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Pleuré a mon oral

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Souris Verte

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Souris Verte » 15 févr. 2014 08:20

Bonjour à tous

Je ne suis pas ES mais CESF. Mais je me dis que je peux tout de même donner mon avis.

Si tu as pleuré mais qu'à côté de ça tu as démontré des épaules solides, des arguments intéressants et démontrant que tu es en capacité de poursuivre une telle formation, je ne vois pas pourquoi pleurer serait un point négatif. Tu es en début de formation, tu as été sans doute très stressé par cet entretien, ce qui t'a bloqué dans l'expression de tes idées, ça ne veut pas dire que tu n'as pas ta place chez les travailleurs sociaux. Ser, ce n'est pas un point positif, on n'aime jamais voir quelqu'un pleurer, mais ce n'est pas forcément négatif. Surtout qu'apparemment ça s'est pas trop mal passé en entretien de groupe... Il faut dire que vos sélections sont rudes psychologiquement... en CESF nous avons un entretien individuel sur nos motivations et c'est tout.

Ne perds pas espoir, rien n'est joué pour moi, et apparemment pour d'autres aussi. Si nous sommes plusieurs à penser cela, alors il y a des chances que le jury l'ait pensé aussi. Tu nous diras ce qu'il en est si tu le souhaites. Bon courage pour la suite

Souris Verte

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Souris Verte » 15 févr. 2014 08:22

Ah ben je n'avais point vu que tu avais un deuxième entretien... Alors voilà, c'est passé au final. Bon courage !!

Malyse

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Malyse » 15 févr. 2014 08:26

Je suis plutôt d'accord avec Ser, il ne s'agit que d'un concours d'entrée pour accéder à un formation, si vous pleurez déjà.... qu'est ce que ça va être ensuite?
J'ai moi-même fait partie des jurys il y a quelques années, le fait de pleurer est aussi un aveu d'immaturité et de fragilité qui peut faire penser que l'on n'est pas "prêt".

Aissé, si cette formation est si importante pour toi, j'imagine que tu as passé plusieurs concours et peut-être plusieurs oraux, ça s'est peut-être mieux passé ailleurs. C'est ce que je te souhaite en tout cas.

Souris Verte

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Souris Verte » 15 févr. 2014 11:01

Quel est l'objectif de lui faire comprendre que c'est quelqu'un de fragile car il a osé pleurer ? Si ce n'est lui faire perdre confiance en lui ? Oui nous devons lui faire voir la réalité, que devenir ES exigera de lui une certaine solidité, mais le décourager n'est pas non plus une solution. Il ne s'agit que d'un concours pour vous, mais il est stressant pour les candidats. Qu'est ce que sera la suite s'il tient une telle attitude à un concours ? Et bien chacun apprend de ses "erreurs", on évolue tous, la formation et l'expérience l'y aidera. Si par la suite, en formation, il démontre des signes évidents de fragilité, alors oui là il pourrait effectivement se poser des questions. Mais s'il est sûr de sa motivation et qu'il a su le démontrer au jury malgré cela, alors il faut y voir du potentiel et non pas uniquement de la fragilité. Nous ne connaissons pas son parcours, ni ses expériences. Il a su verbaliser ses émotions, expliquer au jury que cela était dû au stress. A côté de ça nous n'avons aucune visibilité sur son parcours et ce qu'il a pu dire à côté. Il a même obtenu un second entretien, signe qu'il y a eu à l'évidence du positif.

Malyse

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Malyse » 15 févr. 2014 18:10

Souris Verte, mon objectif n'était pas de rabaisser Aissé ou de lui faire perdre confiance, je donnais juste mon avis en toute honnêteté. Pour pouvoir évoluer il faut aussi savoir accepter les critiques, positives et négatives.

Souris Verte

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Souris Verte » 16 févr. 2014 14:04

Sauf que dire que pleurer est un aveu d'immaturité et de fragilité (et le dire en plus de cette façon, comme si c'était une vérité générale, quelque chose qui s'applique à chaque situation) c'est un peu rapide et intransigeant. Vous ne le connaissez absolument pas. Je serais un candidat à fleur de peau car très stressé, très inquiet d'échouer, je le prendrais personnellement. Lorsque vous êtes jury, vous avez une position qui vous attribue du pouvoir aux yeux des candidats. Les mots que vous employez sont importants, ils sont lourds de conséquence, et ceux que vous avez employé sont très forts.
Personnellement, je crois plutôt en la pédagogie du positif, dans le fait d'essayer de valoriser les gens et de les tirer vers le haut, que dans la critique, qui telle que vous l'avez formulé, peut passer pour un jugement assez cassant. Chez certains ça les booste, chez d'autres ça les casse. Une telle critique peut faire mal et beaucoup de dégâts. Chacun son positionnement. Charge aux candidats d'avoir assez de prise de recul pour évaluer ce qui est de l'ordre du jugement ou non, ce qui n'est pas facile lorsqu'on est dans une période de mise à l'épreuve de ses compétences, ce qui est le cas dans un concours.

Baleste

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Baleste » 16 févr. 2014 18:32

On va dire, comme ça, que je suis content de faire rire SER.
Mais réduire une émotion forte à une ironie un peu rapide, c'est un peu basique.

Qu'est-ce que des pleurs sinon un surplus d'énergie qui ne trouve pas d'autre moyen pour s'écouler ? Car, dans le cas de Aisse, il ne s'agit pas de pleurnicheries mais bien d'une émotion violente.

Alors à quoi sert la formation ? sinon à canaliser et utiliser cette énergie ?

Il y a des enfants ou des personnes handicapés qui ont le droit d'avoir peur de tomber entre les mains de certains "éducastreurs". Ceux-là ne pleurent pas, ceux-là raisonnent toujours avec des paroles, et des raisonnements,qui ne laissent aucune place au doute, ceux-là avancent dans la vie sans se préoccuper de savoir si leurs paroles et leurs arguments à l’emporte-pièce font du tort aux gens qui doutent. L'empathie ? Ils ne connaissent pas plus que le doute ou la remise en question.

Je souhaite à ces "j'ai-tout-vu- tout bu- tout -lu, je-sais-tout- et - vous me- faites -rire -avec-vos- puérilités" bon vent, bonnes voiles. Mais le jour où ils se cassent la gueule, il n'y a, en général, personne pour les ramasser.

Aissé

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Aissé » 17 févr. 2014 00:37

Merci à ceux qui ont compris que c'était pas de la faiblesse. Parce que je vous assure que du haut de mes 20 ans j'ai vécu énormément de choses que même mes amis les plus proches n'imagine mm pas ! Car je reste toujours forte et jamais je montre que je suis mal. Les gens pensent que je suis une fille avec des problèmes superficielle alors que non. Cette formation à une tel importance pour moi que j'ai craqué on voyant que j'arrivé pas à trouver mes mots! J'espère que le jury va penser comme vous....

Souris Verte

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par Souris Verte » 17 févr. 2014 07:46

Tu as 20 ans et tu as un second entretien. Peu de gens âgés de ton âge en arrivent là où tu es arrivée car d'habitude un si jeune âge effraie un peu le jury. C'est qu'ils doivent quand même voir en toi du potentiel. C'est mon avis. Oublie cet épisode de larmes du premier passage, libère toi de l'angoisse d'avoir pleuré pour gagner en assurance pour le second entretien. Montre maintenant que tu as toutes les aptitudes pour faire cette formation.

révolution

Re: Pleuré a mon oral

Message non lu par révolution » 17 févr. 2014 09:55

Non, des larmes ne sont pas la preuve d'une faiblesse. Elles sont un symptôme d'émotions fortes.
J'ai pleuré, je pleure encore, parce que je suis émue, parce que ce que j'entends me remue les tripes...
Faut savoir faire la différence entre être dans l'émotion, et les accepter et être dans le sentimentalisme. (Dans la première l'émotion fait parti d'un échange, mais en restant suffisamment objectif pour le reconnaitre, dans le second cas, cela ferme toutes les portes à la réflexion, et on tombe dans le côté "bonne âme qui a pitié", contre-productif).


Les larmes ne représentent pas "à tous les coups c'est bon" du sentimentalisme. Elles sont l'expression d'émotions plus ou moins fortes. Savoir les expliquer, est pour moi, une force plus qu'une faiblesse.
Je préfère un éduc qui pleure, qui sait ce que représente ses larmes, qui connait ses limites (pleurer n'est pas forcément synonyme de faiblesse, depuis quand? Interpréter les larmes des autres...C'est effrayant!), plutôt qu'un éduc pour qui une larme est une faiblesse.

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