme petit nègre... alors ? La connotation raciste n'existe que pour celui ou celle qui veut bien la voir. Hors, pour ce qui concerne le sens premier, cela n'a rien à voir. Mais je le concède, c'est tiré d'un pan de l'histoire, pan qu'il faut - je le répète - conserver dans notre langue qui fait office de mémoire. A tout effacer, vos jeunes (moi de toute façon je n'ai pas, n'aurai pas de descendance) finiront par tout oublier et réécriront l'histoire à leur sauce (ce qui se pratique déjà, notamment à travers ces prises de position soit-disant "antiraciste" qui, à mes yeux, ne sont que des prises de posture)... et parler dans la posture, c'est facile.

Je ne vais pas me "lisser" pour plaire, vous savez. Je suis bien sûr ouvert à la discussion.
Je vous souhaite un bon dimanche.

Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 31 mai 2020 23:22

Pour synthétiser ma pensée :

La langue française doit garder sa mémoire, y compris ce qui représente les parts les plus honteuses de l'histoire de notre pays. Nous devons garder "les traces du temps" dans notre langue, composée d'époques différentes. Nous devons y référer toujours les peuples que nous opprimions lors de nos colonisations. Alors, un nègre littéraire pour désigner un prête-plume. Ca choque ?

Le terme de nègre dans la littérature n'est en rien une connotation raciale. Il signale l'homme de l'ombre et non un homme noir.
Mais il est vrai qu'en littérature, le terme de "petit nègre" fait référence à un français colonial.

Ici, il s'agissait dans son sens premier, un écrivain de l'ombre (anonyme), tout en gardant en filigrane son sens historique pour "ne pas oublier" ceux que notre pays a fait souffrir (même si encore une fois, assimiler cette expression "Nègre littéraire" a du racisme, c'est commettre là une confusion évidente).

NATTIE
Messages : 49
Inscription : 11 déc. 2017 07:41

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par NATTIE » 01 juin 2020 16:26

Bonjour,
Oui mais derrière les formules d’un temps ancien, il y a des hommes et des femmes qui vivent encore dans des stéréotypes véhiculés par des images et des expressions rabaissantes pour elles ....Donc vous pouvez gentiment justifier vos termes de ce type mais ça n’enlèvera rien à ce que renvoient à celui qui les lit ces mots assemblés ! Mais je comprends que pour vous c’est une présentation comme une autre malgré les explications que vous semblez maîtriser....

Po3m
Messages : 144
Inscription : 01 févr. 2018 00:03

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 01 juin 2020 17:04

C'est plus profond que de simples explications sous forme d'excuses. Modifier certains termes ou mots employés est une façon de ré-écrire l'histoire.
Mais je me suis relu et en effet c'est maladroit. J'ai employé l'expression dans un contexte rabaissant car je voulais dire "graphiste à pas cher" hors bien sûr, être un Nègre (dans le sens travailler dans l'ombre pour le nom d'autrui) n'est en rien dévalorisant. Bien au contraire cet exercice est une fièreté et de plus est très bien rémunéré. Donc il n'y a rien de rabaissant à cela. Vous avez bien fait de soulever ce point, je veillerai à ne plus reproduire ce type d'erreur, ça peut soulever des réactions hors à propos.

Bonne journée.

NATTIE
Messages : 49
Inscription : 11 déc. 2017 07:41

Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par NATTIE » 01 juin 2020 17:23

Votre retournement de situation est flatteuse pour vous et prouve votre condescendance ! En tout cas c’est clair vous maîtrisez parfaitement les mots mais pas toujours leurs portées !

Répondre