Mémoire ES MECS

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hailiejades
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Mémoire ES MECS

Message non lu par hailiejades » 14 août 2019 00:05

Bonjour à tous

Je suis actuellement en stage long en MECS auprès d’enfants âgés de 3 à 11 ans.
Je bloque concernant la problématique de mon mémoire. En effet, je souhaiterais partir de mon constat de départ : les enfants placés à la MECS sont sur sollicités, que ce soit par des rdv médicaux, des visites médiatisées, des audiences, des activités extra scolaires... qui empiètent parfois sur le temps scolaire.
Du coup, ce sont des enfants qui sont très fatigués et qui pour certains souffrent énormément de la vie en collectivité (bruit et pression créés par le groupe...).

Concernant le projet que je dois mettre en place pour répondre à ce constat, j’ai pensé à monter un projet « rien », c’est à dire 1h par semaine où les enfants ne feraient rien. Aménager une pièce de la MECS avec des petits fauteuils, un poste de musique, des huiles essentielles... Ce serait peut être aussi le moment de s’occuper d’eux : couper les ongles etc... Ou tout simplement un moment pour apprendre à s’ennuyer. Qu’en pensez vous ?

Si vous avez des idées de problématiques concrètes résumant ma réflexion encore un peu fragile, je suis preneuse. Merci d’avance :)

baleste
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Re: Mémoire ES MECS

Message non lu par baleste » 15 août 2019 16:26

Bonjour,

Je ne sais pas si ma réponse va t’apporter quelque chose.

Je trouve ton idée très intéressante, en effet la vie en collectivité reste une vie de merde pour les jeunes obligés de vivre les uns sur les autres. Même avec les initiatives d’aujourd’hui (je pense à la mise en place de la « bientraitance ») la vie collective reste violente, intrusive et chargée de lourdes obligations.
Chacun y va de sa petite spécialité (naturellement incontournable) psycho, psycha, ortho, rééducateur, moniteur, et j’en passe. Tout cela sans se soucier du primordial : les enfants veulent grandir et l’on grandit à l’école !!! c’est là qu’on apprend à lire, à écrire, à compter, clefs de la libération, de l’autonomie.
Bon, c’est un peu lapidaire mais je pense que tu me suis.

J’avais imaginé-dans une autre vie- le « déconodrome ». C’était une pièce où les dzjeunes pouvaient se retirer un moment, faire ce qu’ils voulaient (taguer les murs par ex) faire même des choses interdites (fumer, et dans ce temps on ne parlait pas de joints).
Faut-il te préciser que ça n’a pas plut à tout le monde ?

Devant le peu d’intérêt pour la lecture, j’avis imaginé un coin « repos-silence-lecture ». Mais j’ai dû laisser tomber devant le peu d’intérêt des dzjeunes pour la lecture. C’est vrai qu’ils pouvaient rater l’école mais pas les rendez-vous chez les psys et les divers rééducateurs. Je précise que je n’ai jamais vu une psy ou une orthophoniste apprendre à lifre à quelqu’un !!!!

Ton idée va dans le bon sens.
Travailles-là car elle est encore un brut de pomme, mais le mémoire sera l’occasion de reparler de tout ça.

Bon courage et tiens nous au courant (il y a trop de monde qui vient à la pêche aux bons tuyaux que l’on ne revoit jamais) ….

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