La méditation prend une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne, au travail et maintenant à l’école. Son entrée dans la sphère éducative est-elle si anodine qu’il y paraît ? Comment expliquer le passage progressif de la méditation de la rubrique santé des médias à la rubrique « éducation » ?
L’entrée de cette pratique, à l’origine religieuse et bouddhiste, dans la sphère éducative publique et laïque pose une…
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La méditation à l’école : laïciser une pratique spirituelle ?
Re: La méditation à l’école : laïciser une pratique spirituelle ?
Je dirais que la question est légitime. La méditation vient effectivement de traditions spirituelles (bouddhisme, hindouisme…), mais ce qu’on retrouve à l’école aujourd’hui est une version totalement adaptée et laïcisée : respiration consciente, recentrage, gestion du stress.
C’est un peu comme l’encens : à la base c’est un outil religieux, utilisé dans les rites pour symboliser la prière qui s’élève, la purification de l’espace, etc. Pourtant, on en trouve aujourd’hui dans des contextes profanes, juste pour parfumer une pièce ou créer une ambiance de détente.
La méditation suit le même chemin : on garde la technique (se concentrer, calmer le mental), mais on enlève l’habillage religieux. Ce qui reste, c’est un outil pédagogique ou thérapeutique, qui peut aider les enfants à gérer leurs émotions sans rien imposer de spirituel.
Au final, c’est l’usage qu’on en fait qui détermine si ça reste religieux ou si ça devient un outil laïque.
C’est un peu comme l’encens : à la base c’est un outil religieux, utilisé dans les rites pour symboliser la prière qui s’élève, la purification de l’espace, etc. Pourtant, on en trouve aujourd’hui dans des contextes profanes, juste pour parfumer une pièce ou créer une ambiance de détente.
La méditation suit le même chemin : on garde la technique (se concentrer, calmer le mental), mais on enlève l’habillage religieux. Ce qui reste, c’est un outil pédagogique ou thérapeutique, qui peut aider les enfants à gérer leurs émotions sans rien imposer de spirituel.
Au final, c’est l’usage qu’on en fait qui détermine si ça reste religieux ou si ça devient un outil laïque.