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La gifle.......
Re: La gifle.......
Hello pati : tu me trouve bien categorique, intolerante et peu a l'ecoute de la nature humaine" Mais je m'interroge, sais tu lire?
Où ai je dis que Jodie n'avait pas les competences pour ce metier?
Intolerante? Mais de toi et moi, qui tiens un discours jugeant sur l'autre ?
Je condamne l'acte, pas la personne. Il me semble, que l'on peut encore exprimer une opinion sur ce forum sans se faire demonter dès qu'un debat s'ouvre.
Ai je dis, un seul instant qu'elle devait demissionner?
Mais s'il te plais lis ce que j'ai ecris, ne fantasme pas et n'interprete pas mes paroles à mauvais essient.
JE CONDAMNE L'ACTE!!!!!!!
IL y a d'autres solutions que je lui ai proposé, je n'ai pas LA SOLUTION!
et pour aussi repondre à Kandal, je n'ai pas les mains dans les poches et je ne les sort pas pour décrocher le telephone pour une reorientation quand un jeune pose des difficultés.
Il y ad'autres facons de travailler...Et je suis vraiment desolée de constater que vous en arriviez à de telles extremités car si g bien compris, si on est pas un educateur qui met de temps en temps des claques en reponse à un acte de violence on est un educateur qui cherche la facilité en cherchant à renvoyer le jeune?
Navrée, je ne suis ni l'un ni l'autre. Je crois en la parole, en la sanction réflechie, en l'equipe educative et pluridisciplinaire, en la direction, au soutien psychologique, à l'ecoute (des usagers et de l'equipe)...Mais je vous en prie, ne me condamner pas parce que g une ethique professionnelle. Pour moi, la gifle c non...
Où ai je dis que Jodie n'avait pas les competences pour ce metier?
Intolerante? Mais de toi et moi, qui tiens un discours jugeant sur l'autre ?
Je condamne l'acte, pas la personne. Il me semble, que l'on peut encore exprimer une opinion sur ce forum sans se faire demonter dès qu'un debat s'ouvre.
Ai je dis, un seul instant qu'elle devait demissionner?
Mais s'il te plais lis ce que j'ai ecris, ne fantasme pas et n'interprete pas mes paroles à mauvais essient.
JE CONDAMNE L'ACTE!!!!!!!
IL y a d'autres solutions que je lui ai proposé, je n'ai pas LA SOLUTION!
et pour aussi repondre à Kandal, je n'ai pas les mains dans les poches et je ne les sort pas pour décrocher le telephone pour une reorientation quand un jeune pose des difficultés.
Il y ad'autres facons de travailler...Et je suis vraiment desolée de constater que vous en arriviez à de telles extremités car si g bien compris, si on est pas un educateur qui met de temps en temps des claques en reponse à un acte de violence on est un educateur qui cherche la facilité en cherchant à renvoyer le jeune?
Navrée, je ne suis ni l'un ni l'autre. Je crois en la parole, en la sanction réflechie, en l'equipe educative et pluridisciplinaire, en la direction, au soutien psychologique, à l'ecoute (des usagers et de l'equipe)...Mais je vous en prie, ne me condamner pas parce que g une ethique professionnelle. Pour moi, la gifle c non...
Re: La gifle.......
KANDALL, tu as bien parlé, tu as dit bien haut ce que je pensais tout bas, g entendu un éduc hurler " si tu continues, tu dégages, je te fous à la rue, des petits cons comme toi, y'en a plein qui attendent pour prendre ta place" Si c pas une grosse claque ça, mais cet éduc a les mains propres, il n'a pas giflé sick
Re: La gifle.......
Bonjour,
j'arrive un peu tard dans la discussion. Je n'ai jamais donné de giffle mais me suis vu le faire, cela m'a fait peur à tel point que le jeune l'a ressenti...
Bref je voulais juste te demander ( et à tous qui ceux qui y ont été confronté) : en as tu reparlé avec le jeune de cet acte?
Si oui, comment a t il réagi à cette discussion?
Si non, ne serait ce pas interressant?
Désolé si c'estt hors sujet...
cortojo
j'arrive un peu tard dans la discussion. Je n'ai jamais donné de giffle mais me suis vu le faire, cela m'a fait peur à tel point que le jeune l'a ressenti...
Bref je voulais juste te demander ( et à tous qui ceux qui y ont été confronté) : en as tu reparlé avec le jeune de cet acte?
Si oui, comment a t il réagi à cette discussion?
Si non, ne serait ce pas interressant?
Désolé si c'estt hors sujet...
cortojo
Re: La gifle.......
Noémie relis toi
Tu emploies le terme inexcusable, ce qui a, à mon sens un caractère définitif, puisqu'elle ne peut être excusée, elle ne peut que quitter le métier.
A aucun moment je n'ai dit que tu étais jugeante, donc je ne comprends pas ta remarque, mais tu surenchéris en disant que tu CONDAMNES la gifle,et condamner est le rôle d'un juge (ou de Dieu)
Ne sais tu donc pas que dans notre métier, il faut faire attention aux mots que nous employons, aux sens qu'ils ont, comment ils peuvent être interprétés.
Tu me demandes si je sais lire,tu appelles Elodie, jeune fille alors que tu ne connais même pas son âge, ce n'est pas très poli de ta part et plutôt vindicatif.
Vu le ton que tu prends et le peu de chose qu'il a fallu te dire, pour que tu prennes ce ton, des gifles virtuelles, des mots qui frappent, t'as dû en distribuer pas mal.(ouè bon je sais, c peut être un jugement)
Avec ta formation d'infirmière, tu déclares qu'une gifle n'est pas un reflexe, c'est donc obligatoirement un acte réfléchi ???
Oh la la Jodie, tu es un bourreau d'enfant, c'est moi qui te le dis : change de métier
Noémie, tu parles de sanction réfléchie alors que l'on parle d'un moment de crise, donc inattendu. N'as tu jamais eu a gérer, dans ta carrière, une situation pour laquelle tu n'avais pas eu le temps de peser les tenants et les aboutissants, pour lesquels tu n'avais pas eu le temps ou l'opportunité de te concerter avec ton équipe.
Ecoute, Noémie, ce forum n'est pas fait pour supporter un règlement de compte, mais plutôt pour discuter avec des collègues d'une situation qui a mis à mal sa conscience professionnelle et sur laquelle elle se questionne. alors s'il te plait ne me réponds plus personnellement, ton avis ne m'interresse plus, puisque tu ne peux t'exprimer respectueusement, je vous prie donc d'agréer, Madame Noémie, mes sincères salutations.
Tu emploies le terme inexcusable, ce qui a, à mon sens un caractère définitif, puisqu'elle ne peut être excusée, elle ne peut que quitter le métier.
A aucun moment je n'ai dit que tu étais jugeante, donc je ne comprends pas ta remarque, mais tu surenchéris en disant que tu CONDAMNES la gifle,et condamner est le rôle d'un juge (ou de Dieu)
Ne sais tu donc pas que dans notre métier, il faut faire attention aux mots que nous employons, aux sens qu'ils ont, comment ils peuvent être interprétés.
Tu me demandes si je sais lire,tu appelles Elodie, jeune fille alors que tu ne connais même pas son âge, ce n'est pas très poli de ta part et plutôt vindicatif.
Vu le ton que tu prends et le peu de chose qu'il a fallu te dire, pour que tu prennes ce ton, des gifles virtuelles, des mots qui frappent, t'as dû en distribuer pas mal.(ouè bon je sais, c peut être un jugement)
Avec ta formation d'infirmière, tu déclares qu'une gifle n'est pas un reflexe, c'est donc obligatoirement un acte réfléchi ???
Oh la la Jodie, tu es un bourreau d'enfant, c'est moi qui te le dis : change de métier
Noémie, tu parles de sanction réfléchie alors que l'on parle d'un moment de crise, donc inattendu. N'as tu jamais eu a gérer, dans ta carrière, une situation pour laquelle tu n'avais pas eu le temps de peser les tenants et les aboutissants, pour lesquels tu n'avais pas eu le temps ou l'opportunité de te concerter avec ton équipe.
Ecoute, Noémie, ce forum n'est pas fait pour supporter un règlement de compte, mais plutôt pour discuter avec des collègues d'une situation qui a mis à mal sa conscience professionnelle et sur laquelle elle se questionne. alors s'il te plait ne me réponds plus personnellement, ton avis ne m'interresse plus, puisque tu ne peux t'exprimer respectueusement, je vous prie donc d'agréer, Madame Noémie, mes sincères salutations.
Re: La gifle.......
Salut Cortojo,
Biensure que je lui est reparlé de la gifle. Le lendemain j'ai repris tout ca avec lui mais aussi sa propre violence envers les autres et envers moi. J'ai aussi dit que je regretais le geste que j'avais eu.
Et bien honnetement, rien n'a changé dans son comportement sauf qu'en plus il n'a plus confiance en moi...Quand je lui demande de ranger ses affaires il me repond "sinon quoi? une gifle?", de plus il m'appelle "Madame Baffe".
Mes auters collegues femmes ont aussi un gros probleme d'autorité avec cet enfant, en revanche ca va beaucoup mieux avec un homme.
Nous en avons parlé en equipe avec le chef de service et le psychologue de l'etablissement. Pour l'instant, mis à part un rapel à la loi dans le bureau de chef de service (qui a fait son petit effet pendant deux jours) nous cherchons toujours des solutions pour que les conflit avec ce jeune s'arrete.
Voila, le réel probleme pour moi c'est que j'ai mis une giffle dans un moment d'ennervement et c'est la seule reponse que j'ai trouvée. Elle n'était pas adaptée ni reflechie...consequence certains enfants disent "attention elle, elle frappe" et ma relation avec ce jeune est pire qu'avant.
En tout cas j'ai vraiment retenue la lecon, LA GIFLE PLUS JAMAIS, c'est vraiment trop lourd à assumer apres et ca ne resoud aucun probleme.
Mais quand je lis "Encore moi" je suis effarée et effectivement je pense que les propos de l'educateur qu'il cite sont aussi violents pour un jeune qu'une claque!!!!!
Biensure que je lui est reparlé de la gifle. Le lendemain j'ai repris tout ca avec lui mais aussi sa propre violence envers les autres et envers moi. J'ai aussi dit que je regretais le geste que j'avais eu.
Et bien honnetement, rien n'a changé dans son comportement sauf qu'en plus il n'a plus confiance en moi...Quand je lui demande de ranger ses affaires il me repond "sinon quoi? une gifle?", de plus il m'appelle "Madame Baffe".
Mes auters collegues femmes ont aussi un gros probleme d'autorité avec cet enfant, en revanche ca va beaucoup mieux avec un homme.
Nous en avons parlé en equipe avec le chef de service et le psychologue de l'etablissement. Pour l'instant, mis à part un rapel à la loi dans le bureau de chef de service (qui a fait son petit effet pendant deux jours) nous cherchons toujours des solutions pour que les conflit avec ce jeune s'arrete.
Voila, le réel probleme pour moi c'est que j'ai mis une giffle dans un moment d'ennervement et c'est la seule reponse que j'ai trouvée. Elle n'était pas adaptée ni reflechie...consequence certains enfants disent "attention elle, elle frappe" et ma relation avec ce jeune est pire qu'avant.
En tout cas j'ai vraiment retenue la lecon, LA GIFLE PLUS JAMAIS, c'est vraiment trop lourd à assumer apres et ca ne resoud aucun probleme.
Mais quand je lis "Encore moi" je suis effarée et effectivement je pense que les propos de l'educateur qu'il cite sont aussi violents pour un jeune qu'une claque!!!!!
Re: La gifle.......
La gifle est un acte d'agression violente considéré comme un acte criminel au Québec.
C'est un abus de pouvoir inadmissible chez nous.
Je reçois des stagiaires français et c'est le premier conseil incontournable que je leur donne ; jamais une gifle sinon tu fonces à l'aéroport sur le champ.
Je sais que la gifle est culturellement présente en france c'est pourquoi je suis optimiste en lisant les réponses à Jodie, il faut le regretter, l'intégrer et controler son impulsion.
Pensez à toutes les claques sur la gueule que ces jeunes ont reçues, peut-on prendre le moindre risque de ressembler à ces agresseurs?
Il est dangereux de chercher à justifier un tel acte, je félicite jodie et tous ceux et celles qui reconnaissent que c'est une faute,le bon éduc. c'est celui ou celle qui sait prendre du recul, qui n'a pas peur de se tromper et surtout de l'admettre( même et surtout devant le jeune) et qui a le délicieux plaisir de réaliser année par année qu'il s'améliore et devient de plus respecté par les jeunes.
C'est un abus de pouvoir inadmissible chez nous.
Je reçois des stagiaires français et c'est le premier conseil incontournable que je leur donne ; jamais une gifle sinon tu fonces à l'aéroport sur le champ.
Je sais que la gifle est culturellement présente en france c'est pourquoi je suis optimiste en lisant les réponses à Jodie, il faut le regretter, l'intégrer et controler son impulsion.
Pensez à toutes les claques sur la gueule que ces jeunes ont reçues, peut-on prendre le moindre risque de ressembler à ces agresseurs?
Il est dangereux de chercher à justifier un tel acte, je félicite jodie et tous ceux et celles qui reconnaissent que c'est une faute,le bon éduc. c'est celui ou celle qui sait prendre du recul, qui n'a pas peur de se tromper et surtout de l'admettre( même et surtout devant le jeune) et qui a le délicieux plaisir de réaliser année par année qu'il s'améliore et devient de plus respecté par les jeunes.
Re: La gifle.......
J'ai suivi l'ensemble des échanges et je trouve le Sujet intéressant, si je peux le dire ainsi... A lire Pati, je pense qu'il y a matière à réflexion en ce qui concerne notre éthique professionnelle face à ce type de situation et je partage tout à fait son avis quand elle évoque l'importance des mots dans notre pratique éducative. La question de la violence de l'éducateur envers le jeune qu'il accompagne est à l'oeuvre de façon quasi-permanente dans la relation éducative. S. FREUD l'a suffisament répété: éduquer est un métier impossible, au même titre que gouverner et soigner (salut à toi Noémie mais désolé, le soignant comme l'éducateur doit apprendre à faire avec ses propres erreurs...). N'hésitez pas à lire la préface de S. FREUD dans le livre d'Auguste Aichhorn "Jeunes en souffrance" (ed. champ social).
Oui, on peut même avancer l'idée qu'une certaine forme de violence est tout le temps à l'oeuvre dans la relation éducative car tout exercice d'éducation renvoie à un rapport assymétrique où l'élève se soumet au maître (et que dire des blouses blanches)... Le premier n'a pas le choix quand le second décide si ce qu'il fait est bien ou mal. Plus que la claque donnée (on s'en remet avec le temps, soyons honnête), c'est cette position assymétrique qui en arrière plan et de façon dynamique nous met mal. Comment l'assumer (je ne parle pas de la claque qui ne peut être envisagée dans notre action mais de la position) sans en abuser... Vaste question où la limite entre les deux n'apparait pas franchement. Quel sens l'acte décrit par Jodie peut-il prendre pour pour ce jeune garçon de neuf ans ???
Si tu trouves que la situation est pire Jodie, c'est qu'il y a de la culpabilité à gérer et que le travail de mise en mot (en maux!?)que tu as commencé doit continuer. Car je crois bien que tout cela renvoie à cette question de "mise en mot" fondatrice dans l'acte éducatif (lisons et relisons encore J. ROUZEL)... D'après ton dernier message Jodie, le conflit avec le jeune ne semble pas résolu. Par contre, il s'adresse à toi en t'appelant "madame baffe"... Cette mise en mot me parait plus adaptée que la morsure dont tu as été victime le jour où la crise fut très forte.
Ce jeune, en te rejetant, s'adresse peut-être à toi en te demandant de l'aide et le fait de te reconnaître comme une "madame" (que l'on peut associer facilement au "monsieur" qui n'est pas sans rappeler l'éducateur de sexe masculin...) en dit peut-être long sur ce qui commence à se jouer entre vous de façon transferentielle. D.W. WINNICOTT nous l'explique très clairement avec son concept de "tendance antisociale": "" Pour traiter des enfants à tendance antisociale, il est esentiel et vital de comprendre que l'acte antisocial exprime un espoir, car il arrive souvent qu'on laisse ce moment d'espoir se perdre ou se gâcher par intolérance ou parce qu'on ne prend pas les choses en main comme il convient"".( in de la pédiatrie à la psychanalyse aux éditions Payot "sciences de l'homme"). Si je peux me permettre Jodie, ne regrette pas (même si la réponse éducative ne fut pas idéale j'en conviens) d'avoir pris en compte la demande de ce petit garçon certainement en souffrance mais profite plutôt de son "invitation" à mettre en mot ce qui se joue pour lui dans son rapport aux autres et au monde qui l'entoure... Médiation par la parole où quand le mot se substitue à l'agir...Essentiel...
Bon courage à toi Jodie et si tu me le demandes, je pourrai dans un autre message te raconter une situation clinique où ma culpabilité fut mise en jeu... Et ce n'est jamais évident à vivre. J'ai suivi l'ensemble des échanges et je trouve le Sujet intéressant, si je peux le dire ainsi... A lire Pati, je pense qu'il y a matière à réflexion en ce qui concerne notre éthique professionnelle face à ce type de situation et je partage tout à fait son avis quand elle évoque l'importance des mots dans notre pratique éducative. La question de la violence de l'éducateur envers le jeune qu'il accompagne est à l'oeuvre de façon quasi-permanente dans la relation éducative. S. FREUD l'a suffisament répété: éduquer est un métier impossible, au même titre que gouverner et soigner (salut à toi Noémie mais désolé, le soignant comme l'éducateur doit apprendre à faire avec ses propres erreurs...). N'hésitez pas à lire la préface de S. FREUD dans le livre d'Auguste Aichhorn "Jeunes en souffrance" (ed. champ social).
Oui, on peut même avancer l'idée qu'une certaine forme de violence est tout le temps à l'oeuvre dans la relation éducative car tout exercice d'éducation renvoie à un rapport assymétrique où l'élève se soumet au maître (et que dire des blouses blanches)... Le premier n'a pas le choix quand le second décide si ce qu'il fait est bien ou mal. Plus que la claque donnée (on s'en remet avec le temps, soyons honnête), c'est cette position assymétrique qui en arrière plan et de façon dynamique nous met mal. Comment l'assumer (je ne parle pas de la claque qui ne peut être envisagée dans notre action mais de la position) sans en abuser... Vaste question où la limite entre les deux n'apparait pas franchement. Quel sens l'acte décrit par Jodie peut-il prendre pour pour ce jeune garçon de neuf ans ???
Si tu trouves que la situation est pire Jodie, c'est qu'il y a de la culpabilité à gérer et que le travail de mise en mot (en maux!?)que tu as commencé doit continuer. Car je crois bien que tout cela renvoie à cette question de "mise en mot" fondatrice dans l'acte éducatif (lisons et relisons encore J. ROUZEL)... D'après ton dernier message Jodie, le conflit avec le jeune ne semble pas résolu. Par contre, il s'adresse à toi en t'appelant "madame baffe"... Cette mise en mot me parait plus adaptée que la morsure dont tu as été victime le jour où la crise fut très forte.
Ce jeune, en te rejetant, s'adresse peut-être à toi en te demandant de l'aide et le fait de te reconnaître comme une "madame" (que l'on peut associer facilement au "monsieur" qui n'est pas sans rappeler l'éducateur de sexe masculin...) en dit peut-être long sur ce qui commence à se jouer entre vous de façon transferentielle. D.W. WINNICOTT nous l'explique très clairement avec son concept de "tendance antisociale": "" Pour traiter des enfants à tendance antisociale, il est esentiel et vital de comprendre que l'acte antisocial exprime un espoir, car il arrive souvent qu'on laisse ce moment d'espoir se perdre ou se gâcher par intolérance ou parce qu'on ne prend pas les choses en main comme il convient"".( in de la pédiatrie à la psychanalyse aux éditions Payot "sciences de l'homme"). Si je peux me permettre Jodie, ne regrette pas (même si la réponse éducative ne fut pas idéale j'en conviens) d'avoir pris en compte la demande de ce petit garçon certainement en souffrance mais profite plutôt de son "invitation" à mettre en mot ce qui se joue pour lui dans son rapport aux autres et au monde qui l'entoure... Médiation par la parole où quand le mot se substitue à l'agir...Essentiel...
Bon courage à toi Jodie et si tu me le demandes, je pourrai dans un autre message te raconter une situation clinique où ma culpabilité fut mise en jeu... Et ce n'est jamais évident à vivre.
Oui, on peut même avancer l'idée qu'une certaine forme de violence est tout le temps à l'oeuvre dans la relation éducative car tout exercice d'éducation renvoie à un rapport assymétrique où l'élève se soumet au maître (et que dire des blouses blanches)... Le premier n'a pas le choix quand le second décide si ce qu'il fait est bien ou mal. Plus que la claque donnée (on s'en remet avec le temps, soyons honnête), c'est cette position assymétrique qui en arrière plan et de façon dynamique nous met mal. Comment l'assumer (je ne parle pas de la claque qui ne peut être envisagée dans notre action mais de la position) sans en abuser... Vaste question où la limite entre les deux n'apparait pas franchement. Quel sens l'acte décrit par Jodie peut-il prendre pour pour ce jeune garçon de neuf ans ???
Si tu trouves que la situation est pire Jodie, c'est qu'il y a de la culpabilité à gérer et que le travail de mise en mot (en maux!?)que tu as commencé doit continuer. Car je crois bien que tout cela renvoie à cette question de "mise en mot" fondatrice dans l'acte éducatif (lisons et relisons encore J. ROUZEL)... D'après ton dernier message Jodie, le conflit avec le jeune ne semble pas résolu. Par contre, il s'adresse à toi en t'appelant "madame baffe"... Cette mise en mot me parait plus adaptée que la morsure dont tu as été victime le jour où la crise fut très forte.
Ce jeune, en te rejetant, s'adresse peut-être à toi en te demandant de l'aide et le fait de te reconnaître comme une "madame" (que l'on peut associer facilement au "monsieur" qui n'est pas sans rappeler l'éducateur de sexe masculin...) en dit peut-être long sur ce qui commence à se jouer entre vous de façon transferentielle. D.W. WINNICOTT nous l'explique très clairement avec son concept de "tendance antisociale": "" Pour traiter des enfants à tendance antisociale, il est esentiel et vital de comprendre que l'acte antisocial exprime un espoir, car il arrive souvent qu'on laisse ce moment d'espoir se perdre ou se gâcher par intolérance ou parce qu'on ne prend pas les choses en main comme il convient"".( in de la pédiatrie à la psychanalyse aux éditions Payot "sciences de l'homme"). Si je peux me permettre Jodie, ne regrette pas (même si la réponse éducative ne fut pas idéale j'en conviens) d'avoir pris en compte la demande de ce petit garçon certainement en souffrance mais profite plutôt de son "invitation" à mettre en mot ce qui se joue pour lui dans son rapport aux autres et au monde qui l'entoure... Médiation par la parole où quand le mot se substitue à l'agir...Essentiel...
Bon courage à toi Jodie et si tu me le demandes, je pourrai dans un autre message te raconter une situation clinique où ma culpabilité fut mise en jeu... Et ce n'est jamais évident à vivre. J'ai suivi l'ensemble des échanges et je trouve le Sujet intéressant, si je peux le dire ainsi... A lire Pati, je pense qu'il y a matière à réflexion en ce qui concerne notre éthique professionnelle face à ce type de situation et je partage tout à fait son avis quand elle évoque l'importance des mots dans notre pratique éducative. La question de la violence de l'éducateur envers le jeune qu'il accompagne est à l'oeuvre de façon quasi-permanente dans la relation éducative. S. FREUD l'a suffisament répété: éduquer est un métier impossible, au même titre que gouverner et soigner (salut à toi Noémie mais désolé, le soignant comme l'éducateur doit apprendre à faire avec ses propres erreurs...). N'hésitez pas à lire la préface de S. FREUD dans le livre d'Auguste Aichhorn "Jeunes en souffrance" (ed. champ social).
Oui, on peut même avancer l'idée qu'une certaine forme de violence est tout le temps à l'oeuvre dans la relation éducative car tout exercice d'éducation renvoie à un rapport assymétrique où l'élève se soumet au maître (et que dire des blouses blanches)... Le premier n'a pas le choix quand le second décide si ce qu'il fait est bien ou mal. Plus que la claque donnée (on s'en remet avec le temps, soyons honnête), c'est cette position assymétrique qui en arrière plan et de façon dynamique nous met mal. Comment l'assumer (je ne parle pas de la claque qui ne peut être envisagée dans notre action mais de la position) sans en abuser... Vaste question où la limite entre les deux n'apparait pas franchement. Quel sens l'acte décrit par Jodie peut-il prendre pour pour ce jeune garçon de neuf ans ???
Si tu trouves que la situation est pire Jodie, c'est qu'il y a de la culpabilité à gérer et que le travail de mise en mot (en maux!?)que tu as commencé doit continuer. Car je crois bien que tout cela renvoie à cette question de "mise en mot" fondatrice dans l'acte éducatif (lisons et relisons encore J. ROUZEL)... D'après ton dernier message Jodie, le conflit avec le jeune ne semble pas résolu. Par contre, il s'adresse à toi en t'appelant "madame baffe"... Cette mise en mot me parait plus adaptée que la morsure dont tu as été victime le jour où la crise fut très forte.
Ce jeune, en te rejetant, s'adresse peut-être à toi en te demandant de l'aide et le fait de te reconnaître comme une "madame" (que l'on peut associer facilement au "monsieur" qui n'est pas sans rappeler l'éducateur de sexe masculin...) en dit peut-être long sur ce qui commence à se jouer entre vous de façon transferentielle. D.W. WINNICOTT nous l'explique très clairement avec son concept de "tendance antisociale": "" Pour traiter des enfants à tendance antisociale, il est esentiel et vital de comprendre que l'acte antisocial exprime un espoir, car il arrive souvent qu'on laisse ce moment d'espoir se perdre ou se gâcher par intolérance ou parce qu'on ne prend pas les choses en main comme il convient"".( in de la pédiatrie à la psychanalyse aux éditions Payot "sciences de l'homme"). Si je peux me permettre Jodie, ne regrette pas (même si la réponse éducative ne fut pas idéale j'en conviens) d'avoir pris en compte la demande de ce petit garçon certainement en souffrance mais profite plutôt de son "invitation" à mettre en mot ce qui se joue pour lui dans son rapport aux autres et au monde qui l'entoure... Médiation par la parole où quand le mot se substitue à l'agir...Essentiel...
Bon courage à toi Jodie et si tu me le demandes, je pourrai dans un autre message te raconter une situation clinique où ma culpabilité fut mise en jeu... Et ce n'est jamais évident à vivre.
Re: La gifle.......
Désolé si le texte paraît un peu long mais à cause d'une faute de frappe j'ai envoyé deux fois le texte... C'était déjà pourtant suffisamment comme çà... A+
Re: La gifle.......
Bonjour, moi aussi je suis ce post depuis le début et il me semble intéressant.
La où j'ai fait mon stage, nous accueillons 6 jeunes et nous sommes 8 educ (2femmes et 6hommes). C'est sur nous sommes privilégiés vu l'encadrement ...
Et chez nous, comme dirait Kendal, nous ne laissons pas nos mains dans les poches, il se peut, lorsqu'un jeune soit violent qu'il soit maitrisé au sol et parfois secoué, vu que y'a toujours des hommes présent sur la structure c'est vrai que moi en tant que femme je n'ai jamais eu a mettre une gifle (je dois dire que venant d'une femme la gifle peut- etre beaucoup plus humiliante je pense pour le jeune) bien que j'ai du me retenir parfois, pour 'instant j'ai pu à chaque fois trouver des mots ou d'autres actions pour désamorcer les situations.
Toujours est-il que dans ce lieu nous avons des jeunes qui ont parfois agréssé des gens et même des éduc dans d'autres foyers et chez nous on ne fait pas appel aux flics quand y'a un gros conflit (s'est parfois le cas dans certains foyers ou les éduc ne peuvent gérer car en sous-effectif) mais le jeune est immobilisé immédiatement. La réponse est là, le jeune sait que nous ne sommes pas dans l'impuissance (n'avons pas besoin de qq un d'autre pour arreter le conflit) en général beaucoup de jeunes trouve une bonne voie en sortant. Ils sont accueillis chez nous pendant un a deux ans, et je pense que la forte réaction qu'ils ont en face d'eux leur permettre de tester les limites, de les intégrer et de les comprendre...
Je ne suis pas non plus pour virer un jeune qui est violent et que donc on ne peut plus avoir sur la strucure...
j'ai été un peu longue...et j'ai surement fait des fautes à écrire trop vite...bon dimanche
La où j'ai fait mon stage, nous accueillons 6 jeunes et nous sommes 8 educ (2femmes et 6hommes). C'est sur nous sommes privilégiés vu l'encadrement ...
Et chez nous, comme dirait Kendal, nous ne laissons pas nos mains dans les poches, il se peut, lorsqu'un jeune soit violent qu'il soit maitrisé au sol et parfois secoué, vu que y'a toujours des hommes présent sur la structure c'est vrai que moi en tant que femme je n'ai jamais eu a mettre une gifle (je dois dire que venant d'une femme la gifle peut- etre beaucoup plus humiliante je pense pour le jeune) bien que j'ai du me retenir parfois, pour 'instant j'ai pu à chaque fois trouver des mots ou d'autres actions pour désamorcer les situations.
Toujours est-il que dans ce lieu nous avons des jeunes qui ont parfois agréssé des gens et même des éduc dans d'autres foyers et chez nous on ne fait pas appel aux flics quand y'a un gros conflit (s'est parfois le cas dans certains foyers ou les éduc ne peuvent gérer car en sous-effectif) mais le jeune est immobilisé immédiatement. La réponse est là, le jeune sait que nous ne sommes pas dans l'impuissance (n'avons pas besoin de qq un d'autre pour arreter le conflit) en général beaucoup de jeunes trouve une bonne voie en sortant. Ils sont accueillis chez nous pendant un a deux ans, et je pense que la forte réaction qu'ils ont en face d'eux leur permettre de tester les limites, de les intégrer et de les comprendre...
Je ne suis pas non plus pour virer un jeune qui est violent et que donc on ne peut plus avoir sur la strucure...
j'ai été un peu longue...et j'ai surement fait des fautes à écrire trop vite...bon dimanche