Bonjour,
J'ai eu mon diplôme d'ASS en 2015, et après l'avoir obtenu, je n'ai pas exercé en tant qu'assistant social. Je me suis tourné vers d'autres métiers tout à fait différents, voire des métiers alimentaires.
Aujourd'hui en 2026, plus de 10 ans après, j'ai envie de redevenir assistant social, ou plutôt je crois être davantage prêt et mature qu'à l'époque.
Mais c'est comme si j'avais tout oublié, et je crois que c'est le cas. Alors je me sentirais comme un imposteur si j'en venais à postuler sur une offre d'emploi d'assistant social.
Auriez-vous des conseils pour remettre le pied à l'étrier et aborder un nouvel emploi comme ASS de manière sereine et honnête avec mon employeur ?
Ou de la documentation pour me "reformer" proprement ?
Je vous remercie par avance,
Eliot.
Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Comment Redevenir : Assistant Social
Re: Comment Redevenir : Assistant Social
Essaie de faire du bénévolat
Et ne te décourage pas ! Il faut aussi que tu puisses expliquer ton parcours a l employeur
Bon courage ellio
Et ne te décourage pas ! Il faut aussi que tu puisses expliquer ton parcours a l employeur
Bon courage ellio
Re: Comment Redevenir : Assistant Social
Bonjour
C'est drôle, j'ai un parcours similaire. Je suis également diplômée en 2015, et je n'ai pas travaillé de suite en tant qu'AS.
Pendant 8 ans, j'ai exercé différents boulots, de l'hôtellerie à l'usine, le travail en ferme, de la création, du chômage, etc... puis un jour, alors que j'étais surveillante dans un lycée, j'en ai eu marre et j'ai eu envie de revenir à quelque chose qui me nourrisse un peu plus l'esprit.
Je ne peux que comprendre le sentiment d'importeur.ice : je me sentais non seulement inexpérimentée, mais encore plus qu'une jeune diplômée car j'avais 8 ans de non expérience- le temps d'oublier les bases.
Ce qui me faisait peur c'était de ne plus être à jour sur les politiques sociales, les dispositifs les lois etc, de ne pas savoir quelle réponse technique apporter quels savoirs mobiliser.
Je me suis lancée et j'ai débuté ma profession en mars 2023. J'y suis allée avec l'honnêteté de mon parcours atypique et je suis tombee sur des collègues à l'écoute et compréhensive.
Avec le recul, je me suis aussi mise une énorme pression, celle de paraître professionnelle et sure, et j'ai très rapidement mis le pied à l'étrier sur mon poste en activant le début de mes accompagnements en autonomie. Si c'était à refaire, je prendrais + le temps d'être guidée des le début.
Je suis depuis 6 mois sur un deuxième poste et des le premier jour j'ai demandé à passer 1 semaine entière avec ma collègue pour prendre le temps d'observer la mission aha!
Dans le choix de mon premier poste, il était très important pour moi d'être dans une équipe avec des personnes partageant la même formation que moi. J'ai pu m'appuyer sur mes collègues. Donc c'est un peu mon conseil numéro uno pour se rassurer dans les premiers temps, c'est de ne pas être seul sur ton poste.
Les premiers mois ont été intenses, fatiguant car c'est réapprendre plein de choses qui ont eu le temps de changer. J'ai posé 10000 questions et ce tout du long des 2 ans et demi que j'ai fait sur ce premier poste. Aujourd'hui je suis sur une nouvelle structure et je comprends à quel point je me suis mise une pression énorme, j'ai beaucoup plus de facilité maintenant à dire que "je sais pas" et il y a encore tant de choses que je ne maîtrise pas.
Mais finalement ce qui est important c'est le savoir-être et pour le reste, au gré des problématiques rencontrées, Google est ton ami. Tant que tu es en capacité de t'ouvrir aux personnes que tu rencontres pour les comprendre, c'est l'essentiel je dirai. Et une fois sur le terrain, on se rend compte que c'est pas comme à l'école ou on nous enseigne un peu ce qu'est l'AS parfaite. Une fois dans le bain, on manie les outils autrement.
C'est aussi l'honnêteté et la transparence dans ton accompagnement, c'est oser dire je n'ai jamais fait ça mais je vais me renseigner pour apprendre avec vous.
Mon deuxième conseil est de saisir toute opportunité de formation une fois arrivé sur un poste car ça rafraîchit les savoirs et ça rappelle qu'on est jamais performant à 100%, et se rappeler ça, ça rassure aussi sur les doutes que l'on peut avoir.
Je viens de relire ta question et par rapport à l'employeur, c'est pareil, honnêteté sur ton parcours of course et trouver des liens avec la pratique d'AS, travailler avec l'humain etc... c'est dire bon je n'ai pas pratique mais je sentais que j'avais pas la maturité, aujourd'hui j'ai eu un parcours de vie et je me sens plus à même de comprendre les enjeux societaux et leur impact sur les populations, sur les histoires individuelles... je suis prêt aujourd'hui.
Voilà, un peu fouilli ma réponse, mais voilà, je pense que j'ai vécu ce que tu vis actuellement, n'hésite pas si tu veux en parler un peu plus !!
C'est drôle, j'ai un parcours similaire. Je suis également diplômée en 2015, et je n'ai pas travaillé de suite en tant qu'AS.
Pendant 8 ans, j'ai exercé différents boulots, de l'hôtellerie à l'usine, le travail en ferme, de la création, du chômage, etc... puis un jour, alors que j'étais surveillante dans un lycée, j'en ai eu marre et j'ai eu envie de revenir à quelque chose qui me nourrisse un peu plus l'esprit.
Je ne peux que comprendre le sentiment d'importeur.ice : je me sentais non seulement inexpérimentée, mais encore plus qu'une jeune diplômée car j'avais 8 ans de non expérience- le temps d'oublier les bases.
Ce qui me faisait peur c'était de ne plus être à jour sur les politiques sociales, les dispositifs les lois etc, de ne pas savoir quelle réponse technique apporter quels savoirs mobiliser.
Je me suis lancée et j'ai débuté ma profession en mars 2023. J'y suis allée avec l'honnêteté de mon parcours atypique et je suis tombee sur des collègues à l'écoute et compréhensive.
Avec le recul, je me suis aussi mise une énorme pression, celle de paraître professionnelle et sure, et j'ai très rapidement mis le pied à l'étrier sur mon poste en activant le début de mes accompagnements en autonomie. Si c'était à refaire, je prendrais + le temps d'être guidée des le début.
Je suis depuis 6 mois sur un deuxième poste et des le premier jour j'ai demandé à passer 1 semaine entière avec ma collègue pour prendre le temps d'observer la mission aha!
Dans le choix de mon premier poste, il était très important pour moi d'être dans une équipe avec des personnes partageant la même formation que moi. J'ai pu m'appuyer sur mes collègues. Donc c'est un peu mon conseil numéro uno pour se rassurer dans les premiers temps, c'est de ne pas être seul sur ton poste.
Les premiers mois ont été intenses, fatiguant car c'est réapprendre plein de choses qui ont eu le temps de changer. J'ai posé 10000 questions et ce tout du long des 2 ans et demi que j'ai fait sur ce premier poste. Aujourd'hui je suis sur une nouvelle structure et je comprends à quel point je me suis mise une pression énorme, j'ai beaucoup plus de facilité maintenant à dire que "je sais pas" et il y a encore tant de choses que je ne maîtrise pas.
Mais finalement ce qui est important c'est le savoir-être et pour le reste, au gré des problématiques rencontrées, Google est ton ami. Tant que tu es en capacité de t'ouvrir aux personnes que tu rencontres pour les comprendre, c'est l'essentiel je dirai. Et une fois sur le terrain, on se rend compte que c'est pas comme à l'école ou on nous enseigne un peu ce qu'est l'AS parfaite. Une fois dans le bain, on manie les outils autrement.
C'est aussi l'honnêteté et la transparence dans ton accompagnement, c'est oser dire je n'ai jamais fait ça mais je vais me renseigner pour apprendre avec vous.
Mon deuxième conseil est de saisir toute opportunité de formation une fois arrivé sur un poste car ça rafraîchit les savoirs et ça rappelle qu'on est jamais performant à 100%, et se rappeler ça, ça rassure aussi sur les doutes que l'on peut avoir.
Je viens de relire ta question et par rapport à l'employeur, c'est pareil, honnêteté sur ton parcours of course et trouver des liens avec la pratique d'AS, travailler avec l'humain etc... c'est dire bon je n'ai pas pratique mais je sentais que j'avais pas la maturité, aujourd'hui j'ai eu un parcours de vie et je me sens plus à même de comprendre les enjeux societaux et leur impact sur les populations, sur les histoires individuelles... je suis prêt aujourd'hui.
Voilà, un peu fouilli ma réponse, mais voilà, je pense que j'ai vécu ce que tu vis actuellement, n'hésite pas si tu veux en parler un peu plus !!
Re: Comment Redevenir : Assistant Social
Merci beaucoup pour ces réponses, ça m'aide !