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Charge de travail, restructuation

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silencieux
Messages : 1
Inscription : 08 déc. 2025 05:57

Charge de travail, restructuation

Message non lu par silencieux » 08 déc. 2025 07:03

Bonjour la communauté,
Je voudrais partager avec vous une situation. En effet, je suis coordinateur dans un CHRS, depuis 14 ans. Quand j'ai commencé, nous étions à deux, une collègue coordinatrice s'occupait de l'unité insertion et moi, celle de l'urgence. 5 ans après, la collègue a démissionné et son poste n'était pas reconduit, c'était moi qui l'avais récupéré sur proposition de l'employeur. Donc, j'ai eu à coordonner les deux unités avec un effectif de 70 résidents et une équipe de trois éducs. A l'époque, j'avais fait des demandes de formations de coordinateurs et par trois, cela m'a été refusée.
Aujourd'hui, le même employeur me demande d'élargir mon champ d'activité pour motif de restructuration, il veut que je sois aussi coordinateur dans un autre centre (CHU) avec une capacité de 100 résidents, ce qui fera passer l'effectif à 170 résidents, je dois tourner entre les deux centres.
Je pense que que ce n'est pas aux salariés de payer le prix de la mauvaise gestion de l'association en leur donnant plus de travail. J'attends vos avis, SVP ou encore si vous aviez vécu une telle expérience. De mon côté, je n'accepte pas.
Vous remerciant d'avance.

Idealiste
Messages : 4
Inscription : 11 janv. 2026 22:08

Re: Charge de travail, restructuation

Message non lu par Idealiste » 11 janv. 2026 22:28

Bonjour,
la situation que vous décrivez relève clairement d’un glissement de fonctions non reconnu. Vous avez déjà assumé, pendant des années, une charge de coordination élargie sans création de poste, sans formation ni reconnaissance statutaire, malgré vos demandes répétées.

La nouvelle sollicitation, sous couvert de restructuration, ne correspond pas à une simple évolution mais à une modification majeure de vos conditions de travail, avec une responsabilité accrue sur deux structures distinctes et 170 résidents. Dans ce contexte, votre refus apparaît légitime : il ne s’agit ni d’un manque d’engagement ni d’une rigidité, mais de la nécessité de poser une limite face à une logique où les salariés deviennent la variable d’ajustement d’une gestion défaillante.

Des professionnels qui s'affirment (pour le bien des personnes accompagnées) est une valeur sous-estimée ; paradoxe lorsque l'on parle de lien de confiance face à des personnes qui parfois en manquent cruellement. Refuser dans les conditions que vous exposez en revient à du bon sens, de remettre la confiance en soi et de ses compétences dans la balance d'une folie institutionnelle ou sociétale.

Sans cadre clair, moyens supplémentaires et reconnaissance formelle, accepter exposerait à l’épuisement et à une dégradation de la qualité de l'accompagnement. Et il est important de rappeler que la santé psychique au travail vous engage personnellement, tout comme elle engage les institutions, indépendamment de l'absence de moyens réels (pour ne pas dire volontaires lorsqu'il s'agit justement de l'investissement que l'on porte à l'équilibre des salariés).

Un avis parmi tant d'autres ;)

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