EDUCATION

Les agences privées de garde d’enfants : entre promesses aux parents et réalité du marché

Avec la rentrée scolaire, la question du recrutement des adultes qui gardent les enfants est au cœur des préoccupations. En complément, voire en substitution, de l’accueil collectif dans les établissements scolaires, les parents se voient proposer depuis quelques décennies les services d’agences spécialisées.

Ces entreprises privées recrutent et embauchent des gardes d’enfants qui récupèrent les enfants après l’école et restent au domicile familial jusqu’au retour des parents.

En déboursant entre 19 et 25 euros pour une heure de prestation, la clientèle achète l’assurance de se voir affecter une professionnelle de la garde d’enfants, tout en bénéficiant des aides publiques disponibles pour alléger la facture en fin de mois (les aides de la CAF pour les familles avec au moins un enfant de moins de 6 ans et la réduction ou crédit d’impôt de 50 % de la prestation payée).

L’enquête menée dans le cadre d’une thèse de sociologie sur la sous-traitance des activités domestiques éclaire les ressorts du recrutement des gardes d’enfants.

Qu’est‑ce qu’un « bon » prof à l’ère de l’IA ?

À l’heure où l’intelligence artificielle (IA) fournit résumés et explications en quelques secondes, les professeurs sont bousculés dans leur mission de transmission des savoirs.

Historiquement, en France, l’identité professionnelle des professeurs au collège et au lycée s’est principalement construite autour de la maîtrise d’une discipline (mathématiques, français, histoire-géographie, etc.) et d’un rapport à la culture, plutôt qu’autour d’une identité de pédagogue.

Mais être expert d’un domaine suffit-il à « faire apprendre » ? La question est cruciale alors que les derniers résultats de l’enquête PISA, sur les compétences des élèves âgés d’environ 15 ans, font apparaître une baisse des performances des jeunes Français, à l’heure où une grande partie des savoirs est immédiatement accessible en ligne.

Que signifie être un « bon » enseignant lorsque la transmission des connaissances ne suffit pas à garantir leur appropriation par les élèves ?

Allocation de rentrée scolaire : ce que les familles modestes font de cet argent

Le 18 août 2026, près de trois millions de familles recevront l’allocation de rentrée scolaire (ARS). Créée en 1974, cette prestation est versée sous condition de ressources aux familles ayant des enfants scolarisés de 6 à 18 ans. Son montant varie, cette année, de 426 à 466 euros par enfant selon l’âge. Pour les familles modestes, cette somme constitue un apport important dans un budget contraint tout au long de l’année et son versement donne le signal de départ des courses de rentrée.

Mais cette allocation fait aussi, rituellement, l’objet de controverses. Les figures du soupçon ont évolué : au parent autrefois accusé de boire l’allocation au bistrot a succédé celui qui achèterait un magnétoscope, un écran plat, puis un smartphone ou encore une console de jeux. À ces procès en mauvais usage s’ajoute un autre débat, portant sur l’écart entre le montant de l’aide et le coût réel de la rentrée. Après tout, quelques cahiers, une trousse et un agenda ne devraient pas coûter si cher !

Avec l’Observatoire Emmaüs des budgets contraints et les associations SOS Familles Emmaüs, nous avons réalisé une enquête par entretiens auprès de 20 parents vivant sous le seuil de pauvreté. Dix-neuf enquêté·es sont des femmes et 12 élèvent seul·es leurs enfants. L’objectif : comprendre comment se prépare la rentrée lorsque le budget est contraint toute l’année et comment l’ARS est utilisée.

Santé des étudiants : plus d’un sur deux entre à l’université avec une fragilité physique ou mentale

L’entrée à l’université est souvent présentée comme une période d’émancipation. Pour de nombreux jeunes, elle marque l’accès à une plus grande autonomie, à de nouvelles rencontres et à davantage de liberté. Mais cette transition s’accompagne également de nombreux défis : éloignement du cadre familial, nouvelles responsabilités, augmentation des dépenses, premiers emplois, charge de travail accrue ou encore incertitudes concernant l’avenir.

Ces changements ne sont pas sans conséquences et, depuis plusieurs années, la littérature scientifique alerte sur la dégradation de la santé des étudiants. À l’échelle mondiale, près d’un étudiant sur cinq présenterait un trouble de santé mentale. Dans le même temps, plusieurs études montrent une diminution de l’activité physique et une augmentation des comportements sédentaires lors du passage à l’enseignement supérieur.

Pourtant, tous les étudiants ne traversent pas cette période de la même manière. Comprendre cette diversité constitue une étape essentielle pour mieux accompagner les jeunes à leur arrivée à l’université.

Loi contre les violences scolaires : une victoire des victimes ?

Le 1er juin 2026, l’Assemblée nationale a voté une loi visant à protéger les enfants et à lutter contre les violences en milieu scolaire. Il s’agit des violences commises par les adultes sur des élèves. Elle fait suite aux travaux d’une commission parlementaire rassemblée après la révélation de violences commises au sein de l’institution Notre-Dame-de-Bétharram.

Dans cet article, ce texte sera considéré dans son surgissement issu de la mobilisation de collectifs de victimes, et de leurs alliés, comme dans le changement de regard sur l’enfant et l’éducation qu’il officialise.

Mais ce changement reste fragile et la période actuelle est grosse de contradictions qui peuvent faire de cette « victoire des victimes » une simple victoire d’étape, bien vite remise en cause dans un backlash éducatif, un retour du bâton qui ne serait pas que symbolique.

Maria Montessori et les « silences » de l’histoire : ces pédagogues oubliées qui ont changé l’école

Dans le champ de la pédagogie, Maria Montessori est aujourd’hui une référence incontournable en France et dans de nombreux pays. On ne compte plus les écoles privées, le matériel éducatif, les ouvrages pour enfants, les contenus sur les réseaux sociaux ou les expérimentations pédagogiques qui s’en revendiquent.

La diffusion et la visibilité exceptionnelles de cette pédagogie, qui constitue un marché éducatif à part entière, met en lumière un paradoxe saisissant : bien que les femmes soient, de longue date, majoritaires parmi les personnels de l’enseignement scolaire, en particulier dans le premier degré, où elles représentent aujourd’hui 85 % des enseignants du public et 92 % du privé, l’histoire de l’éducation et de la pédagogie ne leur a longtemps accordé que peu de place.

Trop souvent, malgré le rôle prépondérant qu’elles ont joué, elles ont été reléguées au rang de praticiennes ou de « petites mains » de l’enseignement et de la pédagogie. Une nouvelle vague de travaux en histoire leur redonne voix.

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.