Alors que la société prend conscience de l’importance de la santé mentale, et que la recherche en neurosciences et en psychiatrie progresse, on commence à accorder un peu plus d’attention aux traumatismes psychologiques, notamment à ceux qui se produisent dans l’enfance.
Le cerveau d’un enfant est une éponge qui lui permet d’apprendre comment le monde fonctionne et de mieux se connaître lui-même. En tant qu’êtres humains, nous avons cet avantage, hérité de l’évolution, de pouvoir faire confiance aux plus âgés et tirer profit de leur connaissance du monde. Cela nous permet de cumuler les savoirs pour nous protéger contre une adversité que seuls peuvent affronter les plus expérimentés. En se référant aux adultes, l’enfant s’imprègne de modèles de perception du monde, de relations aux autres et à soi.
Mais lorsque l’environnement initial dans lequel évolue l’enfant est particulièrement dur et hostile, sa vision des choses se construit autour de la violence, de la peur, de l’insécurité et de la tristesse. Les cerveaux des adultes qui ont connu l’adversité ou la pauvreté dans leur enfance sont plus enclins à détecter les dangers, au prix de passer à côté des signaux positifs.

