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SANTE

Sommeil, activité physique, alimentation : des améliorations même modestes sont liées à un vieillissement en meilleure santé

Selon une vaste étude menée au Royaume-Uni, il ne serait pas nécessaire de bouleverser complètement notre mode de vie pour vivre plus longtemps en meilleure santé. C’est une bonne nouvelle, d’autant plus que beaucoup de gens abandonnent vite les bonnes résolutions qu’ils prennent concernant leurs habitudes de vie.

Dans cette étude récente, ont été suivies environ 59 000 personnes au Royaume-Uni, dont l’âge moyen était de 64 ans, sur une période de huit ans. Les chercheurs ont confirmé ce qu’avaient montré des travaux antérieurs selon lesquels des modes de vie plus sains sont associés à un risque moindre de maladies, notamment de démence, ainsi qu’à une vie plus longue en bonne santé et plus autonome.

Les auteurs de l’étude rapportent que des changements même très modestes étaient associés à de tels bienfaits. Cela incluait notamment le fait de dormir environ cinq minutes de plus par nuit, de pratiquer deux minutes supplémentaires par jour d’activité physique d’intensité modérée à vigoureuse, et d’améliorer modestement son alimentation. L’ensemble de ces changements étaient associés à environ une année supplémentaire de vie en bonne santé. Le terme « vie en bonne santé » désigne ici les années vécues sans maladie grave ni handicap qui limitent les activités quotidiennes.

Incarcération et santé mentale : comprendre l’impact de la prison

S’il est bien établi que les troubles psychiatriques sont surreprésentés dans les prisons françaises, aucune recherche n’avait jusqu’à présent suivi l’évolution de la santé mentale en milieu carcéral.

C’est à cette lacune que répond l’étude « Épidémiologie psychiatrique longitudinale en prison » (EPSYLON) menée entre 2022 et 2025 dans près d’une dizaine de maisons d’arrêt. Voici ses conclusions.

Pourquoi la souffrance psychique des jeunes n’est pas une affaire individuelle

Anxiété massive, épisodes dépressifs précoces, crises de panique, sentiment d’irréalité, fatigue chronique, idées suicidaires… la détresse psychique d’une partie croissante de la jeunesse n’est plus un phénomène marginal. Au niveau mondial, elle s’impose aujourd’hui comme un fait social majeur, documenté par la clinique comme par l’épidémiologie.

Pourtant, les réponses apportées continuent de cibler prioritairement les individus, comme si le problème relevait avant tout d’une fragilité personnelle. Cette lecture est non seulement insuffisante : elle est erronée.

Dans Génération à vif, je défends une thèse simple mais dérangeante : le malaise psychique des jeunes est un indicateur sensible des transformations systémiques de nos sociétés. Il ne dit pas tant quelque chose de leur faiblesse que de l’environnement dans lequel ils grandissent, se construisent et tentent de se projeter.

Retraite repoussée, dépression avancée ? Ce que la qualité de l’emploi change pour la santé mentale des seniors

La dépression affecte environ 280 millions de personnes dans le monde, ce qui en fait l’un des troubles en santé mentale les plus répandus. En Europe, près de 7 % de la population souffre de dépression chronique, soit environ 1 personne sur 14.

Selon une étude de la Drees publiée en 2025, qui s’appuie sur des chiffres de 2019, la France serait le pays d’Europe le plus touché par les syndromes dépressifs, avec un taux estimé à 11 % de sa population.

Si toutes les générations sont concernées, la prévalence de la dépression est particulièrement élevée chez les personnes en emploi qui avancent en âge, car elles sont souvent confrontées à l’isolement, à la perte de repères ou à la dégradation de leurs conditions de travail.

Faut-il recourir à l’immigration pour lutter contre les déserts médicaux ?

La lutte contre les déserts médicaux est un enjeu international. En France, les inégalités d’accès aux soins, notamment pour des raisons territoriales, constituent une priorité des politiques de santé. Améliorer l’offre de soins à disposition de la population est également un des sujets de la campagne des prochaines élections municipales, particulièrement dans les territoires ruraux, même si, en périphérie des grandes agglomérations, des départements comme la Seine-Saint-Denis, présentée comme « le premier désert médical de France », ne sont pas non plus épargnés. Cette préoccupation repose sur un double constat : la pénurie globale de praticiens et leur répartition territoriale déséquilibrée.

Une des réponses politiques à ce problème est le recours aux médecins étrangers. Par exemple, en 2025, les décrets n°2025-467 et 468 ont ainsi visé à simplifier la régularisation des praticiens à diplôme hors Union européenne (Padhue).

Qu’en est-il des résultats de ces politiques en France et ailleurs ? Quelle est leur utilité à court terme ? Quels en sont les défis à long terme ? Un ensemble de travaux de recherche permettent de répondre à ces questions.

Débat : Comment repenser la bioéthique au cours de ses états généraux ?

Dans un discours prononcé en 1987, le professeur de médecine Jean Bernard, premier président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) entre 1983 et 1993, évoquait déjà les défis de la bioéthique : « L’homme peut désormais être changé par l’homme. Soit directement, la biologie transformant le cerveau, le patrimoine génétique, soit indirectement, la biologie transformant l’environnement. »

Sept ans plus tard, la loi n° 94-654 du 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal fixait les principes de la bioéthique selon nos conceptions nationales.

Trente ans ont passé depuis le vote de la première version de ce texte, régulièrement révisé depuis. La nouvelle révision de la loi du 2 août 2021 relative à la bioéthique s’engage cette année ; c’est l’occasion de réfléchir aux enjeux posés. Peut-on aujourd’hui affirmer que les mutations biotechnologiques, notamment dans le contexte d’un environnement numérique qui détermine la vie et les choix de société, ne justifient pas de repenser la bioéthique avant de l’appliquer en vue d’arbitrages indispensables ?

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.