SANTE

Droit à l’oubli après un cancer pour faire un crédit : une avancée législative qui fait une différence

Et si survivre à un cancer ne suffisait pas à tourner la page ? En France, depuis 2016, le « droit à l’oubli » (par l’article 190 de la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé) permet aux personnes guéries d’un cancer de ne plus mentionner leur maladie lors d’une demande de crédit et d’assurance emprunteur. Cette loi, pionnière en Europe, visait à lutter contre une discrimination financière invisible mais tenace : la difficulté d’accès au crédit pour cause d’antécédent de cancer.

Nous avons mené une étude inédite baptisée ELOCAN qui vient d’en évaluer les effets chez des personnes traitées pour un cancer du sein ou pour différents types de cancers durant l’enfance.

Paracétamol et autisme : notre étude portant sur 2,5 millions d’enfants n’a révélé aucun lien

Le président des États-Unis Donald Trump a récemment affirmé que l’usage, pendant la grossesse, de paracétamol (un analgésique également appelé « acétaminophène » et commercialisé sous le nom de Tylenol aux États-Unis) expliquerait la hausse du nombre de diagnostics d’autisme. Il a suggéré que les femmes enceintes devraient « supporter sans traitement » la fièvre ou la douleur plutôt que d’utiliser ce médicament aux effets antalgique (contre la douleur) et antipyrétique (contre la fièvre).

Cette déclaration a suscité inquiétude et confusion dans le monde entier, mais il n’existe à l’heure actuelle aucune preuve scientifique solide pour étayer l’affirmation de Donald Trump. C’est notamment ce que révélaient nos propres travaux. Publiés en 2024, ils ont porté sur près de 2,5 millions de naissances en Suède. Pourtant, ils n’ont pas permis de mettre en évidence que l’emploi de paracétamol pendant la grossesse augmente le risque d’autisme chez l’enfant. Il s’agit de la plus vaste étude menée à ce jour sur le sujet.

Pourquoi l’insuline, cruciale face au diabète, reste inaccessible à des millions de patients

La découverte de l’insuline, en 1921, a révolutionné la prise en charge du diabète. De maladie mortelle, cette affection, qui se caractérise par un excès de sucre dans le sang, est devenue une maladie chronique que l’on pouvait désormais traiter.

Pour assurer l’accès à ce médicament vital au plus grand nombre, les découvreurs de l’insuline en ont cédé les droits à leur université pour un dollar symbolique. Pourtant, un siècle plus tard, une partie importante des patients atteints de diabète ne peut toujours pas se procurer cette molécule essentielle.

En 2021, l’Assemblée mondiale de la santé a souligné l’importance de l’accès à l’insuline dans sa résolution visant à renforcer la prévention et le contrôle du diabète. Pourtant, depuis, la situation a peu évolué au niveau mondial.

À la veille du 4e Sommet de haut niveau sur les maladies non transmissibles qui se tiendra à New York le 25 septembre, il est important de rappeler que l’action des gouvernements est cruciale pour garantir que toutes les personnes qui ont besoin d’insuline soient effectivement en capacité de s’en procurer.

Nous avons analysé le rôle que les gouvernements doivent jouer pour y parvenir. Voici ce qu’il faut retenir de nos travaux, dont les conclusions dépassent le cadre de l’accès à l’insuline.

L’éducation par les pairs dans la lutte contre le VIH menacée par les réductions de l’aide publique au développement

S’appuyer sur des individus au sein d’une communauté donnée pour informer et sensibiliser leurs pairs, afin de promouvoir des comportements de prévention, leur accès à une prise en charge et/ou leur maintien dans les soins, c’est le principe d’une stratégie de santé communautaire baptisée pair éducation ou éducation par les pairs.

L’éducation par les pairs est apparue dans les années 1970 dans les pays anglo-saxons, notamment dans le champ de la santé mentale et de la lutte contre les inégalités sociales de santé des minorités ethniques et raciales. Dans la lutte contre le VIH, la pair éducation est devenue une stratégie incontournable, notamment dans les pays à ressources limitées.

Hernies discales, endométriose, cancers… Mieux traiter les douleurs grâce à la radiologie

Lorsque l’on pense « radiologue », on imagine un spécialiste du décryptage des clichés médicaux. Mais tous ne font pas que lire des images : en mettant à profit les capacités de plus en plus performantes des appareils d’imagerie médicale (caméras à rayons X, scanners ou échographes), un nombre croissant d’entre eux se spécialisent en effet dans le traitement de certaines pathologies.

C’est par exemple le cas des radiologues pratiquant l’algoradiologie interventionnelle, qui vise à améliorer la prise en charge de la douleur grâce aux techniques de radiologie. Explications.

Alcool et tabac : des échappatoires face aux contraintes du travail ?

En France, les consommations d’alcool et de tabac sont les deux premières causes de mortalité évitable, mais elles restent largement répandues.

En 2020, en France métropolitaine, près de 23,7 % des 18 ans à 75 ans dépassaient les repères de consommation d’alcool recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En 2022, 31,8 % d’entre eux déclaraient fumer et 7,3 % déclaraient vapoter.

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.