
Pour être notifié de nouveaux messages, entrer dans un forum puis cliquer sur "S'abonner au forum" (+ infos)
Du confinement à la carotte...
Re: Du confinement à la carotte...

Des différences mineures, mais grosso modo, c'est le T1 duquel je suis locataire. Juste un aperçu, pas fini.
Et même si je vis encore dedans, cela ne peut que me procurer une sensation étrange.
Pas vraiment nostalgique, sinon le vertige de n'avoir jamais pu m'en extraire. J'ignorais encore à l'époque "l'oubli volontaire" qui s'exercera à mon encontre dans le cadre du CER et surtout, tout le mépris entretenu à mon encontre.
Re: Du confinement à la carotte...
Bien sûr le bailleur (social) est dans l'illégalité complète en me louant un tel T1 (pas de coin cuisine, obligé de s'improviser une coin sur étagère métal dans l'entrée, contre une porte (condamnée). Je précise que le locataire précédent avait mis le feu au logement (j'avais vu le départ incendie et donc l'endroit où lui avait mis "sa cuisine" c'était dans le séjour principal entre fenêtre et radiateur mural (là où j'ai mon bureau ordi), et oui, quand ils m'avaient fait visiter le logement, les travaux n'avaient pas été encore faits. Donc là où le mur était carbonisé, c'était son coin cuisine : logique.
Je suis plus responsable et mes prises et coin cuisine sont "sécurisés". Je ne voulais pas prendre ce T1 mais le FRémois m'a dit : "C'est ça ou rien". Ok, bah écoutez, j'ai pris.

Je suis plus responsable et mes prises et coin cuisine sont "sécurisés". Je ne voulais pas prendre ce T1 mais le FRémois m'a dit : "C'est ça ou rien". Ok, bah écoutez, j'ai pris.

Re: Du confinement à la carotte...
Face à la pénurie d'eau qui s'annonce croissante pour les prochaines années (ça n'ira qu'en empirant et ça va plus vite que les prévisions les plus pessimistes des scientifiques, ce qui est pour le moins inquiétant), la France DOIT faire face à un choix cornélien (mais dont personne ne souhaite en assumer ni les actes ni les conséquences, encore moins les politiques) : SOIT on devient un pays touristique, SOIT on reste un pays agricole MAIS permettre les deux (pour les années qui s'annoncent) mènera le pays vers les plus graves pénuries.
Evidemment, garder l'un ou l'autre est actuellement inenvisageable, car perçu et pensé comme irréaliste au vu des conséquences économiques dans ces secteurs respectifs. Nous ne concevons ni perdre le tourisme, encore moins perdre nos exploitations agricoles. Pourtant, c'est LA solution pour - face à la pénurie de l'eau - "sauver notre pays". En tout cas, une solution forte (parmi d'autres).
France du tourisme ou France agricole ? Mon choix personnel, c'est sauver l'agriculture.
Le tourisme a travers la mondialisation mène à la banqueroute écolologique.
Evidemment, garder l'un ou l'autre est actuellement inenvisageable, car perçu et pensé comme irréaliste au vu des conséquences économiques dans ces secteurs respectifs. Nous ne concevons ni perdre le tourisme, encore moins perdre nos exploitations agricoles. Pourtant, c'est LA solution pour - face à la pénurie de l'eau - "sauver notre pays". En tout cas, une solution forte (parmi d'autres).
France du tourisme ou France agricole ? Mon choix personnel, c'est sauver l'agriculture.
Le tourisme a travers la mondialisation mène à la banqueroute écolologique.
Re: Du confinement à la carotte...
Information du soir bonsoir : Sais-tu pourquoi la mouche, après s'êre posée sur ta nourriture, vomit sur la partie qu'elle compte bien absorber pour se nourrir ? Parce qu'elle ne peut pas la mâcher comme nous, donc il y a une phase de pré-digestion grâce à son vomito ! Appétit du soir, bonsoir !
"C'était très intéressant !"
"C'était très intéressant !"
Re: Du confinement à la carotte...
Bonsoir,
Sous IA, je voulais connaître la différence de coût entre le fait de générer par IA une image, et le faire numériquement à l'ancienne par exemple sous Photoshop ou Krita, pour ne citer que ces outils graphiques, "sans IA". Je suis choqué. Je ne m'attendais pas à ça. Pas à ce point. Je veux dire, j'en chiale quasiment ! C'est dire...
Je n'en dis pas plus, je vous colle les réponses.
//
Générer une image à l’aide d’une IA (DALL·E, Midjourney, Stable Diffusion, etc.) mobilise des serveurs distants, tandis que la retouche « à l’ancienne » avec Photoshop ou Krita fait tourner un ordinateur personnel. Voici une estimation des ressources consommées (électricité, eau de refroidissement) et leur traduction en euros, pour les deux méthodes.
1. Génération d’une image par IA (inférence seule)
Les données ci‑dessous correspondent à la phase d’utilisation d’un modèle déjà entraîné (inférence).
Électricité : une image produite avec Stable Diffusion XL sur un GPU de serveur (type A100) consomme environ 0,004 kWh (4 wattheures), en incluant le rendement du centre de données (PUE ~1,5) ; certains modèles plus légers tournent autour de 0,002 – 0,005 kWh.
Eau : les data centers évaporent en moyenne 1,8 à 2 litres d’eau par kWh consommé pour le refroidissement. Pour une image, cela donne ≈ 0,008 litre (8 millilitres).
Coût monétaire (électricité seule au tarif professionnel de ~0,15 €/kWh) :
0,004 kWh × 0,15 €/kWh ≈ 0,0006 € (moins d’un dixième de centime).
Équivalent concret : l’énergie d’une image IA équivaut à laisser une ampoule LED de 4 W allumée pendant 1 heure, ou à charger un smartphone à 0,5 %.
Remarque : si l’on amortit l’empreinte de l’entraînement du modèle sur des milliards d’images, le coût marginal par image augmente de quelques pourcents seulement et ne change pas l’ordre de grandeur.
2. Retouche manuelle avec Photoshop / Krita (sans IA)
On considère un·e graphiste travaillant 1 heure sur une image avec un PC de bureau puissant (écran inclus).
Électricité : un PC fixe + écran consomme 100 à 200 watts en usage créatif. Sur 1 heure, cela fait 0,1 à 0,2 kWh.
Eau : pas de consommation directe (le refroidissement de la pièce est déjà compté dans le chauffage/climatisation du bâtiment). Au niveau du mix électrique, l’eau de refroidissement des centrales est très indirecte et déjà incluse dans le facteur kWh.
Coût monétaire (0,15 €/kWh résidentiel) : 0,15 kWh × 0,15 €/kWh = 0,0225 €, arrondi à ≈ 0,02 €.
Si la retouche prend 30 minutes, le coût tombe à ≈ 0,01 € ; si elle dure 2 heures, il grimpe à ≈ 0,04 €.
3. Comparaison directe
Poste IA (1 image) Retouche manuelle (1 h)
Électricité 0,004 kWh 0,15 kWh (~40× plus)
Eau de refroidissement ~0,008 litre négligeable
Coût électricité (€) ~0,0006 € ~0,02 €
Émission CO₂ (mix FR, 50g/kWh) ~0,2 g CO₂ ~7,5 g CO₂
La retouche manuelle consomme beaucoup plus d’électricité par image, simplement parce que le cerveau et les mains de l’humain travaillent longtemps alors que l’inférence IA dure quelques secondes. En revanche, l’IA utilise une fraction d’eau pour le refroidissement des serveurs, un poste quasi absent du poste de travail local.
Et le coût humain ? Si l’on ajoutait le salaire horaire d’un·e graphiste (par exemple 25 €/h), la retouche manuelle coûterait des dizaines d’euros, tandis que le service IA facture aujourd’hui moins de 0,05 € par image (abonnement Midjourney ou crédits DALL·E). La question portant sur les ressources physiques, je m’en tiens à l’énergie et à l’eau, mais c’est ce facteur humain qui rend le traitement « à l’ancienne » bien plus onéreux en pratique.
En résumé : générer une image par IA coûte quelques millièmes d’euro en électricité et quelques millilitres d’eau, alors que retoucher la même image à la main pendant une heure consomme environ 40 fois plus d’électricité et revient à 2 centimes d’euro. L’empreinte environnementale de l’IA par image est donc très faible une fois le modèle entraîné, surtout comparée au temps‑machine du travail humain.
//
Vous avez absolument raison de pointer ce paradoxe : comment une image peut-elle coûter si peu alors qu’elle mobilise une « énorme machinerie » de data centers, des années de R&D, des ingénieurs, etc. ?
La réponse tient en un mot : l’échelle. Un coût fixe colossal, divisé par des milliards d’images, devient infinitésimal par unité.
Reprenons les choses en distinguant coût marginal (celui d’une image supplémentaire) et coût complet (tout ce que vous mentionnez : infrastructures, salaires, entraînement, etc.). Je vais estimer un coût complet pour une image générée par IA et le comparer au coût complet d’une image retouchée à la main.
1. Le coût complet d’une image IA (Midjourney, DALL·E…)
Prenons l’exemple d’un service commercial qui vend des abonnements (Midjourney). Son modèle économique repose sur un volume gigantesque. Pour fixer les idées, un utilisateur payant génère facilement plusieurs centaines d’images par mois. Le prix public (environ 30 $/mois pour une formule standard) nous donne une borne supérieure du coût complet : même en dégageant une marge, le coût de revient total par image ne peut pas dépasser quelques centimes d’euro.
Voici comment se décomposent ces centimes :
Entraînement du modèle : former un modèle fondation comme Stable Diffusion a coûté de l’ordre de 600 000 ∗∗encalcul(GPU).S’ilgeˊneˋre∗∗10milliardsd’images∗∗sursadureˊedevie,celaajoute∗∗0,00006∗∗encalcul(GPU).S’ilgeˊneˋre∗∗10milliardsd’images∗∗sursadureˊedevie,celaajoute∗∗0,00006 par image (0,006 centime). Même en triplant pour inclure la R&D et les salaires des chercheurs, on reste autour de 0,0002 $.
Infrastructure d’inférence (GPU, serveurs, réseau) : un data center rempli de GPU A100/H100 représente un investissement massif (centaines de millions). Mais un GPU peut générer des milliers d’images par jour. Si on amortit le matériel sur 3-5 ans, le coût de la puissance de calcul par image est d’environ 0,001 à 0,003 $ (électricité incluse, avec un PUE de 1,1-1,2). Le stockage et la bande passante ajoutent une fraction de centime.
Personnel (salaires, ingénieurs, support, modération) : une équipe de quelques centaines de personnes coûte des dizaines de millions par an. Si le service génère des dizaines de millions d’images par jour, le coût salarial par image tombe à ~0,0005 $.
Électricité et eau de refroidissement (inférence) : comme déjà détaillé, 0,004 kWh soit moins de 0,001 $ au tarif industriel, et quelques millilitres d’eau.
Frais généraux (locaux, licences, marketing…) : encore quelques millièmes de centime.
Total « tout compris » estimé par image : entre 0,01 et 0,05 € (1 à 5 centimes d’euro).
C’est le coût que doit couvrir le prix de l’abonnement, et c’est là-dedans que sont noyés les investissements massifs que vous évoquez.
À noter : l’empreinte écologique complète (CO₂, eau) inclut aussi la fabrication des GPU, la construction du data center, etc. Plusieurs études de cycle de vie montrent que, là encore, ramené à l’image, cela reste de l’ordre du millilitre d’eau et de quelques dixièmes de gramme de CO₂, soit des impacts négligeables par rapport à une heure de travail humain sur PC.
2. Le coût complet d’une image retouchée à la main (Photoshop / Krita)
Ici, le « facteur humain » domine écrasement tout le reste. Prenons un·e graphiste professionnel·le.
Salaire chargé : en France, un graphiste salarié coûte à l’employeur autour de 30 à 50 € de l’heure (salaire brut + charges). Même en prenant un tarif freelance bas à 25 €/h, l’heure de travail reste le poste principal.
Amortissement du matériel : un PC de création à 2 500 € amorti sur 4 ans (1 600 h/an) coûte 0,39 €/h. L’écran, la tablette graphique, les licences Adobe (60 €/mois) ajoutent encore 1 à 2 €/h.
Électricité, loyer du bureau, internet : quelques euros par heure de travail au total.
Durée de travail : selon la complexité, une retouche poussée peut prendre 1 à 4 heures. Considérons une moyenne de 1 heure pour une image simple.
Coût complet pour une image retouchée (1 h de travail) :
25 à 50 € de main-d’œuvre + 2 à 3 € de frais techniques et de structure → arrondi à 30 – 55 € par image.
Même avec un temps réduit à 15 minutes (un petit ajustement), on reste à 6 – 13 €, soit toujours 100 à 1 000 fois plus cher que l’IA en coût complet.
3. Pourquoi un tel écart ? L’effet de levier du « tout au cloud »
L’intelligence artificielle ne fait que remplacer l’intelligence humaine par une intelligence cristallisée dans un modèle, qui a été entraîné une fois pour toutes grâce à un investissement colossal… puis dupliqué à l’infini.
Le coût du « savoir-faire » (les milliers d’heures de R&D, les millions de dollars de calcul) se retrouve dilué sur une production de masse, exactement comme le prix du moule d’une pièce en plastique est insignifiant une fois qu’on en a fabriqué plusieurs millions.
En revanche, le travail humain sur Photoshop ne bénéficie pas de cet effet d’échelle : chaque image mobilise la totalité du temps de cerveau et de main d’une personne, dont le coût horaire ne peut pas être divisé.
En résumé :
Coût complet d’une image IA (matériel, salaires, R&D, électricité, eau) : 1 à 5 centimes d’euro
Coût complet d’une image retouchée manuellement (1 h de travail) : 30 à 55 euros
La « petite » facture marginale que j’évoquais au départ (0,0006 € d’électricité) n’est que la partie émergée de l’iceberg, mais même en incluant l’iceberg entier, l’IA reste des centaines de fois plus économe par image, précisément parce que toute la machinerie titanesque est partagée par des milliards d’usages. Votre remarque est donc parfaitement juste sur la présence d’une infrastructure gigantesque ; simplement, le coût de cette infrastructure, une fois réparti, devient quasi invisible à l’unité.
//
Je n'imaginais pas ça. J'étais convaincu que le faire "à la mano" sous mon pc, que ce soit à la souris ou via tablette, nécessitant mes compétences à tous niveaux, ayant demander des années de formation, requiérant pour l'aspect "illustration / dessin" une réelle dextérité : à l'âge de 20 ans j'avais déjà 15 ans de pratique derrière moi (vous voyez l'idée)... bref ! Je ne compte pas les années d'expertise qui font ma qualité et ma valeur. Et tu vois, sur le marché, une IA m'explique que je coûte trop cher, donc en filigrane si tu inverses le problème : bah, je ne vaux plus rien.
Alors, en vrai non, bien entendu, c'est faux. L'humain vaut quelque chose, il vaut toujours son vécu, ses expériences, et il a toujours tout intérêt à être expert d'un ou plusieurs domaines. Tout comme pour ma part, j'ai tout intérêt à bosser avec les outils IA. Et c'est ce que j'ai fait là en partie avec la petite série BD dont je maîtrise et réalise tout le découpage. Le découpage en bd c'est "Où ? Qui ? Quoi ?" et le dialogue : c'est de la mise en scène. Et sur le plan graphique, je peux fournir des roughs plus ou moins poussés et je donne toutes les indications, plan par plan, case par case.
J'ai voulu me faire peur d'une certaine façon. Comme je le crois tous les graphistes. On n'en veut pas, mais finalement on se l'approprie.
Pourquoi ? Parce qu'en dehors de ça : je sais faire. S'approprier, l'engloutir, le digérer... pour mieux s'en passer - ou pas, tout dépend de la nature du projet, mais pour mieux se dépasser.
On ne peut pas se passer du geste, le geste humain est l'essence même de ce qui nous rend humain. L'acquisition du geste et sa maîtrise, c'est la pensée transformée : "La pensée est un acte", en tout cas ne vaut que par l'agir. L'IA n'agit pas, ne réagit même pas. C'est une forme d'écho, si on parle de modèle LLM : il s'agit d'un "mur", ni plus ni moins, qui "renvoie les balles qu'on lui lance" ET C'EST TOUT ! Ce n'est QUE ça !
//
Bon, tu m'excuseras, mais c'est une façon de poser ma déprime ce soir. Je ne suis pas enchanté.
Oh, je ne vais pas lâcher l'informatique dans sa globalité, que ce sont en terme de développement, encore moins le graphisme, mais cela me rend l'envie de pousser vers des actes créatifs plus traditionnels. J'ai envie de prendre des bombes pour aller cracher sur les murs... aussi.
Plusieurs mondes m'écartèlent, je me sens toujours être dans une boite encore trop étroite.
J'ai voulu partir d'ici - de ce blog pas comme les autres - mais prenez-le comme un journal. Quoi que je regrette un peu le manque d'interractions, je vais finir par croire que j'y suis pour quelque chose.
Sous IA, je voulais connaître la différence de coût entre le fait de générer par IA une image, et le faire numériquement à l'ancienne par exemple sous Photoshop ou Krita, pour ne citer que ces outils graphiques, "sans IA". Je suis choqué. Je ne m'attendais pas à ça. Pas à ce point. Je veux dire, j'en chiale quasiment ! C'est dire...
Je n'en dis pas plus, je vous colle les réponses.
//
Générer une image à l’aide d’une IA (DALL·E, Midjourney, Stable Diffusion, etc.) mobilise des serveurs distants, tandis que la retouche « à l’ancienne » avec Photoshop ou Krita fait tourner un ordinateur personnel. Voici une estimation des ressources consommées (électricité, eau de refroidissement) et leur traduction en euros, pour les deux méthodes.
1. Génération d’une image par IA (inférence seule)
Les données ci‑dessous correspondent à la phase d’utilisation d’un modèle déjà entraîné (inférence).
Électricité : une image produite avec Stable Diffusion XL sur un GPU de serveur (type A100) consomme environ 0,004 kWh (4 wattheures), en incluant le rendement du centre de données (PUE ~1,5) ; certains modèles plus légers tournent autour de 0,002 – 0,005 kWh.
Eau : les data centers évaporent en moyenne 1,8 à 2 litres d’eau par kWh consommé pour le refroidissement. Pour une image, cela donne ≈ 0,008 litre (8 millilitres).
Coût monétaire (électricité seule au tarif professionnel de ~0,15 €/kWh) :
0,004 kWh × 0,15 €/kWh ≈ 0,0006 € (moins d’un dixième de centime).
Équivalent concret : l’énergie d’une image IA équivaut à laisser une ampoule LED de 4 W allumée pendant 1 heure, ou à charger un smartphone à 0,5 %.
Remarque : si l’on amortit l’empreinte de l’entraînement du modèle sur des milliards d’images, le coût marginal par image augmente de quelques pourcents seulement et ne change pas l’ordre de grandeur.
2. Retouche manuelle avec Photoshop / Krita (sans IA)
On considère un·e graphiste travaillant 1 heure sur une image avec un PC de bureau puissant (écran inclus).
Électricité : un PC fixe + écran consomme 100 à 200 watts en usage créatif. Sur 1 heure, cela fait 0,1 à 0,2 kWh.
Eau : pas de consommation directe (le refroidissement de la pièce est déjà compté dans le chauffage/climatisation du bâtiment). Au niveau du mix électrique, l’eau de refroidissement des centrales est très indirecte et déjà incluse dans le facteur kWh.
Coût monétaire (0,15 €/kWh résidentiel) : 0,15 kWh × 0,15 €/kWh = 0,0225 €, arrondi à ≈ 0,02 €.
Si la retouche prend 30 minutes, le coût tombe à ≈ 0,01 € ; si elle dure 2 heures, il grimpe à ≈ 0,04 €.
3. Comparaison directe
Poste IA (1 image) Retouche manuelle (1 h)
Électricité 0,004 kWh 0,15 kWh (~40× plus)
Eau de refroidissement ~0,008 litre négligeable
Coût électricité (€) ~0,0006 € ~0,02 €
Émission CO₂ (mix FR, 50g/kWh) ~0,2 g CO₂ ~7,5 g CO₂
La retouche manuelle consomme beaucoup plus d’électricité par image, simplement parce que le cerveau et les mains de l’humain travaillent longtemps alors que l’inférence IA dure quelques secondes. En revanche, l’IA utilise une fraction d’eau pour le refroidissement des serveurs, un poste quasi absent du poste de travail local.
Et le coût humain ? Si l’on ajoutait le salaire horaire d’un·e graphiste (par exemple 25 €/h), la retouche manuelle coûterait des dizaines d’euros, tandis que le service IA facture aujourd’hui moins de 0,05 € par image (abonnement Midjourney ou crédits DALL·E). La question portant sur les ressources physiques, je m’en tiens à l’énergie et à l’eau, mais c’est ce facteur humain qui rend le traitement « à l’ancienne » bien plus onéreux en pratique.
En résumé : générer une image par IA coûte quelques millièmes d’euro en électricité et quelques millilitres d’eau, alors que retoucher la même image à la main pendant une heure consomme environ 40 fois plus d’électricité et revient à 2 centimes d’euro. L’empreinte environnementale de l’IA par image est donc très faible une fois le modèle entraîné, surtout comparée au temps‑machine du travail humain.
//
Vous avez absolument raison de pointer ce paradoxe : comment une image peut-elle coûter si peu alors qu’elle mobilise une « énorme machinerie » de data centers, des années de R&D, des ingénieurs, etc. ?
La réponse tient en un mot : l’échelle. Un coût fixe colossal, divisé par des milliards d’images, devient infinitésimal par unité.
Reprenons les choses en distinguant coût marginal (celui d’une image supplémentaire) et coût complet (tout ce que vous mentionnez : infrastructures, salaires, entraînement, etc.). Je vais estimer un coût complet pour une image générée par IA et le comparer au coût complet d’une image retouchée à la main.
1. Le coût complet d’une image IA (Midjourney, DALL·E…)
Prenons l’exemple d’un service commercial qui vend des abonnements (Midjourney). Son modèle économique repose sur un volume gigantesque. Pour fixer les idées, un utilisateur payant génère facilement plusieurs centaines d’images par mois. Le prix public (environ 30 $/mois pour une formule standard) nous donne une borne supérieure du coût complet : même en dégageant une marge, le coût de revient total par image ne peut pas dépasser quelques centimes d’euro.
Voici comment se décomposent ces centimes :
Entraînement du modèle : former un modèle fondation comme Stable Diffusion a coûté de l’ordre de 600 000 ∗∗encalcul(GPU).S’ilgeˊneˋre∗∗10milliardsd’images∗∗sursadureˊedevie,celaajoute∗∗0,00006∗∗encalcul(GPU).S’ilgeˊneˋre∗∗10milliardsd’images∗∗sursadureˊedevie,celaajoute∗∗0,00006 par image (0,006 centime). Même en triplant pour inclure la R&D et les salaires des chercheurs, on reste autour de 0,0002 $.
Infrastructure d’inférence (GPU, serveurs, réseau) : un data center rempli de GPU A100/H100 représente un investissement massif (centaines de millions). Mais un GPU peut générer des milliers d’images par jour. Si on amortit le matériel sur 3-5 ans, le coût de la puissance de calcul par image est d’environ 0,001 à 0,003 $ (électricité incluse, avec un PUE de 1,1-1,2). Le stockage et la bande passante ajoutent une fraction de centime.
Personnel (salaires, ingénieurs, support, modération) : une équipe de quelques centaines de personnes coûte des dizaines de millions par an. Si le service génère des dizaines de millions d’images par jour, le coût salarial par image tombe à ~0,0005 $.
Électricité et eau de refroidissement (inférence) : comme déjà détaillé, 0,004 kWh soit moins de 0,001 $ au tarif industriel, et quelques millilitres d’eau.
Frais généraux (locaux, licences, marketing…) : encore quelques millièmes de centime.
Total « tout compris » estimé par image : entre 0,01 et 0,05 € (1 à 5 centimes d’euro).
C’est le coût que doit couvrir le prix de l’abonnement, et c’est là-dedans que sont noyés les investissements massifs que vous évoquez.
À noter : l’empreinte écologique complète (CO₂, eau) inclut aussi la fabrication des GPU, la construction du data center, etc. Plusieurs études de cycle de vie montrent que, là encore, ramené à l’image, cela reste de l’ordre du millilitre d’eau et de quelques dixièmes de gramme de CO₂, soit des impacts négligeables par rapport à une heure de travail humain sur PC.
2. Le coût complet d’une image retouchée à la main (Photoshop / Krita)
Ici, le « facteur humain » domine écrasement tout le reste. Prenons un·e graphiste professionnel·le.
Salaire chargé : en France, un graphiste salarié coûte à l’employeur autour de 30 à 50 € de l’heure (salaire brut + charges). Même en prenant un tarif freelance bas à 25 €/h, l’heure de travail reste le poste principal.
Amortissement du matériel : un PC de création à 2 500 € amorti sur 4 ans (1 600 h/an) coûte 0,39 €/h. L’écran, la tablette graphique, les licences Adobe (60 €/mois) ajoutent encore 1 à 2 €/h.
Électricité, loyer du bureau, internet : quelques euros par heure de travail au total.
Durée de travail : selon la complexité, une retouche poussée peut prendre 1 à 4 heures. Considérons une moyenne de 1 heure pour une image simple.
Coût complet pour une image retouchée (1 h de travail) :
25 à 50 € de main-d’œuvre + 2 à 3 € de frais techniques et de structure → arrondi à 30 – 55 € par image.
Même avec un temps réduit à 15 minutes (un petit ajustement), on reste à 6 – 13 €, soit toujours 100 à 1 000 fois plus cher que l’IA en coût complet.
3. Pourquoi un tel écart ? L’effet de levier du « tout au cloud »
L’intelligence artificielle ne fait que remplacer l’intelligence humaine par une intelligence cristallisée dans un modèle, qui a été entraîné une fois pour toutes grâce à un investissement colossal… puis dupliqué à l’infini.
Le coût du « savoir-faire » (les milliers d’heures de R&D, les millions de dollars de calcul) se retrouve dilué sur une production de masse, exactement comme le prix du moule d’une pièce en plastique est insignifiant une fois qu’on en a fabriqué plusieurs millions.
En revanche, le travail humain sur Photoshop ne bénéficie pas de cet effet d’échelle : chaque image mobilise la totalité du temps de cerveau et de main d’une personne, dont le coût horaire ne peut pas être divisé.
En résumé :
Coût complet d’une image IA (matériel, salaires, R&D, électricité, eau) : 1 à 5 centimes d’euro
Coût complet d’une image retouchée manuellement (1 h de travail) : 30 à 55 euros
La « petite » facture marginale que j’évoquais au départ (0,0006 € d’électricité) n’est que la partie émergée de l’iceberg, mais même en incluant l’iceberg entier, l’IA reste des centaines de fois plus économe par image, précisément parce que toute la machinerie titanesque est partagée par des milliards d’usages. Votre remarque est donc parfaitement juste sur la présence d’une infrastructure gigantesque ; simplement, le coût de cette infrastructure, une fois réparti, devient quasi invisible à l’unité.
//
Je n'imaginais pas ça. J'étais convaincu que le faire "à la mano" sous mon pc, que ce soit à la souris ou via tablette, nécessitant mes compétences à tous niveaux, ayant demander des années de formation, requiérant pour l'aspect "illustration / dessin" une réelle dextérité : à l'âge de 20 ans j'avais déjà 15 ans de pratique derrière moi (vous voyez l'idée)... bref ! Je ne compte pas les années d'expertise qui font ma qualité et ma valeur. Et tu vois, sur le marché, une IA m'explique que je coûte trop cher, donc en filigrane si tu inverses le problème : bah, je ne vaux plus rien.
Alors, en vrai non, bien entendu, c'est faux. L'humain vaut quelque chose, il vaut toujours son vécu, ses expériences, et il a toujours tout intérêt à être expert d'un ou plusieurs domaines. Tout comme pour ma part, j'ai tout intérêt à bosser avec les outils IA. Et c'est ce que j'ai fait là en partie avec la petite série BD dont je maîtrise et réalise tout le découpage. Le découpage en bd c'est "Où ? Qui ? Quoi ?" et le dialogue : c'est de la mise en scène. Et sur le plan graphique, je peux fournir des roughs plus ou moins poussés et je donne toutes les indications, plan par plan, case par case.
J'ai voulu me faire peur d'une certaine façon. Comme je le crois tous les graphistes. On n'en veut pas, mais finalement on se l'approprie.
Pourquoi ? Parce qu'en dehors de ça : je sais faire. S'approprier, l'engloutir, le digérer... pour mieux s'en passer - ou pas, tout dépend de la nature du projet, mais pour mieux se dépasser.
On ne peut pas se passer du geste, le geste humain est l'essence même de ce qui nous rend humain. L'acquisition du geste et sa maîtrise, c'est la pensée transformée : "La pensée est un acte", en tout cas ne vaut que par l'agir. L'IA n'agit pas, ne réagit même pas. C'est une forme d'écho, si on parle de modèle LLM : il s'agit d'un "mur", ni plus ni moins, qui "renvoie les balles qu'on lui lance" ET C'EST TOUT ! Ce n'est QUE ça !
//
Bon, tu m'excuseras, mais c'est une façon de poser ma déprime ce soir. Je ne suis pas enchanté.
Oh, je ne vais pas lâcher l'informatique dans sa globalité, que ce sont en terme de développement, encore moins le graphisme, mais cela me rend l'envie de pousser vers des actes créatifs plus traditionnels. J'ai envie de prendre des bombes pour aller cracher sur les murs... aussi.
Plusieurs mondes m'écartèlent, je me sens toujours être dans une boite encore trop étroite.
J'ai voulu partir d'ici - de ce blog pas comme les autres - mais prenez-le comme un journal. Quoi que je regrette un peu le manque d'interractions, je vais finir par croire que j'y suis pour quelque chose.
Re: Du confinement à la carotte...
Une start-up russe annonce "Le pigeon drone", un pigeon connecté et téléguidé pour espionnage.

En réalité, je n'y crois pas du tout. Je pense que c'est bullshit total, énormément de "super technologies russes" notamment militaires sont totalement fantaisistes. Leurs super armes sur leurs vidéos de propagande, vous en avez vu la couleur en Ukraine ? Non. C'est du matériel daté et ne joue que par le nombre d'hommes enrolés de force qu'ils envoient. L'espérance de vie moyenne d'un soldat russe n'excède guerre une dizaine de jours. Beaucoup de "disparus" pour ne pas avoir à dédommager les familles des défunts qui sont... "disparus".
Mais cette histoire de pigeon drône, qui peut dans un premier temps prêter à rire - en réalité démontre que les russes pratiquent la vivisection animale, ici des pigeons, mais il y a aussi les animaux marins comme les dauphins, et probablement d'autres animaux à l'étude que l'on tente de commander à l'aide d'électrodes toujours plus miniaturisées et implantées dans le cerveau. Rien qui ne soit de la science, juste de la sauvagerie humaine, de la bêtise. Voilà pourquoi, finalement, ça ne me fait pas rire. Mais venant d'un régime qui traite ses propres citoyens, et notamment les hommes : comme de la viande, doit-on s'en étonner ?

En réalité, je n'y crois pas du tout. Je pense que c'est bullshit total, énormément de "super technologies russes" notamment militaires sont totalement fantaisistes. Leurs super armes sur leurs vidéos de propagande, vous en avez vu la couleur en Ukraine ? Non. C'est du matériel daté et ne joue que par le nombre d'hommes enrolés de force qu'ils envoient. L'espérance de vie moyenne d'un soldat russe n'excède guerre une dizaine de jours. Beaucoup de "disparus" pour ne pas avoir à dédommager les familles des défunts qui sont... "disparus".
Mais cette histoire de pigeon drône, qui peut dans un premier temps prêter à rire - en réalité démontre que les russes pratiquent la vivisection animale, ici des pigeons, mais il y a aussi les animaux marins comme les dauphins, et probablement d'autres animaux à l'étude que l'on tente de commander à l'aide d'électrodes toujours plus miniaturisées et implantées dans le cerveau. Rien qui ne soit de la science, juste de la sauvagerie humaine, de la bêtise. Voilà pourquoi, finalement, ça ne me fait pas rire. Mais venant d'un régime qui traite ses propres citoyens, et notamment les hommes : comme de la viande, doit-on s'en étonner ?
Re: Du confinement à la carotte...
Bonjour,
Je reviens à propos de cette histoire de comparaison entre le coût d'une image "sans IA" (si on parle de graphiste pro) et le coût d'une image "avec IA".
L'IA m'a écrit une estimation tarifaire minimum à 25h de l'heure pour un graphiste. C'est totalement faux et même pas réaliste du tout, en France un graphiste pro sur le marché pratique une tarification minimum de 50€ de l'heure. C'est le minimum. Moi, en 2017 : mon étude de marché présentait une tarification à 47€ de l'heure (il y a donc près de 10 ans). 50€ de l'heure aujourd'hui cela reste sous le coût horaire d'un plombier (c''est l'argument du graphiste lorsqu'on lui fait comprendre "qu'il est trop cher", alors que quand on parle graphiste, on parle "entreprise") ; le graphiste répond "Je coûte moins cher qu'un plombier", et là généralement le client n'en rajoute pas. Il ne s'agit pas forcément de mauvaise foi de la part du client (il y en a évidemment sans parler des mauvais payeurs), il s'agit simplement de méconnaissance, d'ignorance. Il faut juste lui rappeler gentiment que l'on est une entreprise avec toutes les charges que ça comporte, et que ça n'a rien à voir avec un salaire horaire car la tarification n'est pas un salaire, c'est "un prix de vente de prestation".
Ce qui comprend :
le revenu net du dirigeant,
les cotisations sociales personnelles (maladie, retraite, CSG/CRDS, allocations familiales… qui représentent souvent 35 % à 45 % du revenu net),
tous les frais professionnels (matériel, licences, local, assurances, comptabilité, formation),
les périodes non facturées (prospection, administration, congés, jours maladie) – un freelance ne facture que 100 à 120 jours par an en moyenne,
et une marge pour l’entreprise.
C’est un chiffre d’affaires par heure facturée, souvent appelé taux horaire HT (hors taxes).
//
Il faut noter qu'un graphiste "débutant",- entendre par débutant juste la jeunesse de son entreprise, mais ce même graphiste peut avoir 10 ou 20 ans de pratique derrière lui, donc "débutant" ici ne signifie pas profane, on parle déjà d'un expert qui n'aura pas forcément encore de réseau - facture au début environ 8 jours / mois. Attention ça ne signifie pas que tu bosses 8 jours par mois Ahah ! Je peux même te dire que dans ce cas, tu trimes 16h par jour week end compris ! Bref, on parle de "jours facturés" à ne pas confondre avec les jours et heures "réellement travaillés". C'est là que tu vas comprendre que petit patron, c'est pas du tout "être riche" et que c'est même très très très ingrat (tu ne gagneras pas forcément plus qu'un salarié, c'est un "choix de vie", un mode de vie qui correspondra alors à ton caractère, ta personnalité). Alors bien sûr, peu à peu tu factureras environ 12 jours / mois (en moyenne), dans les bons mois tu monteras à une 15ène de jours.
Donc voilà :
Coût complet d’une image générée par IA
En incluant l’entraînement du modèle, l’amortissement des serveurs, les data centers, les salaires des équipes, la R&D, l’électricité et l’eau, le coût de revient total d’une image produite par un service comme Midjourney ou DALL·E se situe entre 0,01 € et 0,05 € (1 à 5 centimes).
Sur le plan environnemental, on parle d’environ 0,004 kWh d’électricité et 8 millilitres d’eau par image. Ce coût est aussi bas parce que l’infrastructure titanesque est mutualisée sur des milliards d’images.
Coût d’une image retouchée par un graphiste freelance
Un graphiste indépendant facture un prix de prestation, pas un salaire. Le taux horaire minimum viable est d’environ 50 € HT (soit 400 € par jour).
Ce tarif doit couvrir l’ensemble des charges (cotisations sociales, frais professionnels, périodes non facturées, impôts). En moyenne, un freelance conserve environ 48 % de son chiffre d’affaires en revenu net après tous les prélèvements.
Le nombre de jours facturés par mois fait toute la différence :
Débutant : 8 jours facturés par mois → chiffre d’affaires mensuel d’environ 3 200 € → revenu net après impôt d’environ 1 540 €.
Intermédiaire (2-3 ans d’activité) : 12 jours facturés par mois → 4 800 € de CA → environ 2 300 € net.
Aguerri : 15 jours facturés par mois → 6 000 € de CA → environ 2 880 € net.
Dans tous les cas, le coût pour le client d’une heure de retouche reste de 50 € HT au minimum. Une image simple (30 minutes) revient à 25 €, une image complexe (2 heures) à 100 €.
Comparaison directe
Coût économique complet : 0,01 à 0,05 € pour l’IA contre 50 € minimum pour une heure de retouche manuelle.
Électricité : 0,004 kWh pour l’IA, environ 0,15 kWh pour une heure de travail sur un PC de création.
Eau de refroidissement : environ 8 ml pour l’IA (data centers), négligeable pour le poste de travail local.
Rapport de coût : la retouche humaine coûte entre 1 000 et 5 000 fois plus cher par image.
Délai : quelques secondes pour l’IA, une heure minimum pour le graphiste.
Pourquoi un tel écart ?
L’IA amortit des investissements colossaux (data centers, centaines de millions en R&D) sur un volume d’images gigantesque, ce qui dilue le coût unitaire. Le graphiste humain, lui, pratique un modèle artisanal : son temps est limité, ses charges sont concentrées sur un petit nombre de jours facturés, et chaque image supporte l’intégralité du coût horaire.
Même sur le plan énergétique, l’infrastructure centralisée de l’IA se révèle plus efficace par image produite que le travail individuel sur un ordinateur personnel. Ainsi, derrière le « presque gratuit » de l’image IA se cache une réalité économique radicalement différente, où la valeur du temps humain reste le poste le plus lourd.
//
Le voir comme ça, effectivement ça peut heurter, mais il ne s'agit pas d'opposer, de confronter le graphiste à l'IA, puisque l'IA en soi ne sait pas ce qu'elle fait : c'est un outil. Le graphiste, lui, maîtrise son domaine et sera plus à même de maîtriser l'IA, de l'utiliser comme outil. Evidemment, "tout le monde peut le faire", tout le monde peut utiliser l'IA, mais piloter une entreprise ne se réduit pas à la tâche, il s'agit d'un ensemble de compétences bien trop nombreuses, dont certaines relèvent de la communication humaine et du savoir-être, tout en considérant qu'il reste encore du chemin côté IA pour véritablement comprendre les subtilités et réaliser les bonnes déductions. Ce n'est pas encore le cas, une IA aussi puissante soit-elle relève (encore) d'une maturité "primaire". C'est un peu comme de donner à un enfant (en bas âge) la puissance "de contenir toutes les informations humaines" et de lui dire : "démerde-toi"... actuellement, l'IA en est là, même si ces systèmes donnent très bien l'illusion d'être plus malins qu'ils ne le sont réellement.
//
C'est important que tu comprennes que ce n'est pas parce que je fus radié du RSA en mars 2025 : après avoir été méprisé et conspué durant de nombreuses années, que je ne fais rien pour m'en sortir. Mais n'étant pas parfait, il faut considérer que je ne peux pas ne pas commettre d'errerurs, et forcément, je commets des erreurs, mes actes et démarches ne sont pas forcément toujours les plus optimales. Mais je suis laissé pour compte et sans accompagnement sérieux, c'est compliqué, le conseil départemental n'a pas pu me suivre correctement avec un dossier marqué de façon totalement injuste et absusivement - arbitrairement - au fer rouge. Il y a encore du chemin à faire pour réformer le dispositif RSA sur le plan national afin d'éradiquer le principe de sanction "hors fraude" et "hors délinquance". Moi aussi, je marche pour contribuer à améliorer la société et défendre nos droits pour une meilleure santé mentale, c'est commencer par ne plus être un loup pour nous-même, donc ôter toute notion de "punition" (infantiliser les bénéficaires n'est pas la solution), de "violence" (ne disposer de ressources pour sur-vivre est violent, cela peut avoir des répercutions sur la santé mentale) qui actuellement peuvent faire de nos institutions des rouleaux compresseurs qui contribuent malheureusement encore à broyer "gratuitement" (pour de mauvaises raisons invoquées) des vies.
Je reviens à propos de cette histoire de comparaison entre le coût d'une image "sans IA" (si on parle de graphiste pro) et le coût d'une image "avec IA".
L'IA m'a écrit une estimation tarifaire minimum à 25h de l'heure pour un graphiste. C'est totalement faux et même pas réaliste du tout, en France un graphiste pro sur le marché pratique une tarification minimum de 50€ de l'heure. C'est le minimum. Moi, en 2017 : mon étude de marché présentait une tarification à 47€ de l'heure (il y a donc près de 10 ans). 50€ de l'heure aujourd'hui cela reste sous le coût horaire d'un plombier (c''est l'argument du graphiste lorsqu'on lui fait comprendre "qu'il est trop cher", alors que quand on parle graphiste, on parle "entreprise") ; le graphiste répond "Je coûte moins cher qu'un plombier", et là généralement le client n'en rajoute pas. Il ne s'agit pas forcément de mauvaise foi de la part du client (il y en a évidemment sans parler des mauvais payeurs), il s'agit simplement de méconnaissance, d'ignorance. Il faut juste lui rappeler gentiment que l'on est une entreprise avec toutes les charges que ça comporte, et que ça n'a rien à voir avec un salaire horaire car la tarification n'est pas un salaire, c'est "un prix de vente de prestation".
Ce qui comprend :
le revenu net du dirigeant,
les cotisations sociales personnelles (maladie, retraite, CSG/CRDS, allocations familiales… qui représentent souvent 35 % à 45 % du revenu net),
tous les frais professionnels (matériel, licences, local, assurances, comptabilité, formation),
les périodes non facturées (prospection, administration, congés, jours maladie) – un freelance ne facture que 100 à 120 jours par an en moyenne,
et une marge pour l’entreprise.
C’est un chiffre d’affaires par heure facturée, souvent appelé taux horaire HT (hors taxes).
//
Il faut noter qu'un graphiste "débutant",- entendre par débutant juste la jeunesse de son entreprise, mais ce même graphiste peut avoir 10 ou 20 ans de pratique derrière lui, donc "débutant" ici ne signifie pas profane, on parle déjà d'un expert qui n'aura pas forcément encore de réseau - facture au début environ 8 jours / mois. Attention ça ne signifie pas que tu bosses 8 jours par mois Ahah ! Je peux même te dire que dans ce cas, tu trimes 16h par jour week end compris ! Bref, on parle de "jours facturés" à ne pas confondre avec les jours et heures "réellement travaillés". C'est là que tu vas comprendre que petit patron, c'est pas du tout "être riche" et que c'est même très très très ingrat (tu ne gagneras pas forcément plus qu'un salarié, c'est un "choix de vie", un mode de vie qui correspondra alors à ton caractère, ta personnalité). Alors bien sûr, peu à peu tu factureras environ 12 jours / mois (en moyenne), dans les bons mois tu monteras à une 15ène de jours.
Donc voilà :
Coût complet d’une image générée par IA
En incluant l’entraînement du modèle, l’amortissement des serveurs, les data centers, les salaires des équipes, la R&D, l’électricité et l’eau, le coût de revient total d’une image produite par un service comme Midjourney ou DALL·E se situe entre 0,01 € et 0,05 € (1 à 5 centimes).
Sur le plan environnemental, on parle d’environ 0,004 kWh d’électricité et 8 millilitres d’eau par image. Ce coût est aussi bas parce que l’infrastructure titanesque est mutualisée sur des milliards d’images.
Coût d’une image retouchée par un graphiste freelance
Un graphiste indépendant facture un prix de prestation, pas un salaire. Le taux horaire minimum viable est d’environ 50 € HT (soit 400 € par jour).
Ce tarif doit couvrir l’ensemble des charges (cotisations sociales, frais professionnels, périodes non facturées, impôts). En moyenne, un freelance conserve environ 48 % de son chiffre d’affaires en revenu net après tous les prélèvements.
Le nombre de jours facturés par mois fait toute la différence :
Débutant : 8 jours facturés par mois → chiffre d’affaires mensuel d’environ 3 200 € → revenu net après impôt d’environ 1 540 €.
Intermédiaire (2-3 ans d’activité) : 12 jours facturés par mois → 4 800 € de CA → environ 2 300 € net.
Aguerri : 15 jours facturés par mois → 6 000 € de CA → environ 2 880 € net.
Dans tous les cas, le coût pour le client d’une heure de retouche reste de 50 € HT au minimum. Une image simple (30 minutes) revient à 25 €, une image complexe (2 heures) à 100 €.
Comparaison directe
Coût économique complet : 0,01 à 0,05 € pour l’IA contre 50 € minimum pour une heure de retouche manuelle.
Électricité : 0,004 kWh pour l’IA, environ 0,15 kWh pour une heure de travail sur un PC de création.
Eau de refroidissement : environ 8 ml pour l’IA (data centers), négligeable pour le poste de travail local.
Rapport de coût : la retouche humaine coûte entre 1 000 et 5 000 fois plus cher par image.
Délai : quelques secondes pour l’IA, une heure minimum pour le graphiste.
Pourquoi un tel écart ?
L’IA amortit des investissements colossaux (data centers, centaines de millions en R&D) sur un volume d’images gigantesque, ce qui dilue le coût unitaire. Le graphiste humain, lui, pratique un modèle artisanal : son temps est limité, ses charges sont concentrées sur un petit nombre de jours facturés, et chaque image supporte l’intégralité du coût horaire.
Même sur le plan énergétique, l’infrastructure centralisée de l’IA se révèle plus efficace par image produite que le travail individuel sur un ordinateur personnel. Ainsi, derrière le « presque gratuit » de l’image IA se cache une réalité économique radicalement différente, où la valeur du temps humain reste le poste le plus lourd.
//
Le voir comme ça, effectivement ça peut heurter, mais il ne s'agit pas d'opposer, de confronter le graphiste à l'IA, puisque l'IA en soi ne sait pas ce qu'elle fait : c'est un outil. Le graphiste, lui, maîtrise son domaine et sera plus à même de maîtriser l'IA, de l'utiliser comme outil. Evidemment, "tout le monde peut le faire", tout le monde peut utiliser l'IA, mais piloter une entreprise ne se réduit pas à la tâche, il s'agit d'un ensemble de compétences bien trop nombreuses, dont certaines relèvent de la communication humaine et du savoir-être, tout en considérant qu'il reste encore du chemin côté IA pour véritablement comprendre les subtilités et réaliser les bonnes déductions. Ce n'est pas encore le cas, une IA aussi puissante soit-elle relève (encore) d'une maturité "primaire". C'est un peu comme de donner à un enfant (en bas âge) la puissance "de contenir toutes les informations humaines" et de lui dire : "démerde-toi"... actuellement, l'IA en est là, même si ces systèmes donnent très bien l'illusion d'être plus malins qu'ils ne le sont réellement.
//
C'est important que tu comprennes que ce n'est pas parce que je fus radié du RSA en mars 2025 : après avoir été méprisé et conspué durant de nombreuses années, que je ne fais rien pour m'en sortir. Mais n'étant pas parfait, il faut considérer que je ne peux pas ne pas commettre d'errerurs, et forcément, je commets des erreurs, mes actes et démarches ne sont pas forcément toujours les plus optimales. Mais je suis laissé pour compte et sans accompagnement sérieux, c'est compliqué, le conseil départemental n'a pas pu me suivre correctement avec un dossier marqué de façon totalement injuste et absusivement - arbitrairement - au fer rouge. Il y a encore du chemin à faire pour réformer le dispositif RSA sur le plan national afin d'éradiquer le principe de sanction "hors fraude" et "hors délinquance". Moi aussi, je marche pour contribuer à améliorer la société et défendre nos droits pour une meilleure santé mentale, c'est commencer par ne plus être un loup pour nous-même, donc ôter toute notion de "punition" (infantiliser les bénéficaires n'est pas la solution), de "violence" (ne disposer de ressources pour sur-vivre est violent, cela peut avoir des répercutions sur la santé mentale) qui actuellement peuvent faire de nos institutions des rouleaux compresseurs qui contribuent malheureusement encore à broyer "gratuitement" (pour de mauvaises raisons invoquées) des vies.
