LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

SANTE

Soins et hospitalisations à domicile : des algorithmes et technologies de santé pour améliorer la prise en charge des patients

Face au vieillissement de la population et à la pression croissante sur les hôpitaux, les soins à domicile représentent une alternative prometteuse pour l’avenir des systèmes de santé. Toutefois, pour que ce modèle soit véritablement efficace et durable, il est essentiel de l’optimiser.

En supportant la prise de décision, les algorithmes d’optimisation et certaines technologies de santé (télémédecine, dispositifs de santé connectés, etc.) permettent d’améliorer l’adéquation de la capacité des services de soins avec les besoins des patients, notamment via la création des plannings et des itinéraires des personnels soignants.

Ce processus d’optimisation est d’autant plus crucial dans les systèmes d’hospitalisation à domicile, qui ont pris une ampleur particulière avec la pandémie de Covid-19.

La santé sexuelle des jeunes en situation de handicap : un sujet encore tabou ?

Imaginez un monde où l’on vous considère comme une personne asexuée, sans désirs ni besoins amoureux. Un monde où l’on vous infantilise, où vous manquez d’informations essentielles sur votre propre corps et sur vos relations intimes. C’est une réalité que vivent trop souvent les jeunes en situation de handicap.

En France, 5 % des jeunes personnes âgées de 10 ans à 24 ans vivent avec un handicap, qu’il soit physique, sensoriel, intellectuel ou mental. Si l’accès à l’éducation, à l’emploi et au logement s’améliore, un aspect essentiel de leur vie reste encore trop souvent négligé : leur santé sexuelle et reproductive, comme le montre l’analyse de la littérature scientifique que nous avons menée.

Santé mentale : en finir avec la stigmatisation des troubles psychiques

Les troubles mentaux correspondent à des altérations de la santé mentale affectant le fonctionnement émotionnel, cognitif et social. Alors qu’on estime que près de la moitié de la population mondiale sera concernée au cours de sa vie dans la prochaine décennie, il faut faire face à un fardeau supplémentaire : la stigmatisation liée aux troubles mentaux.

Être la cible de stigmatisations, c’est faire face à des stéréotypes négatifs, des préjugés et des comportements discriminatoires. Ce sont des freins majeurs à l’accès aux soins et au rétablissement.

Comment expliquer cette stigmatisation ? Et surtout, comment y remédier ? Des pistes concrètes existent.

Vieillir chez soi : jusqu’où compter sur sa famille ?

Depuis les années 1960, la priorité des politiques publiques est de favoriser le maintien à domicile. En 2015, la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement a renforcé cette orientation, désormais appelée le « virage domiciliaire ». Elle répond au souhait d’une majorité de Français de vieillir chez eux, mais aussi à une logique budgétaire : rester chez soi serait moins coûteux qu’un séjour en EHPAD.

Pourtant, cette comparaison oublie un facteur essentiel : l’aide familiale. Celle-ci n’apparaît pas dans les comptes publics alors qu’elle représente une part considérable de l’accompagnement à domicile. Une part qui sera amenée à augmenter dans les années à venir, en raison du vieillissement de la population.

Aujourd’hui, huit personnes âgées en perte d’autonomie sur dix sont aidées par leur entourage, selon la DREES. Or, dès 2023, un rapport de l’Institut des politiques publiques indiquait que ce soutien pourrait devenir plus rare, notamment pour les hommes seuls et sans enfant. Et ce, alors même que le nombre de personnes dépendantes va augmenter dans les années à venir. Faire reposer le maintien à domicile sur la solidarité familiale apparaît donc fragile.

Droit à l’oubli après un cancer pour faire un crédit : une avancée législative qui fait une différence

Et si survivre à un cancer ne suffisait pas à tourner la page ? En France, depuis 2016, le « droit à l’oubli » (par l’article 190 de la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé) permet aux personnes guéries d’un cancer de ne plus mentionner leur maladie lors d’une demande de crédit et d’assurance emprunteur. Cette loi, pionnière en Europe, visait à lutter contre une discrimination financière invisible mais tenace : la difficulté d’accès au crédit pour cause d’antécédent de cancer.

Nous avons mené une étude inédite baptisée ELOCAN qui vient d’en évaluer les effets chez des personnes traitées pour un cancer du sein ou pour différents types de cancers durant l’enfance.

Paracétamol et autisme : notre étude portant sur 2,5 millions d’enfants n’a révélé aucun lien

Le président des États-Unis Donald Trump a récemment affirmé que l’usage, pendant la grossesse, de paracétamol (un analgésique également appelé « acétaminophène » et commercialisé sous le nom de Tylenol aux États-Unis) expliquerait la hausse du nombre de diagnostics d’autisme. Il a suggéré que les femmes enceintes devraient « supporter sans traitement » la fièvre ou la douleur plutôt que d’utiliser ce médicament aux effets antalgique (contre la douleur) et antipyrétique (contre la fièvre).

Cette déclaration a suscité inquiétude et confusion dans le monde entier, mais il n’existe à l’heure actuelle aucune preuve scientifique solide pour étayer l’affirmation de Donald Trump. C’est notamment ce que révélaient nos propres travaux. Publiés en 2024, ils ont porté sur près de 2,5 millions de naissances en Suède. Pourtant, ils n’ont pas permis de mettre en évidence que l’emploi de paracétamol pendant la grossesse augmente le risque d’autisme chez l’enfant. Il s’agit de la plus vaste étude menée à ce jour sur le sujet.

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.