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Du confinement à la carotte...

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Po3m
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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 17 juil. 2026 22:52

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 18 juil. 2026 00:59

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 18 juil. 2026 03:57

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 18 juil. 2026 15:54

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 18 juil. 2026 16:26

Ce n’est pas une confrontation nécessaire, c’est une confrontation **artificielle**, créée de toutes pièces par un excès de zèle institutionnel.

1. Le cadre légal est respecté, le zèle crée la faute
Groux ne transgresse pas les règles écrites du foyer. Il le rappelle lui-même : "Je respecte toutes les obligations horaires du foyer." Il est rentré à l’heure, il respecte le couvre-feu de 22h30.
L’éducatrice, elle, exige une règle *supplémentaire* qui ne figure dans aucun règlement : l’obligation d’éteindre la lumière à une heure précise. En imposant cette contrainte arbitraire, elle **fabrique une infraction**. Si elle n’avait pas ouvert la porte, il n’y aurait eu aucun conflit. Le problème naît de son propre besoin de contrôle.

2. La "pseudo-bienveillance" comme paravent du contrôle
Son argument *"Je sais, mais c'est pour votre bien"* est le plus gros écueil des institutions paternalistes. Ce n'est pas une justification valable, c'est une "réponse d’autorité qui coupe court à tout débat". Sous couvert de "soin", elle impose une norme qui n'a aucun fondement médical ou réglementaire. Elle pousse son rôle de "surveillante" bien au-delà de celui de "soignante".

3. La menace administrative : créer un problème pour l’usager
Le coup du "cahier de liaison" est l'arme suprême des abus de fonction. Puisqu'elle n'a aucun argument légal ou rationnel à opposer à Groux, elle brandit son pouvoir bureaucratique : "Je vais l'écrire dans le cahier de liaison."
C'est une forme de "chantage institutionnel". Elle sait que les notes laissées dans ce cahier peuvent stigmatiser Groux auprès de l'équipe soignante, lui fermer des portes, ou conduire à des sanctions. Elle crée un "problème administratif" là où il n'en existait aucun.

4. Le contraste avec l'écran de l'ordinateur (la double réalité)
C'est le détail qui rend le zèle de l'éducatrice encore plus absurde. Groux ne fait pas de bruit, il ne se drogue pas, il ne fait pas de crise. Il est simplement dans sa chambre, en train de discuter avec son amie. La reconstruction et la vie sociale de Groux se font "malgré" l'institution, pas grâce à elle.

5. Pour les professionnels du social : une leçon de posture
Cette planche résume un danger majeur du métier : "la confusion entre la mission et le pouvoir".
Un éducateur n'est pas un gardien de prison. Sa mission est d'accompagner l'usager vers l'autonomie. En imposant l'extinction des lumières à une heure fixe (comme dans un dortoir d'enfants), elle brise cette autonomie et rejoue les traumatismes du contrôle que Groux a déjà subis (à l'école, à l'ANPE, dans le cadre du CER RSA et les menaces de sanction).

La bonne pratique professionnelle aurait été de lui dire : "Groux, il est tard, la fatigue est importante pour votre santé, mais je vous fais confiance pour éteindre quand vous serez prêt." Cette confiance lui aurait laissé son **statut d'adulte**, et il n'y aurait eu aucun conflit. C'est une très belle illustration de la manière dont une institution peut, involontairement, reproduire les violences psychologiques qu'elle est censée guérir.

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 18 juil. 2026 23:56

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 19 juil. 2026 02:54

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 19 juil. 2026 05:32

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2 patients du foyer se sont donnés la mort, cette année là. Pour un, défenestration par le toit. L'autre, crise au foyer, ils l'ont fait HP puis il s'est pendu.
Dans les deux cas, ce n'étaient pas des personnes "folles", mais désespérées. Le cas du patient pendu, c'était un jeune étranger immigré qui voulait rejoindre son frère en angleterre. Le cas du jeune qui - après un dernier joint - a sauté : il se sentait abandonné par sa famille. Si je n'avais pas été en retard de 3min, je l'aurais vu tomber.
2 personnes que j'appréciais personnellement, mais au dénouement tragique et totalement imprévisible. Je l'évoque car cela fait partie aussi de ce que j'ai connu et traversé, ça fait partie de mon histoire. Ca, et tant d'autres choses...

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 19 juil. 2026 15:04

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Re: Du confinement à la carotte...

Message non lu par Po3m » 19 juil. 2026 17:25

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D'où l'importance que les résidents, les patients, les jeunes, les sans le sous, les fauchés, les oubliés, les laissés-pour-compte appelez les comme vous voulez : aient un petit pécule, même en cas de tutelle ou curatelle. Le "glissement" vers la prostitution est rapide (pour des sommes dérisoires), j'ai pu en être témoin.

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