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morsure en crèche
Re: morsure en creche
Bonjour à tous,
Je viens apporter mon coup de gueule, oups pardon, mon point de vue (car je me rends compte que lorsqu’on est parent d’un mordu, le politiquement correct s’impose au risque de passer du rôle de la victime au rôle de coupable).
Hier, j'ai récupéré mon petit bout mordu! Avec l’empreinte dentaire de 8 jolies dents (juste au dessus de la griffure infligée la veille). Bien sûr, ce n’est pas la première victime. Bien sur comme tout les témoignages, il y a toujours le même enfant coupable, le "mordeur" (qui d’ailleurs griffe, tape ou pousse aussi mais bon….on résume), connu de tous les parents et tous le personnel mais chuuuuuuuuuut, il ne faut pas le dire car le pauvre « il ne faut pas lui coller d'étiquette »! « Oui il ne sait pas verbaliser alors bon ».... « faut le comprendre »....en plus « c'est un phénomène connu et reconnu, fréquent ».... « bien que non acceptable ! » « Il faut lui répéter que ce n'est pas bien et avec le temps ».... « et puis que voulez-vous qu'on fasse d'autres », « c’est quoi la solution? » « Les parents du mordeur se sentent mal » et ... et STOP! (Je vous livre mon résumé et celui d’autres témoignages de parents : en 5 minutes, vous avez l’avocat de la défense qui a donné tous les arguments possibles en stock mais personne n’a parlé du préjudice de la victime...bref votre enfant est mutilé mais on s’attarde a vous démontrer pourquoi). STTOOOOOOOPPPPPPPPP !!!!!
a vous tous professionnels et parents de mordeur :
1/ « Le mordeur » oh oui, j’ose le mot… On l’appelle le mordeur parce que c’est un fait, c’est un enfant qui mord. Si c’était un enfant câlin on l’appellerait le câlineur et ça ne choquerait personne. Là, il mord, c’est un mordeur ! D’ailleurs personne ne réagi sur le terme mordu quand on parle d’un enfant mordu ….. c’est un fait.
2/arrêtons les termes d’étiquettes mais appelons un chat un chat ! Ce n’est pas forcement péjoratif, d’autant que, dans la plupart des cas, les professionnels ne donnent pas le nom de l’enfant. Alors quand on parle de cet enfant qui mord, 2 solutions : soit on se dit « dans notre esprit machiavélique de parent d’enfants mordu, on va lui coller une méchante étiquette, on l’appelera « le mordeur », soit on se dit : « et ben tiens on va faire simple, celui qui a mordu notre enfant on va l’appeler le mordeur ». Parents du mordeur rassurez-vous : dès qu’il ne mordra plus, personne ne l’appellera plus « le mordeur », ce n’est pas une étiquette qu’il va garder toute sa vie (je ne connais pas de parents parlant de l’ex mordeur 10 ans plus tard..).
3/Il ne sait pas verbaliser…. Sans rire… au cas où dans ces structures réservées au moins de trois ans, tous les autres enfants soient des académiciens ! Et même s’ils l’étaient vraiment, il y forcément eu une période où chaque enfant ne maitriser pas un mot de notre belle langue de Molière et pendant cette période et bien … ah ben non, tous les enfants n’ont pas mordus d’autres enfants… Ce ne serait donc pas finalement comme on veut nous le faire croire, « un passage obligé de son développement « (ah oui cette expression je l’aime bien aussi)…. Mais alors comment on fait tous les autres ?????? Y aurait-il d’autres solutions pour s’exprimer quand on ne sait pas verbaliser ???? La majorité des enfants trouveraient-ils chacun une façon de s’exprimer sans violence ???? Ne serait-ce pas là une première piste de réflexion pour apprivoiser le « mordeur » ? Lui trouver SON mode d’expression (en fait autre que la violence). Et là oui je pense que c’est un vrai travail pour les parents du « mordeur » et professionnels que de l’aider à trouver SON mode d’expression(voir chapitres solutions).
4/ « C’est un phénomène connu et reconnu », « c’est banal » (ça c’est pour les plus maladroit qui n’ont pas bien révisé leurs cours) ou « c’est fréquent » …..La belle affaire !!! Tous les témoignages relatent un voire deux (maxi) mordeur par « promotion ». Si cela était si généralisé, on assisterait a des scènes de cannibalisme, remake de « resident evil » dans toutes les structures des enfants de moins de trois ans. Alors oui, on en parle beaucoup(parce que c’est un acte violent qui ne doit pas être banalisé !), c’est connu et reconnu que certains enfants ont recours à cette méthode ; mais non, je refuse de dire que c’est fréquent quand il s’agit d’1 enfant ou 2 sur 30 !!!D’après les différents témoignages, on nous parle de sureffectif :donc ils sont souvent entre 20 et 35 par « classe »et s’il s’agit d’un enfant généralement voire 2 maxi,( toujours d’après ce que je viens de lire sur ce forum et sur d’autres) cela fait en moyenne 5% ! Bon c’est déjà beaucoup pour moi mais peut-on dire que c’est une minorité ? Donc non, ce n’est pas fréquent et on ne peut pas « normaliser » ce phénomène et dire que c’est un problème c’est politiquement incorrect mais ce n’est pas un gros mot !
5/Dire que ce n’est pas acceptable (oui visiblement tout le monde a quand même l’air unanime sur le fait que ah ben non, c’est pas bien de mordre les autres) c’est bien mais concrètement ca donne quoi ?
6/ « il faut lui répéter et un jour ca paye »…OHHHHHHH c’est mignon…… un jour….. « Mais chacun à son rythme »…. « On ne peut pas donner de délai mais c’est sur, il va changer »! mais en attendant que dire à tous ces enfants « qui payent » à coups de morsures, griffures...Ca lui fait une belle jambe a mon fils de 26 mois que je lui dise « mais tu sais mon chéri, il ne se rend pas compte, et on lui a dit que c’était pas bien ». Il est souvent écrit que le mordeur ne se rend pas compte de ce qu’il fait, qu’il ne veut pas faire mal (moi on m’a même dit d’aller me documenter sur le sujet car j’avais des doutes à ce sujet), donc si tout le monde est d’accord pour dire qu’il ne se rend pas compte, comment et pourquoi voulez-vous qu’il change... s’il ne se rend pas compte, il se fait gronder mais il passe bien vite à autre chose… en attendant l’enfant mordu lui a mal, je pense plus longtemps que ne dure « l’éventuelle punition »,ne comprend pas pourquoi il a été agressé( parce que ca il s’en rend bien compte), et finalement ne veut plus retourner à l’école ou change son comportement envers les autres (par peur d’etre agressé, moi il a mordu son frère pour la première fois aujourd’hui…)... Alors que quelqu’un m’explique pourquoi, ou au nom de quoi nous devons accepter que des enfants (1, 5, 10, 20) soient « traumatiser physiquement ou moralement » et (ce souvent plusieurs fois) au bénéfice d’un seul ?
7/c’est quoi la solution ? J’aime bien cette méthode de retourner la question ! C’est pratique ! Mais ca veut dire quoi : nous on sait pas, ou en tout cas ce qu’on a essayé, ca ne marche pas. Le but de cette question c’est quoi ? Nous faire prendre conscience qu’il n’y a pas de solution miracle ? Ca on s’en doute ! Mais entre « on a essayé un ou deux trucs » (que l’on peut nous expliquer histoire de nous rassurer, que oui, l’équipe est consciente du problème et que des solutions ont été testées) et là, on peut rien faire d’autre…. Je n’accepte pas la démission.
8/ « Les parents du mordeur se sentent mal ». Compassion pour le mordeur, maintenant pour les parents de celui (attention j’ai déjà entendu des parents de mordeurs dirent qu’ils préfèrent être mordeur que mordu, et d’autres qui en rigolent lors d’un repas de famille « ah ben cette semaine, il en a bouffé 5 »)… les parents du mordeur, on lui a dit qu’il a mordu un autre enfant, bon ca fait pas plaisir : je peux le concevoir, on se sent mal, mais quand ils regarderont leur enfant, rien ne leur rappellera ce moment, moi, j’ai mon petit qui s’endort dans mes bras avec cette marque et le matin au réveil, c’est la première chose que je vois, et je revis cette scène certainement plus souvent et avec plus de violence que mon fils (oui, je l’accorde aux « psys »,moi, je souffre par procuration) … alors non, parents mordeurs et parents mordus, nous n’avons pas le même malaise. La violence infligée à l’enfant et à ses parents n’est pas comparable à celui du mordeur. Le mordeur lui prend un morceau de son innocence, et lui fait déjà se rendre compte que si petit, nous sommes dans une société où les gentils et les non violents doivent subir, en attendant que ça passe, sans pouvoir compter sur quelqu’un pour les protéger.
Souvent les professionnels et les parents mordeurs (ca fait plus court) écrivent « c’est quoi la solution ? » du style vous ne faites que critiquer mais ça ne fait pas avancer les choses et personne n’y peut rien. Je ne suis qu’une maman d’un petit mordu qui cogite depuis 24h et voilà mes solutions (attention je ne m’attribue pas toutes les idées et je mets à part le dialogue EVIDENT entre professionnel et parent mordeur pour comprendre la cause et voire si la cause de l’agressivité peut être décelé et le problème réglé !)
Solution 1 : la seule et l’unique, par laquelle il faut bien sur commencer, la préférée des professionnels : lui répéter encore et encore parce ça finit toujours par payer (oui, effectivement, je ne me souviens pas de fait divers où il est rapporté des histoires d’adolescents qui en mordent d’autres : donc il y a un espoir que ca s’arrête un jour, j’en conviens.) MAIS SI AUCUN EFFET PRODUIT ASSEZ RAPIDEMENT, L’ACCEPTER ET COUPLER AVEC UNE AUTRE SOLUTION !!
Solution 2 : trouver le contenant : plusieurs témoignages nous parlent d’un espace réservé au mordeur, où il peut librement s’exprimer, se défouler sur un doudou, une couverture, une poupée...
Solution 3 : les objets de substitution : tétine, sucette, anneau de dentition, bref de quoi remplacer les joues et les bras des victimes. Il a besoin de mordre, très bien mais évitons la chair fraiche !
Solution 3 : l’aider à trouver SON mode d’expression (autre que la violence). Et là oui je pense que c’est un vrai travail pour les parents du « mordeur » et professionnels que de l’aider à trouver SON mode d’expression: faire plusieurs dessins avec lui qui symbolisent ses sentiments (un bonhomme heureux, un en colère, un enfant qui joue avec un autre, un dessin de coffre à jouet quand il veut jouer, un dessin de musique s’il veut de la musique, 2 enfants qui échangent un jouet)…. et qu’il puisse en choisir un quand il veut exprimer un sentiment. Le langage des signes. Simplifié certes mais par exemple une main vers la bouche pour dire j’ai faim, faire semblant de boire quand on a soif, s’accroupir quand on veut aller aux toilette, danser si on veut écouter de la musique……. Et en réfléchissant, chaque parent qui connait son enfant est le plus a même de savoir ce qui correspond le mieux à son enfant, et trouver ou inventer un mode de communication.
Solution 4 : la vigilance. Je suis bien consciente qu’il y a des problèmes d’effectifs dans la quasi-totalité des structures et qu’il suffit d’une seconde d’inattention, et l’accident / l’incident peut arriver. Et je crois que tous les parents en conviennent. Mais lorsque l’on sait que c’est sur 1 ou 2 enfants qu’il faut vraiment porter l’attention, il est « énervant » d’apprendre le soir que le mordeur a encore frappé ! Je préfèrerai savoir que mon enfant a été griffé par un autre, tombé par terre… parce que à ce moment-là, le mordeur mobilisait une personne (oui, je suis d’accord pour dire que ce sont des enfants qui peuvent avoir besoin de plus d’attention, de plus de marques d’affections que d’autres) mais que grâce à cela, au moins pour une journée entière, il n’a pas fait de victime ! Mais oui bien sur, pendant ce temps-là mon enfant aura été poussé ou mordu, et là j’accepte, comme ca a déjà été les cas plusieurs fois, qu’un incident : ca arrive !
Et si tout ca ne marche pas :
solution5 : le renvoyer au motif de légitime défense ? Attaquer le personnel pour non assistance à personne en danger ? (C’était ma première réaction à chaud). Qu’il quitte, momentanément, la structure d’accueil c’est ma dernière solution si les incidents continuent ? On me dit ce n’est pas la solution. Pourquoi ? Parce que c’est un échec ? Pour qui ? L’enfant ? Les parents ? Le personnel ? pourquoi serait-ce un échec d’accepter que si petit certains petits hommes ne sont pas fait pour la collectivité tant qu’il ne verbalise pas, le mieux, pour tout le monde, est de trouver un mode de garde différents (congé parental d’éducation : oui ca fait moins d’argent mais y a-t-il un prix au bien être de nos petits ?, une nounou à domicile ? en garde partagée avec une autre famille ? une nourrice agrée qui a maximum 3 enfants donc qui pourra lui apporter peut être plus l’attention dont il a besoin ?) Si l’enfant se fait gronder et/ou punir plusieurs fois par jour, sans arriver à comprendre pourquoi : est-ce que c’est bien pour lui ? Surtout qu’on nous explique que ce sont des enfants en souffrance quand ils tapent : qui veut laisser un enfant en souffrance? Si les parents se sentent si mal à l’aise vis-à-vis des petites victimes et de leurs parent, s’ils se sentent coupables pour différentes raisons et de savoir que son enfant s’est fait grondé et punir plusieurs fois dans la journée : est- ce que c’est bien pour eux ? Si tout le personnel doit être mobilisé pour peu ou pas d’effets, peut donc moins s’occuper de tous les autres enfants, et concentrer toutes ses réflexions sur ce sujet : est-ce que c’est bien pour eux ? Si tous les autres enfants doivent se demander si aujourd’hui ils seront la victime du mordeur : c’est bien pour eux ? Si chaque parent le matin doit se demander dans quel état il va retrouver son enfant le soir : est-ce que c’est bien pour eux ?
Je retourne demain à l’école pleine de bonnes résolutions, ouverte au dialogue mais avec un seul mot d’ordre : « vouloir la socialisation des tout-petits : oui, mais pas à n’importe quel prix et certainement au prix du bien-être physique et moral de mon fils ! »
Je viens apporter mon coup de gueule, oups pardon, mon point de vue (car je me rends compte que lorsqu’on est parent d’un mordu, le politiquement correct s’impose au risque de passer du rôle de la victime au rôle de coupable).
Hier, j'ai récupéré mon petit bout mordu! Avec l’empreinte dentaire de 8 jolies dents (juste au dessus de la griffure infligée la veille). Bien sûr, ce n’est pas la première victime. Bien sur comme tout les témoignages, il y a toujours le même enfant coupable, le "mordeur" (qui d’ailleurs griffe, tape ou pousse aussi mais bon….on résume), connu de tous les parents et tous le personnel mais chuuuuuuuuuut, il ne faut pas le dire car le pauvre « il ne faut pas lui coller d'étiquette »! « Oui il ne sait pas verbaliser alors bon ».... « faut le comprendre »....en plus « c'est un phénomène connu et reconnu, fréquent ».... « bien que non acceptable ! » « Il faut lui répéter que ce n'est pas bien et avec le temps ».... « et puis que voulez-vous qu'on fasse d'autres », « c’est quoi la solution? » « Les parents du mordeur se sentent mal » et ... et STOP! (Je vous livre mon résumé et celui d’autres témoignages de parents : en 5 minutes, vous avez l’avocat de la défense qui a donné tous les arguments possibles en stock mais personne n’a parlé du préjudice de la victime...bref votre enfant est mutilé mais on s’attarde a vous démontrer pourquoi). STTOOOOOOOPPPPPPPPP !!!!!
a vous tous professionnels et parents de mordeur :
1/ « Le mordeur » oh oui, j’ose le mot… On l’appelle le mordeur parce que c’est un fait, c’est un enfant qui mord. Si c’était un enfant câlin on l’appellerait le câlineur et ça ne choquerait personne. Là, il mord, c’est un mordeur ! D’ailleurs personne ne réagi sur le terme mordu quand on parle d’un enfant mordu ….. c’est un fait.
2/arrêtons les termes d’étiquettes mais appelons un chat un chat ! Ce n’est pas forcement péjoratif, d’autant que, dans la plupart des cas, les professionnels ne donnent pas le nom de l’enfant. Alors quand on parle de cet enfant qui mord, 2 solutions : soit on se dit « dans notre esprit machiavélique de parent d’enfants mordu, on va lui coller une méchante étiquette, on l’appelera « le mordeur », soit on se dit : « et ben tiens on va faire simple, celui qui a mordu notre enfant on va l’appeler le mordeur ». Parents du mordeur rassurez-vous : dès qu’il ne mordra plus, personne ne l’appellera plus « le mordeur », ce n’est pas une étiquette qu’il va garder toute sa vie (je ne connais pas de parents parlant de l’ex mordeur 10 ans plus tard..).
3/Il ne sait pas verbaliser…. Sans rire… au cas où dans ces structures réservées au moins de trois ans, tous les autres enfants soient des académiciens ! Et même s’ils l’étaient vraiment, il y forcément eu une période où chaque enfant ne maitriser pas un mot de notre belle langue de Molière et pendant cette période et bien … ah ben non, tous les enfants n’ont pas mordus d’autres enfants… Ce ne serait donc pas finalement comme on veut nous le faire croire, « un passage obligé de son développement « (ah oui cette expression je l’aime bien aussi)…. Mais alors comment on fait tous les autres ?????? Y aurait-il d’autres solutions pour s’exprimer quand on ne sait pas verbaliser ???? La majorité des enfants trouveraient-ils chacun une façon de s’exprimer sans violence ???? Ne serait-ce pas là une première piste de réflexion pour apprivoiser le « mordeur » ? Lui trouver SON mode d’expression (en fait autre que la violence). Et là oui je pense que c’est un vrai travail pour les parents du « mordeur » et professionnels que de l’aider à trouver SON mode d’expression(voir chapitres solutions).
4/ « C’est un phénomène connu et reconnu », « c’est banal » (ça c’est pour les plus maladroit qui n’ont pas bien révisé leurs cours) ou « c’est fréquent » …..La belle affaire !!! Tous les témoignages relatent un voire deux (maxi) mordeur par « promotion ». Si cela était si généralisé, on assisterait a des scènes de cannibalisme, remake de « resident evil » dans toutes les structures des enfants de moins de trois ans. Alors oui, on en parle beaucoup(parce que c’est un acte violent qui ne doit pas être banalisé !), c’est connu et reconnu que certains enfants ont recours à cette méthode ; mais non, je refuse de dire que c’est fréquent quand il s’agit d’1 enfant ou 2 sur 30 !!!D’après les différents témoignages, on nous parle de sureffectif :donc ils sont souvent entre 20 et 35 par « classe »et s’il s’agit d’un enfant généralement voire 2 maxi,( toujours d’après ce que je viens de lire sur ce forum et sur d’autres) cela fait en moyenne 5% ! Bon c’est déjà beaucoup pour moi mais peut-on dire que c’est une minorité ? Donc non, ce n’est pas fréquent et on ne peut pas « normaliser » ce phénomène et dire que c’est un problème c’est politiquement incorrect mais ce n’est pas un gros mot !
5/Dire que ce n’est pas acceptable (oui visiblement tout le monde a quand même l’air unanime sur le fait que ah ben non, c’est pas bien de mordre les autres) c’est bien mais concrètement ca donne quoi ?
6/ « il faut lui répéter et un jour ca paye »…OHHHHHHH c’est mignon…… un jour….. « Mais chacun à son rythme »…. « On ne peut pas donner de délai mais c’est sur, il va changer »! mais en attendant que dire à tous ces enfants « qui payent » à coups de morsures, griffures...Ca lui fait une belle jambe a mon fils de 26 mois que je lui dise « mais tu sais mon chéri, il ne se rend pas compte, et on lui a dit que c’était pas bien ». Il est souvent écrit que le mordeur ne se rend pas compte de ce qu’il fait, qu’il ne veut pas faire mal (moi on m’a même dit d’aller me documenter sur le sujet car j’avais des doutes à ce sujet), donc si tout le monde est d’accord pour dire qu’il ne se rend pas compte, comment et pourquoi voulez-vous qu’il change... s’il ne se rend pas compte, il se fait gronder mais il passe bien vite à autre chose… en attendant l’enfant mordu lui a mal, je pense plus longtemps que ne dure « l’éventuelle punition »,ne comprend pas pourquoi il a été agressé( parce que ca il s’en rend bien compte), et finalement ne veut plus retourner à l’école ou change son comportement envers les autres (par peur d’etre agressé, moi il a mordu son frère pour la première fois aujourd’hui…)... Alors que quelqu’un m’explique pourquoi, ou au nom de quoi nous devons accepter que des enfants (1, 5, 10, 20) soient « traumatiser physiquement ou moralement » et (ce souvent plusieurs fois) au bénéfice d’un seul ?
7/c’est quoi la solution ? J’aime bien cette méthode de retourner la question ! C’est pratique ! Mais ca veut dire quoi : nous on sait pas, ou en tout cas ce qu’on a essayé, ca ne marche pas. Le but de cette question c’est quoi ? Nous faire prendre conscience qu’il n’y a pas de solution miracle ? Ca on s’en doute ! Mais entre « on a essayé un ou deux trucs » (que l’on peut nous expliquer histoire de nous rassurer, que oui, l’équipe est consciente du problème et que des solutions ont été testées) et là, on peut rien faire d’autre…. Je n’accepte pas la démission.
8/ « Les parents du mordeur se sentent mal ». Compassion pour le mordeur, maintenant pour les parents de celui (attention j’ai déjà entendu des parents de mordeurs dirent qu’ils préfèrent être mordeur que mordu, et d’autres qui en rigolent lors d’un repas de famille « ah ben cette semaine, il en a bouffé 5 »)… les parents du mordeur, on lui a dit qu’il a mordu un autre enfant, bon ca fait pas plaisir : je peux le concevoir, on se sent mal, mais quand ils regarderont leur enfant, rien ne leur rappellera ce moment, moi, j’ai mon petit qui s’endort dans mes bras avec cette marque et le matin au réveil, c’est la première chose que je vois, et je revis cette scène certainement plus souvent et avec plus de violence que mon fils (oui, je l’accorde aux « psys »,moi, je souffre par procuration) … alors non, parents mordeurs et parents mordus, nous n’avons pas le même malaise. La violence infligée à l’enfant et à ses parents n’est pas comparable à celui du mordeur. Le mordeur lui prend un morceau de son innocence, et lui fait déjà se rendre compte que si petit, nous sommes dans une société où les gentils et les non violents doivent subir, en attendant que ça passe, sans pouvoir compter sur quelqu’un pour les protéger.
Souvent les professionnels et les parents mordeurs (ca fait plus court) écrivent « c’est quoi la solution ? » du style vous ne faites que critiquer mais ça ne fait pas avancer les choses et personne n’y peut rien. Je ne suis qu’une maman d’un petit mordu qui cogite depuis 24h et voilà mes solutions (attention je ne m’attribue pas toutes les idées et je mets à part le dialogue EVIDENT entre professionnel et parent mordeur pour comprendre la cause et voire si la cause de l’agressivité peut être décelé et le problème réglé !)
Solution 1 : la seule et l’unique, par laquelle il faut bien sur commencer, la préférée des professionnels : lui répéter encore et encore parce ça finit toujours par payer (oui, effectivement, je ne me souviens pas de fait divers où il est rapporté des histoires d’adolescents qui en mordent d’autres : donc il y a un espoir que ca s’arrête un jour, j’en conviens.) MAIS SI AUCUN EFFET PRODUIT ASSEZ RAPIDEMENT, L’ACCEPTER ET COUPLER AVEC UNE AUTRE SOLUTION !!
Solution 2 : trouver le contenant : plusieurs témoignages nous parlent d’un espace réservé au mordeur, où il peut librement s’exprimer, se défouler sur un doudou, une couverture, une poupée...
Solution 3 : les objets de substitution : tétine, sucette, anneau de dentition, bref de quoi remplacer les joues et les bras des victimes. Il a besoin de mordre, très bien mais évitons la chair fraiche !
Solution 3 : l’aider à trouver SON mode d’expression (autre que la violence). Et là oui je pense que c’est un vrai travail pour les parents du « mordeur » et professionnels que de l’aider à trouver SON mode d’expression: faire plusieurs dessins avec lui qui symbolisent ses sentiments (un bonhomme heureux, un en colère, un enfant qui joue avec un autre, un dessin de coffre à jouet quand il veut jouer, un dessin de musique s’il veut de la musique, 2 enfants qui échangent un jouet)…. et qu’il puisse en choisir un quand il veut exprimer un sentiment. Le langage des signes. Simplifié certes mais par exemple une main vers la bouche pour dire j’ai faim, faire semblant de boire quand on a soif, s’accroupir quand on veut aller aux toilette, danser si on veut écouter de la musique……. Et en réfléchissant, chaque parent qui connait son enfant est le plus a même de savoir ce qui correspond le mieux à son enfant, et trouver ou inventer un mode de communication.
Solution 4 : la vigilance. Je suis bien consciente qu’il y a des problèmes d’effectifs dans la quasi-totalité des structures et qu’il suffit d’une seconde d’inattention, et l’accident / l’incident peut arriver. Et je crois que tous les parents en conviennent. Mais lorsque l’on sait que c’est sur 1 ou 2 enfants qu’il faut vraiment porter l’attention, il est « énervant » d’apprendre le soir que le mordeur a encore frappé ! Je préfèrerai savoir que mon enfant a été griffé par un autre, tombé par terre… parce que à ce moment-là, le mordeur mobilisait une personne (oui, je suis d’accord pour dire que ce sont des enfants qui peuvent avoir besoin de plus d’attention, de plus de marques d’affections que d’autres) mais que grâce à cela, au moins pour une journée entière, il n’a pas fait de victime ! Mais oui bien sur, pendant ce temps-là mon enfant aura été poussé ou mordu, et là j’accepte, comme ca a déjà été les cas plusieurs fois, qu’un incident : ca arrive !
Et si tout ca ne marche pas :
solution5 : le renvoyer au motif de légitime défense ? Attaquer le personnel pour non assistance à personne en danger ? (C’était ma première réaction à chaud). Qu’il quitte, momentanément, la structure d’accueil c’est ma dernière solution si les incidents continuent ? On me dit ce n’est pas la solution. Pourquoi ? Parce que c’est un échec ? Pour qui ? L’enfant ? Les parents ? Le personnel ? pourquoi serait-ce un échec d’accepter que si petit certains petits hommes ne sont pas fait pour la collectivité tant qu’il ne verbalise pas, le mieux, pour tout le monde, est de trouver un mode de garde différents (congé parental d’éducation : oui ca fait moins d’argent mais y a-t-il un prix au bien être de nos petits ?, une nounou à domicile ? en garde partagée avec une autre famille ? une nourrice agrée qui a maximum 3 enfants donc qui pourra lui apporter peut être plus l’attention dont il a besoin ?) Si l’enfant se fait gronder et/ou punir plusieurs fois par jour, sans arriver à comprendre pourquoi : est-ce que c’est bien pour lui ? Surtout qu’on nous explique que ce sont des enfants en souffrance quand ils tapent : qui veut laisser un enfant en souffrance? Si les parents se sentent si mal à l’aise vis-à-vis des petites victimes et de leurs parent, s’ils se sentent coupables pour différentes raisons et de savoir que son enfant s’est fait grondé et punir plusieurs fois dans la journée : est- ce que c’est bien pour eux ? Si tout le personnel doit être mobilisé pour peu ou pas d’effets, peut donc moins s’occuper de tous les autres enfants, et concentrer toutes ses réflexions sur ce sujet : est-ce que c’est bien pour eux ? Si tous les autres enfants doivent se demander si aujourd’hui ils seront la victime du mordeur : c’est bien pour eux ? Si chaque parent le matin doit se demander dans quel état il va retrouver son enfant le soir : est-ce que c’est bien pour eux ?
Je retourne demain à l’école pleine de bonnes résolutions, ouverte au dialogue mais avec un seul mot d’ordre : « vouloir la socialisation des tout-petits : oui, mais pas à n’importe quel prix et certainement au prix du bien-être physique et moral de mon fils ! »
Re: morsure en creche
et j'oubliais(promis après j'arrete): LES EXCUSES. Que ce soit de la part du mordeur au mordu (lui dire pardon ou s'il ne verbalise pas lui inventer un "geste de pardon"),que ce soit de la part des professionels (oui, il a échappé à votre vigilence et oui, ça c'est excusable, nous ne sommes pas des monstres) ou que ce soit de la part des parents mordeurs (oui, on est au courant, ce n'est pas vous qui avez mordu ), c'est vrai que ça ne changera rien au résultat : mais bon ça ne vous coute rien et qu'est-ce que ca fait du bien!!!
et merci à certains de m'avoir redonné le sourire dans ce moment difficile (ceux qui auront eu le courage de lire mon message précedent comprendront que j'ai mal vécu ce moment). Mes préférées :
- "nous nous sommes séparés de notre chien pour ne pas que notre fille se fasse mordre, et la crèche se transforme en chenil"
:lol2:
- "Quelqu'un a pensé à la muselière?"
:lol2:

et merci à certains de m'avoir redonné le sourire dans ce moment difficile (ceux qui auront eu le courage de lire mon message précedent comprendront que j'ai mal vécu ce moment). Mes préférées :
- "nous nous sommes séparés de notre chien pour ne pas que notre fille se fasse mordre, et la crèche se transforme en chenil"

- "Quelqu'un a pensé à la muselière?"

Re:
bonsoir
je suis désolé pour toi et surtout pour ton petit marie42 mais je suis surtout étonnée que cela se passe à l'école (si j'ai bien compris)surtout qu'apparament cela se reproduit régulièrement.
je travail en crèche et malheuresement j'ai déjà était confronté a ce genre de problème et sa fait toujours aussi mal au coeur!
mais cela se passe surtout avec les enfants de deux ans, les "grand" qu'on a le mercredi et donc qui vont à l'école ne font plus sa.
combient de fois c t'il fait mordre?
en tout cas encore désolé pour se dure moment a passé et j'espere qu'il y aura un travail effectué par les professionnels et la famille pour que se petit (ou ses petits) arrete de CROQUER. même si je c'est que les résultats son dure à obtenir (j'ai déja essayer beaucoup de chose...)
je suis désolé pour toi et surtout pour ton petit marie42 mais je suis surtout étonnée que cela se passe à l'école (si j'ai bien compris)surtout qu'apparament cela se reproduit régulièrement.
je travail en crèche et malheuresement j'ai déjà était confronté a ce genre de problème et sa fait toujours aussi mal au coeur!
mais cela se passe surtout avec les enfants de deux ans, les "grand" qu'on a le mercredi et donc qui vont à l'école ne font plus sa.
combient de fois c t'il fait mordre?
en tout cas encore désolé pour se dure moment a passé et j'espere qu'il y aura un travail effectué par les professionnels et la famille pour que se petit (ou ses petits) arrete de CROQUER. même si je c'est que les résultats son dure à obtenir (j'ai déja essayer beaucoup de chose...)
Re: morsure en crèche
Je souhaiterais intervenir si cela ne pose pas de problème ^^
Je suis EJE dans une petite structure. Je partage l'avis de beaucoup concernant la difficulté de gérer un enfant mordeur.
Mais je crois que ce qui est le plus dur à accepter dans mon cas, c'est que l'enfant mordu frappe, tire les cheveux et bouscule les autres. Le fait s'est passé hier, en "martyrisant" une petite elle s'est fait mordre parce que l'autre, qui n'a pas l'habitude de mordre, n'a pas accepté son geste (je tiens à préciser qu'elles ne parlent pas encore sauf pour dire "mama" "papa"). Aujourd'hui, malgré les précautions prises, elle s'est fait mordre par un autre enfant dont elle a tiré violemment les cheveux, cet autre pseudo-mordeur n'est pas un habitué.
Alors, ce qui me consterne, c'est la victimisation de l'enfant mordue. Pourtant, c'est elle qui est entrée dans un rapport violent avec les autres. Les parents sont mécontents au point de prendre en photo les marques, sachant qu'il s'agit d'une enfant à peau claire, ça n'arrange pas les choses. Néanmoins, ils semblent oublier les enfants dont leur fille a été la victime ... alors je dis non à ce type de violence (gratuite ou pas) mais je trouve la réaction disproportionnée!!!
Je suis EJE dans une petite structure. Je partage l'avis de beaucoup concernant la difficulté de gérer un enfant mordeur.
Mais je crois que ce qui est le plus dur à accepter dans mon cas, c'est que l'enfant mordu frappe, tire les cheveux et bouscule les autres. Le fait s'est passé hier, en "martyrisant" une petite elle s'est fait mordre parce que l'autre, qui n'a pas l'habitude de mordre, n'a pas accepté son geste (je tiens à préciser qu'elles ne parlent pas encore sauf pour dire "mama" "papa"). Aujourd'hui, malgré les précautions prises, elle s'est fait mordre par un autre enfant dont elle a tiré violemment les cheveux, cet autre pseudo-mordeur n'est pas un habitué.
Alors, ce qui me consterne, c'est la victimisation de l'enfant mordue. Pourtant, c'est elle qui est entrée dans un rapport violent avec les autres. Les parents sont mécontents au point de prendre en photo les marques, sachant qu'il s'agit d'une enfant à peau claire, ça n'arrange pas les choses. Néanmoins, ils semblent oublier les enfants dont leur fille a été la victime ... alors je dis non à ce type de violence (gratuite ou pas) mais je trouve la réaction disproportionnée!!!
Re:
Bonjour,
La morsure n'est pas acceptable ? Pourquoi ? Parceque les traces se voient ? Une morsure est plus violente qu'un coup de pied ? Qu'une griffure ? Qu'être poussé sur un angle de table ?
Et si un enfant est poussé, c'est acceptable s'il ne se fait pas mal et inacceptable si il a une blessure importante ?
Ou alors toute expression d'une agressivité quelle qu'elle soit n'est pas tolérable dans notre société ?
Si je devais bannir de ma structure tous les enfants qui ont ou ont eu un comportement agressif, je la ferme demain, il n'y aura plus personne.
Je réagis bien entendu différement lorsque je travaille qu'avec mon fils, parceque quand il arrive quelquechose a mon fils, je réagis sous le coup de la peur et de la colère. Or quand je travaille auprès d'enfant, j'éssaie de réagir avec d'autres intentions et émotions.
Si on veut a tout prix "socialiser" son enfant, il faut faire le deuil du fait qu'il ne lui arrivera jamais rien. Un enfant qui se fait tout le temps mordre et pas les autres, exclusion pour son bien ? Non ? Non, exclure un enfant parcequ'il mord n'est pas une solution. le mordre non plus. Les témoignages qui parlent de ça oublient une chose, l'enfant mordu ne reproduira plus cela (peut être) par crainte des représailles mais n'aura rien intégré sur le pourquoi il ne faut pas mordre et restera avec un problème. Vous connaissez beaucoup d'enfants battus qui ne soient pas agressifs ?
Et si certains parents trouvent que le fait de se faire tirer les cheveux est innacceptable, on renvoie ceux qui tirent les cheveux ? Et si ils trouvent que se faire crier dessus est intolérable ? Et s'ils pensent que de cotoyer des enfants pas encore propres nuit au développement du leur ? Quand on est pas d'accord avec le projet pédagogique d'une structure on est pas obligé d'y rester. Ces projets ont été rédigés en s'appuyant sur des théories et des écrits qui ne sortent pas de n'importe ou, qui se basent sur des années d'observation et de recherches de gens bien plus intelligents que moi.
oui, travailler avec des enfants sur ces problématiques est compliqué, notamment par rapport à ce que cela nous renvoie, et oui, cela dure et oui, c'est très dur et violent en tant que parent, mais quand le travail porte ses fruits, quand une situation s'améliore, on sait qu'on a fait avancer deux enfants (celui qui mord et celui qui a été mordu).
A mon sens, ce qui est commun a tout les messages c'est un besoin d'être informé du pourquoi, du comment et de ce qui est mis en oeuvre et un manque de ce côté là. Et a ce niveau il y a effectivement souvent des soucis au niveau des équipes de professionels parceque la morsure nous renvoie des choses extrêmement violentes à tous.
Certaines des solutions avancées par Marie42 (auxquelles j'ajouterais un travail ou une orientation des parents de l'enfant concerné) sont très intérressantes et j'imagine mal comment elles peuvent ne pas être prise en compte par une équipe s'occupant d'enfants. Si c'est le cas, c'est à ce niveau que se situe le problème plutôt qu'au niveau de l'enfant qui mord (pour une soixantaine de raisons possibles).
Quant au fait que les parents d'un enfant mordu ne soient pas suffisament entendus, pris en compte dans leur colère et leur peur légitime, c'est là encore un problème manifeste qui à mon humble avis est responsable de beaucoup de tensions dans un sens comme dans l'autre.
P.S. En ce qui me concerne je suis tout autant opposé au surnom de "mordeur" qu'à celui de "calineur". Les enfants ont des prénoms.
Si ce mot est souvent utilisé, je pense que c'est aussi beaucoup quand les parents ne connaissent pas "l'identité" de l'enfant qui a mordu. Je pense qu'il est possible pour des parents bien soutenus, pris en compte et écoutés de connaitre le nom de l'enfant qui a mordu le leur sans qu'ils ne se jettent sur lui pour le lyncher, il faut faire un minimum confiance aux gens. De plus le fait de connaitre cet enfant peut empêcher de "fantasmer" sur un enfant uniquement mordeur et permet souvent de s'apercevoir qu'en dehors de la morsure qui a eu lieu a un moment donné entre deux enfants, il y a peut être aussi eu des moments de franche camarederie.
La morsure n'est pas acceptable ? Pourquoi ? Parceque les traces se voient ? Une morsure est plus violente qu'un coup de pied ? Qu'une griffure ? Qu'être poussé sur un angle de table ?
Et si un enfant est poussé, c'est acceptable s'il ne se fait pas mal et inacceptable si il a une blessure importante ?
Ou alors toute expression d'une agressivité quelle qu'elle soit n'est pas tolérable dans notre société ?
Si je devais bannir de ma structure tous les enfants qui ont ou ont eu un comportement agressif, je la ferme demain, il n'y aura plus personne.
Je réagis bien entendu différement lorsque je travaille qu'avec mon fils, parceque quand il arrive quelquechose a mon fils, je réagis sous le coup de la peur et de la colère. Or quand je travaille auprès d'enfant, j'éssaie de réagir avec d'autres intentions et émotions.
Si on veut a tout prix "socialiser" son enfant, il faut faire le deuil du fait qu'il ne lui arrivera jamais rien. Un enfant qui se fait tout le temps mordre et pas les autres, exclusion pour son bien ? Non ? Non, exclure un enfant parcequ'il mord n'est pas une solution. le mordre non plus. Les témoignages qui parlent de ça oublient une chose, l'enfant mordu ne reproduira plus cela (peut être) par crainte des représailles mais n'aura rien intégré sur le pourquoi il ne faut pas mordre et restera avec un problème. Vous connaissez beaucoup d'enfants battus qui ne soient pas agressifs ?
Et si certains parents trouvent que le fait de se faire tirer les cheveux est innacceptable, on renvoie ceux qui tirent les cheveux ? Et si ils trouvent que se faire crier dessus est intolérable ? Et s'ils pensent que de cotoyer des enfants pas encore propres nuit au développement du leur ? Quand on est pas d'accord avec le projet pédagogique d'une structure on est pas obligé d'y rester. Ces projets ont été rédigés en s'appuyant sur des théories et des écrits qui ne sortent pas de n'importe ou, qui se basent sur des années d'observation et de recherches de gens bien plus intelligents que moi.
oui, travailler avec des enfants sur ces problématiques est compliqué, notamment par rapport à ce que cela nous renvoie, et oui, cela dure et oui, c'est très dur et violent en tant que parent, mais quand le travail porte ses fruits, quand une situation s'améliore, on sait qu'on a fait avancer deux enfants (celui qui mord et celui qui a été mordu).
A mon sens, ce qui est commun a tout les messages c'est un besoin d'être informé du pourquoi, du comment et de ce qui est mis en oeuvre et un manque de ce côté là. Et a ce niveau il y a effectivement souvent des soucis au niveau des équipes de professionels parceque la morsure nous renvoie des choses extrêmement violentes à tous.
Certaines des solutions avancées par Marie42 (auxquelles j'ajouterais un travail ou une orientation des parents de l'enfant concerné) sont très intérressantes et j'imagine mal comment elles peuvent ne pas être prise en compte par une équipe s'occupant d'enfants. Si c'est le cas, c'est à ce niveau que se situe le problème plutôt qu'au niveau de l'enfant qui mord (pour une soixantaine de raisons possibles).
Quant au fait que les parents d'un enfant mordu ne soient pas suffisament entendus, pris en compte dans leur colère et leur peur légitime, c'est là encore un problème manifeste qui à mon humble avis est responsable de beaucoup de tensions dans un sens comme dans l'autre.
P.S. En ce qui me concerne je suis tout autant opposé au surnom de "mordeur" qu'à celui de "calineur". Les enfants ont des prénoms.
Si ce mot est souvent utilisé, je pense que c'est aussi beaucoup quand les parents ne connaissent pas "l'identité" de l'enfant qui a mordu. Je pense qu'il est possible pour des parents bien soutenus, pris en compte et écoutés de connaitre le nom de l'enfant qui a mordu le leur sans qu'ils ne se jettent sur lui pour le lyncher, il faut faire un minimum confiance aux gens. De plus le fait de connaitre cet enfant peut empêcher de "fantasmer" sur un enfant uniquement mordeur et permet souvent de s'apercevoir qu'en dehors de la morsure qui a eu lieu a un moment donné entre deux enfants, il y a peut être aussi eu des moments de franche camarederie.
Re:
Comme le montrent les différents témoignages, c'est une situation qui malheureusement n'a pas de solution miracle et je voulais juste apporter un témoignage sur une solution qui a échoué.
Nous avons déménagé il y a 3 mois et du changer de nounou pour mon fils de 18 mois.
Hier la nouvelle nounou a rompu le contrat de garde de car il mord très fréquemment avec elle (1 a 2 fois par semaines). Avec l'ancienne nounou, c'est arrivé 2 fois en un an. Elle était consciente de ce défaut, et était très vigilante dans les moments ou elle sentait que ça pouvait arriver. Quoiqu'il arrive, elle apportait un soutien émotionnel a mon fils.
Avec la nouvelle nounou malheureusement ça n'a pas fonctionne. J'avais eu pourtant une bonne discussion avec elle au départ sur le fait que je soutenais ses actions la journée, qu'elle était libre d'appliquer ses règles et que aucun des dérapage ne pouvait être accepté. Par contre je refuse catégoriquement de devoir punir mon fils le soir pour ce qu'il a fait 5h auparavant.
C'est une situation difficile a gérer pour tout le monde. En tant que parent du mordeur, on nous reproche un manque d'action de notre part. Mais de toutes façons il est impossible de montrer un peu de recul sur la situation, sans être taxe de laxiste ou je m'en foutiste.
Le fait est que en dehors de ces épisodes, c'est un enfant facile a garder (la nounou le reconnaît elle même) et qu'avec nous, il ne mord pas, mais le contexte est différent. Il n'a pas encore de frères et soeurs. Il est moins confronte au conflit, au partage avec les autres. Quand on est avec lui, il y a souvent plus d'adultes que d'enfants. La jalousie est donc moins présente.
Mais je crois que par son attitude la nouvelle nounou n'a fait qu'empirer le problème. Elle a espéré qu'en étant intransigeante, il arrêterait. Mais a mon sens, elle confond vigilance et stigmatisation. Mon fils ne pouvait plus faire un geste sans s'entendre dire non, ne mord pas, ne t'approche pas. Le soir on entend dire qu'il doit voir un pédopsychiatre. Mais le point qui m'a le plus dérangée et que lorsque les morsures arrivent, la nounou n'arrive plus a lui témoigner de l'affection le reste de la journée, car elle est trop stressée.
Une bonne partie de son stress vient aussi du fait qu'elle est très mal-alaise vis a vis des autres parents qui ont été très accusateurs. Je sais que ça risque de faire hurler les parents des enfants mordus, mais je pense qu'une morsure est vite oubliée pour un enfant, par contre la tension que les adultes génèrent, elle reste.
Au final, je pense qu'il est mieux pour tout le monde d’arrêter le contrat. Et j’espère trouver une autre personne plus a même de gérer la situation.
Nous avons déménagé il y a 3 mois et du changer de nounou pour mon fils de 18 mois.
Hier la nouvelle nounou a rompu le contrat de garde de car il mord très fréquemment avec elle (1 a 2 fois par semaines). Avec l'ancienne nounou, c'est arrivé 2 fois en un an. Elle était consciente de ce défaut, et était très vigilante dans les moments ou elle sentait que ça pouvait arriver. Quoiqu'il arrive, elle apportait un soutien émotionnel a mon fils.
Avec la nouvelle nounou malheureusement ça n'a pas fonctionne. J'avais eu pourtant une bonne discussion avec elle au départ sur le fait que je soutenais ses actions la journée, qu'elle était libre d'appliquer ses règles et que aucun des dérapage ne pouvait être accepté. Par contre je refuse catégoriquement de devoir punir mon fils le soir pour ce qu'il a fait 5h auparavant.
C'est une situation difficile a gérer pour tout le monde. En tant que parent du mordeur, on nous reproche un manque d'action de notre part. Mais de toutes façons il est impossible de montrer un peu de recul sur la situation, sans être taxe de laxiste ou je m'en foutiste.
Le fait est que en dehors de ces épisodes, c'est un enfant facile a garder (la nounou le reconnaît elle même) et qu'avec nous, il ne mord pas, mais le contexte est différent. Il n'a pas encore de frères et soeurs. Il est moins confronte au conflit, au partage avec les autres. Quand on est avec lui, il y a souvent plus d'adultes que d'enfants. La jalousie est donc moins présente.
Mais je crois que par son attitude la nouvelle nounou n'a fait qu'empirer le problème. Elle a espéré qu'en étant intransigeante, il arrêterait. Mais a mon sens, elle confond vigilance et stigmatisation. Mon fils ne pouvait plus faire un geste sans s'entendre dire non, ne mord pas, ne t'approche pas. Le soir on entend dire qu'il doit voir un pédopsychiatre. Mais le point qui m'a le plus dérangée et que lorsque les morsures arrivent, la nounou n'arrive plus a lui témoigner de l'affection le reste de la journée, car elle est trop stressée.
Une bonne partie de son stress vient aussi du fait qu'elle est très mal-alaise vis a vis des autres parents qui ont été très accusateurs. Je sais que ça risque de faire hurler les parents des enfants mordus, mais je pense qu'une morsure est vite oubliée pour un enfant, par contre la tension que les adultes génèrent, elle reste.
Au final, je pense qu'il est mieux pour tout le monde d’arrêter le contrat. Et j’espère trouver une autre personne plus a même de gérer la situation.
Re: morsure en crèche
toutes les mamans et papas qui se plaignent des enfants qui morde sachez juste que être le parents de l'enfant mordeur n'est pas facile à vivre non et je sais de quoi je parle moi mon fils est mordeur on a tout essayé le calme les fessees le morde les punitions le dialogue tout il mord toujours j'ai été voir un pedopsy je m'occupe de ca mais rien à faire !!!!! Il a été exclu de la Creche et de l'école et moi je suis révolté qu'on exclu un enfant de la vie en collectivité comme sa oui je sais que c'est très dur de récupérer son enfant "abîmer " mais ce n'est pas un adulte qui lui afflige sa c est un autre bébé alors vraiment d'avoir lu certains parents ce qui a pu être di et penser sa ma fait mal au cœur et pleurer je vous souhaite vraiment un jour d'avoir un enfant qui mord comme sa vous comprendrez peut être !!!!!!!!
Re: morsure en crèche
pour info ,
un site très intéressante a garder et explorer!!!
https://lesprosdelapetiteenfance.fr/beb ... les-autres
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