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Du confinement à la carotte...

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Po3m
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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 05 juil. 2026 01:43

Voilà, je ne dirai pas mon âge parce que quand on est jeune, ça ne se dit pas, mais hier jusqu'à minuit ce n'était pas les 250 ans de l'intépendances des Etats-Unis, enfin, pas seulement, c'était mon anniv. Je m'en fiche hein mais si vous m'aimez bien même avec du retard et que vous m'apportez une bougie, je veux bien la souffler ! Voilà.

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 07 juil. 2026 03:12

Bonjour

Vous le savez sur les réseaux, c'est un déversement de haineS au pluriel. En tous genres.
Les gens se défoulent, prennent autrui comme réceptacle pour y verser tout leur fiel, surtout la haine de l'autre, de l'étranger.
Je ne vous apprends rien sur le sujet, et les réseaux de (cas)ociaux ça n'a jamais été mon truc, mais je tâte juste à titre de démarche pro, mais en testant en mode "sous marin" je dirais. Juste à titre de formation en terme de communication. Car pour toucher du monde, bah, ça ne s'improvise pas. Donc, je n'improvise pas. J'étudie, je me forme.

Entre autres, je participe à quelques groupes mais totalement gratuitement.
Pour de la retouche photos, ce genre de choses. En fait c'est juste pour me débloquer psychologiquement car quand vous êtes dans une situation de merde, vous développez ce qu'on appelle "le syndrome de l'imposteur" et ça peut vous poser des problèmes, notamment vous ne vous sentez pas légitime pour proposer des services, réaliser des prestations. Donc, le faire gracieusement en amateur, ça m'enlève un poids, ça m'apprend à gérer à moindre pression.

Du coup, je réponds de temps en temps à ce type de demande, pour des photos, ce genre de choses. Des demandes en tous genres. De vieilles photos à restaurer, des retouches, des vêtements à changer, des photos de famille à ré-arranger, le petit neveu à rajouter, faire des montages, etc... ou parfois des blagues. Evidemment, il y a une éthique stricte, une charte de bonne conduite à respecter. Les demandes tordues sont rejetées, et d'ordre général, tout ce qui peut être dégradant. Et les gens qui n'utilisent pas les mots magiques : Bonjour, s'il vous plait, merci - sont ignorés. La moindre des choses quand on ne paie pas, et quand bien même, même quand on paie, ne justifie pas un manque de politesse.

J'y viens. Le racisme. Une constante, malheureusement.
Alors, vous le savez, le racisme de nos jours est décomplexé. Mais aussi souvent et la plupart du temps, plutôt subtile. Mais bien présent, bien réel.
Je le vois au vu des groupes auxquels je contribue. Il y a plus ou moins de demandes venant de tous pays, mais notamment d'Afrique. la plupart du temps, des petits pays africains, des gamins, gamines (un mome à 20, 25 ans pour moi c'est un gamin). Des familles, etc... mais sur le web, je vous le donne en mille, le noir, surtout le noir africain est de façon radicale assimilé pour beaucoup à l'image du "brouteur". Un brouteur, c'est typiquement un escroc du web. Ce que les gens qui viennent dans ces groupes ne sont pas. Bon, je ne dis pas, il y en a un ou deux qui peuvent s'y égarer, mais il n'y a pas grande raison qu'ils viennent s'y échouer d'autant qu'ils peuvent comme tout le monde accéder "à moindre coût" à des outils de pointe. Bref.

Donc, tu as le gamin qui vient, qui poste sa photo, tu le vois dans sa condition, dans son pays. Donc vous pouvez avoir le genre de demande, il aimerait se voir bien sapé, dans un bel environnement, parfois dans une chambre typique des gamers qui streament sur le net. Juste pour qu'ils puissent se projeter, une façon de s'évader, de s'imaginer dans un monde... j'allais écrire "un monde meilleur" mais non, humainement parlant, non, nous ne sommes pas dans un monde meilleur, non. Bien sûr ça peut être aussi des moins jeunes, il n'y a pas de profils typiques. On voit absolument de tout. Nous sommes amenés à traiter des demandes diverses et variées, venant de tous pays et de toutes classes sociales. Et vous pourriez me dire que c'est génial, que les gens devraient avoir l'esprit ouvert ? Non, purée, il y a de sacrés connards, je vous assure ! Et comme ils ne sont pas en face, ils se lâchent derrière le clavier.

C'est dingue. J'ai remarqué une réelle intransigeance surtout vis à vis des personnes de couleur. il me semble bien que les personnes noires subissent - de mon impression empirique, si vous voulez, sont les noirs. Bon. J'écris cela, ce n'est pas comme si je le découvrais, je suis conscient du racisme ordinaire, je l'ai entendu dès mon enfance, donc j'en fus toujours conscient. Mais quand même, je viens écris ça, parce que j'en ressors choqué. Moi ! Choqué ! Il m'en faut pourtant...

Au petit noir qui vient pourtant juste pour un peu rêver et sourire, qui vient écrire Bonsoir à tous les pros de la photo, je voudrais bien ceci ou cela,... il y a toujours un connard de service qui va lui coller une vignette "On dit Bonjour, S'il vous plait, Merci !". Cette vignette on la colle quand la personne ne dit pas bonjour pour commencer, et pour ça il n'y a pas de couleur de peau. Mais le petit noir, qu'il dise bonsoir, s'il vous plait, il se verra quand même placardé la vignette. J'ai répondu à sa demande en postant le résultat. PAF, Monsieur CONNARD petit chef de modo de mes C. me la supprime, parce qu'il estime que le gamin a oublié un mot ! C'est n'importe quoi.

J'ai envie de dire Monde de Merde mais surtout de MerdeS au pluriel...
Il n'y a plus de valeur, que la valeur monétaire, monde de croissance qui décroit pourtant.
Beaucoup d'inconscients. Ce n'est même pas une question d'éducation, c'est vraiment viscéral, j'ai ce sentiment que c'est propre à notre espèce, pour ce qui est question de notre condition animale. L'animal est très territorial. Alors, tu pourras toujours m'expliquer que l'acquis peut nous sauver et museler le côté le plus sauvage du monde qui se prétend pourtant civilisé. Mais chasse le naturel, il revient toujours au galop...

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 07 juil. 2026 05:05

Petit tip de fin de soirée... (4h du mat', oupsssss) !

La jeunesse est un grand avantage pour échouer. Apprendre à faire jusqu'à l'échec, condition d'apprendre de ses erreurs mais il faut permettre cela. Nous, notre société "à la française", ce n'est pas vraiment dans la culture mais en soi, ce n'est pas grave car ce qu'il faut appliquer c'est ce qu'appliquent les professionnels du social : "individualiser la problématique". Késako ?! C'est prendre et traiter au cas par cas. On peut faire le parallèle avec l'adage "diviser pour mieux régner". Tu vois, dans l'insertion ils fonctionnent ainsi. Mais ce n'est pas grave, car tu t'empares des mêmes outils de compréhension. Et la personne en face de toi, car à un moment il faut bien rencontrer et se confronter aux gens, il faut la prendre EN FACE, pas dans l'adversité sinon que je te conseille un livre précieux : L'Art de la guerre. Ce n'est pas pour apprendre à faire la guerre, c'est pour comprendre comment tu peux maintenir la paix en imposant le respect. L'adversité tu dois le comprendre, pour ça tu dois "l'aimer" : pas dans le sens de tendre l'autre joue, hein ! Et là, je pense à Bruce Lee qui évoque l'eau. L'eau calme qui épouse son environnement et dans lequel tu peux t'amuser. Mais l'eau qui pourtant peut glisser entre les doigts, tout comme peut-elle se faire tsunami et tout emporter.

J'ai longtemps réfléchi sur le sujet de l'apparence : la façon dont on se représente, les apparences : le ou les masques sociaux ; ce que l'on renvoie comme image de soi ; En particulier et ça m'obnubilait car un grand manque d'assurance dès tout jeune, le physique. Pas forcément en terme de beauté, plutôt ce que l'on renvoie comme image à travers son physique. J'ai négligé une chose essentielle, et si je peux transmettre cela à des personnes qui le vivent mal aussi - comme de transmettre une prise de conscience, ça sera un petite victoire. Cette prise de conscience est que j'ai négligé plus jeune, pas bien dans ma peau ni dans mes vêtements (à l'époque), c'est le fait "d'apparaitre". Vous pourriez me dire "on appelle ça, s'extérioriser", oser apparaitre socialement, à l'autre, c'est faire ressentir à l'autre, aux autres, ce qui vibre en soi. On peut accorder cela au fait simplement d'exister. Mais apparaitre, ça ne passe pas par le besoin d'exister. Ce n'est pas un besoin. C'est une manifestation, la manifestation simplement de soi. Sans trop. Juste être soi, en soi, avec l'autre, dans la pleine présence au monde. Il y a là l'expression de sa beauté intérieure. Dans l'instant, c'est une forme de libération de ce qui peut nous complexer. C'est aussi s'accepter soi-même, dans le sens, accepter d'être imparfait. Et si l'on ne peut plaire à tout le monde, garder son estime. Apparaitre, c'est se révéler authentiquement, sans masque, être et non pas paraître. Oui, là c'est du ressort de l'Etre et du Néant, classique.

Pourtant, à défaut d'apparaître (bien plus jeune), parce que mon estime était abîmée, trop complexé, me vivant comme pas seulement moche, mais repoussant, je me vivais comme tel, pas "aimable" dans le sens que l'on ne pouvait pas m'aimer. Et forcément, dans ce cas, c'est compliqué d'évoluer dans un monde qui fait pas de quartier. Alors, à défaut d'appaître : tu disparais. C'est un peu ce que j'ai fait, à ma façon. Je déconseille, mais plus facile à dire qu'à vivre. Cependant, j'en suis passé par là. Je peux le dire, ce que je conseille : je l'ai payé, et plutôt bien payé.

Dans les moments de tension, notamment en certains milieux comme celui de l'insertion, des gens peuvent agir par lâcheté, méchanceté. Par sournoisie aussi, la fausse bienveillance, j'ai connu tout ça. Des gens qui - pour certains - ne valent pas mieux que les harceleurs scolaires et dont ceux qui te rabaisseront plus tard en faisaient manifestement partie. Quand on a connu le harcèlement, on devient comme une antenne : on détecte de suite les personnes toxiques, plus tard, dans le monde professionnel. L'ironie du sort, c'est que généralement tu n'en as absolument plus peur, et que ce sont eux qui finissent par raser les murs... en manifestant auprès de leurs responsables "leur sentiment d'insécurité" :lol: pardon je ne ris pas, c'est nerveux.

La beauté. Tiens, j'en parlais. J'ai réfléchi à la chose d'un point de vue de l'utilité. A quoi ça sert d'être beau ?
Ca attire, je ne vais pas l'apprendre. Donc ça crée de la rétention et certains seceurs utilisent la beauté à des fins commerciales, évidemment.
Mais à titre individuel, c'est un gain de temps. Alors, oui bien sûr : c'est relatif ! Il ne sert pas à grand-chose que d'être beau si c'est tout ce que tu as, bien sûr ! C'est une qualité mais qui est à double tranchant. Réellement, la beauté physique est bien entendu dispensable. Même si, à diplôme et poste égal, le physique peut avoir son avantage, probablement du côté des femmes on ne va pas se mentir. Est-ce dans ce cas l'homme ou la femme à blâmer ? L'homme de privilégier la plus jolie et la femme d'en jouer ? Je n'entrerai pas dans ce débat et il faut juste poser la question à toutes ces secrétaires et comptables qui restent sur le carreau pour handicap physique ! Comment ? C'est pas vrai, il y a des moches en poste ? ENCORE HEUREUX !!! Mais cette forme discriminatoire est une réalité, néanmoins. Du moins, c'est ce que tu pourrais te mettre en tête, mais - et là j'y viens, ce n'est pas vrai. CE... N'EST... PAS... VRAI. Cela peut parfois être factuel, parfois. Mais ce n'est pas cela qu'il faut retenir pour évoluer. Parce que ça ne devrait pas te concerner, de quelque physique sois-tu. Ce n'est pas ça qui compte. Ce n'est pas important. Il y aura toujours une société qui te laissera à penser le contraire, mais est-ce vraimnet à ce monde là dont tu voudrais t'identifier, et appartenir ? Ce n'est pas pour ce monde là que tu dois te sacrifier. Sinon, ça reviendrait à te faire esclave d'un regard qui ne t'appartient pas. Cela voudrait dire te renier en ta personne pour correspondre à une attente, une image. Ce n'est pas ça, la vraie vie. Ce qui compte, c'est toi, c'est respirer. Simplement respirer.

PS : non, je ne suis pas moche. Arrêtez d'imaginer que je tente de m'en justifier.
non je ne dors pas car en vrai j'ai faim !!! Ca tiraille... ça fait des grouis grouis dans l'estomac. Je bois de l'eau et j'imagine autre chose, je convaincs mon cerveau qu'il a bien mangé et je m'auto-suggère (à la limite de l'auto-hypnose) que je suis repu... mais c'est surtout la fatigue qui sur le petit matin finit par gagner. "Bonne nuit, les petits."

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 08 juil. 2026 00:37

Pour se lancer dans la politique de nos jours, porter un bracelet électronique : ça aide !

JE NE POUVAIS PAS NE PAS LA FAIRE ! :lol: :lol: :lol:

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 11 juil. 2026 19:46

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"Symboliquement le suppositoire chinois ne date pas d'aujourd'hui mais celui là quand on va se le prendre ça va faire mal, il vont finir par coucher les USA, nous en Europe j'appelle ça l'économie en accordéon, on se fait plier à tel point qu'il ne restera plus que des confettis. Et avec ça le RN qui ouvrira les cuisses de la France à Poutine pour officieusement annexer la France à la Russie (la France = "La petite Russie" sous le régime RN), il va urger de devoir quitter la France qui va s'écrouler (il a été démontré que "renvoyer les irréguliers chez eux" coûtera si cher que ça foutra le pays sur la paille, je ne parle même pas du four que ce sera de "tout climatiser" comme la Lepen l'annonce, promesse intenable et non applicable économiquement)... Je crois qu'on va se faire entuber par tous les côtés à tel point qu'on se demandera combien de trous du cul nous avons : repli identitaire des nations = ruine économique, désertion des investisseurs étrangers (faut pas uniquement compter que sur les investisseurs français qui de toute façon se calteront)... MERCI MARINE ! Votez RN hein si vous voulez soutenir Poutine et marcher au pas des chinois. Et si tu ne voudras pas aller au turbin pour "produire" et payé à coups de trique : Marine dira que tu y mets vraiment de la mauvaise volonté, que tu es un mauvais français, excuse pour tout te sucrer. En pendant ce temps, la Chine impose de plus en plus le nouvel ordre mondial..." Un mec bourré dans un bar.

Non mais j'assume mes propos, juste que le faire de façon décalée à travers l'humour et l'autodérision, bon, ça fait genre "je me prends pas au sérieux", en même temps j'enfonce les portes ouvertes là... hein, parce que ce n'est pas comme si on ne le savait pas déjà ? :roll:

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 11 juil. 2026 21:36

Tiré d'une situation réelle.

Ce que dit "la vieille bique", on me l'a dit REELLEMENT.

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Ce que répond le tigre, je n'ai pas répondu cela, mais je l'ai pensé très très fort.
En revanche, en vrai, ma colère lui a donné à comprendre qu'elle pouvait aller se faire voir.
Mais tourner ça en scène caricaturale comme ça, ça fait du bien, quelque part c'est thérapeutique.

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 11 juil. 2026 22:55

Toujours dans mes recherches, mes tests. En même temps, j'utilise un peu l'IA, ça me permet de maquetter tout en maîtrisant ce que je fais.
Mais au final, je précise, TOUT sera FAIT MAIN ! Ca l'est déjà en partie.

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Le tigre sur le dernier tiers est plutôt agressif, emporté par la colère.
Ca peut être dérangeant car ça peut montre la "menace" du mauvais côté, alors que la violence psychologique en amont : est bien réelle.
C'est pour montrer que certaines personnes à leur poste veulent "s'octroyer le droit de pouvoir vous insulter sans vergogne", et voudraient pouvoir le faire "en toute sécurité", sinon seront les premières à s'offusquer de votre réaction et s'en plaindront.

Toujourss est-il, le fait d'utiliser des animaux ça permet de mettre les choses à distance, tout en dépaignant les diverses problématiques.

Mon message, ce n'est pas que ça doit représenter le secteur de l'insertion, non !
Cela met en avant les FRICTIONS bien REELLES et les comportements toxiques, pas toujours du côté que l'on imagine...

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 12 juil. 2026 00:29

Autre situation, ici tout est réel encore une fois. Quasi au mot près.

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Vous voyez, je ne m'octroie pas "le beau rôle", loin de là. C'est très dur comme échange, ne trouvez vous pas ?
C'était une autre époque, mais voilà de ce que pouvait être la teneur d'un entretien "de fin de matinée" à l'ANPE, et je dis bien : ANPE.
La réalité : il n'existait AUCUN ACCOMPAGNEMENT REEL ! C'était uniquement de l'administratif, et de l'intimidation.
Quelques agents (conseillers) qui pouvaient "craquer", tombant sur un individu semblant être dans une situation fragile, précaire, donnait prétexte à un certain jugement. Cette personne en remplaçait une autre, je la rencontrais "pour la première (et dernière) fois"...

A l'issu de cet entretien, lisez-moi bien : je ne suis PLUS JAMAIS retourné à l'ANPE. Plus jamais.
Ce n'est pas du coup de pied aux fesses là. Sinon que : vous laisseriez vous écraser de la sorte ? Moi, à l'époque, j'étais déjà dans cette phase de burn-out. Mais je peux entendre les gens qui pourraient ne pas être d'accord avec moi.

Aujourd'hui, il y a un "savoir-être", je ne crois pas qu'un conseiller France Travail "craquerait" de la sorte, "nous" sommes trop formés aujourd'hui (même moi) à ce type de situation (je veux dire par là qu'aujourd'hui je serai le premier à mettre fin à l'entretien pour demander à parler à un responsable), mais ne nous y trompons pas, il y a toujours une propension à désigner un certain public comme "à risques", aux potentiels "dangers", qui pousse les professionnels que vous êtes à entretenir "un sentiment d'insécurité".

J'essaie, à ma façon, de déconstruire tout ça. Pour aussi, progressivement, en faire ressortir toute l'absurdité, et les paradoxes dans lesquels notre société s'enferme.

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 12 juil. 2026 02:12

Autre situation, encore une fois situation totalement authentique. Mais j'étais bien plus jeune ici, j'avais la 20ène.
C'était durant 3 mois à l'AFPA un projet "en émergence en industrie", sauf pour moi qui poussait pour accéder à une formation précise qui m'intéressait (ça ne faisait donc pas partie de l'émergence de projet à proprement parlé). J'avais su convaincre l'instructeur, qui lui m'a vu en situation donc il me connaissait. Mais ça coinçait avec le psy afpa (dans 1 premier temps, car je l'ai harcelé plus de 6 mois par la suite facilement >> pas de façon continue évidemment et réalisant d'autres démarches), car rien qu'à mon apparence et ma façon d'être, il ne me "sentait pas". A croire que le temps et le recul lui auront donné raison.

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C'est durant cet entretien que le psy m'a lancé : "Vous n'avez pas la tête de l'emploi !", à côté, l'instructeur fulminait et toute la situation est réelle, à la fin l'instructeur a réellement menacé de claquer la porte, que c'était du n'importe quoi, il bouillait de voir des jeunes comme moi pour quelques prétextes que ce soit : laissés sur le carreau. Pour ma part, la pression était grande car même si je touchais à l'informatique depuis déjà 5 ans à l'époque, il fallait que je bouffe ce type de formation par les 2 bouts pour maximiser mes chances d'accéder à l'emploi dans ce domaine et j'avais très très faim... mais ma trop grande timidité et manque d'expérience dans les relations sociales me faisaient défaut (à l'époque).

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 12 juil. 2026 04:51

Ici, encore une fois, je ne me répète pas : situation vécue.

Il s'agissait de mon tout premier RDV (durant mes 20 ans) à l'AFPA. Durant donc la première psy, qui est bien plus RH que psy en réalité on ne va pas se mentir. Mais j'étais bien trop naïf encore, et j'avais trop parlé. Notamment quand j'ai évoqué mes petits soucis, pouvant laisser à croire et à craindre "un problème d'intégration". Ce qui n'était pas le cas, ok j'avais subi du harcèlement, mais vous voyez ? La double peine est qu'en plus d'avoir été victime, on laisse à penser que le problème : c'est nous. Alors pour ce qui me concerne bien sûr ne vous inquiétez pas, toutes les remises en question de mon côté on été faites, en long, en large et par tous les côtés possibles.

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Ca s'engageait donc sur un bémol de ma part. Je n'avais pas été très adroit durant cet entretien. Avoir été harcelé mais surtout le dire, c'était très très très très très très (encore une fois) TRES mal perçu ! Du genre, tu avais déjà "un trait rouge" dans un dossier à peine ouvert. Derrière ça, il m'aura fallu ramer durant peut être environ 8 mois (malgré des tests psychotechniques bons), pour "arracher" une inscription à une formation... le service militaire allait arriver moins d'1 mois après cette validation (entre temps, mon permis dont je me suis payé les cours et tout avec mes propres deniers), aura été passé avec succès.

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