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Déménager pour étudier : des conséquences pour les jeunes comme pour les régions

Ce 12 juillet 2024, la phase principale d’admission de Parcoursup s’est terminée pour les 650 000 bacheliers français, que ce soit avec joie, surprise… ou déception. Pour beaucoup, l’heure est désormais à l’organisation et aux recherches de logement.

Le départ pour les études est un chamboulement personnel : premier appartement, premières courses tout seul, nouveaux amis.

C’est un chamboulement structurel, aussi, pour le territoire d’où l’on vient et le territoire où l’on va.

Dans les grandes villes étudiantes comme Toulouse, Rennes ou Strasbourg, des milliers de jeunes affluent à la sortie du lycée. La structure d’âge fait un virage : dans ces villes, on trouvera bien plus de jeunes de 18 ans que de jeunes de 17 ans. Au bout de trois ans, soit la durée d’une licence, le mécanisme s’enclenche de nouveau : on va faire son master ailleurs, ou encore on choisit d’arrêter ses études et on se déplace au rythme d’une autre musique, celle des opportunités d’emploi.

Le crush à l’adolescence : une pratique culturelle ?

Mais Myra, vraie jeune fille de 15 ans, insiste auprès de moi sur l’importance qu’il y avait à avoir un crush quand elle était collégienne, véritable accessoire de l’adolescente « dans le coup » : « C’était comme avoir les cheveux lisses, aller chez Jennyfer, acheter les vêtements à la mode, commencer à se maquiller. » Et quand enfin elle s’est persuadée qu’elle était en crush, elle se souvient s’être précipitée vers ses copines, et s’être exclamée « j’ai enfin un crush ! » Le crush, et c’est peut-être une différence avec le béguin, n’est pas qu’un sentiment : il est aussi une pratique culturelle.

Suspicion d’inceste : comment un signalement est-il traité ?

Depuis la sortie de « La Familia grande » de Camille Kouchner en 2021, le déni, la lâcheté, voire l’indifférence face au crime d’inceste sont souvent dénoncés. Ils concourraient au faible nombre des condamnations annuelles (1 000 pour 160 000 victimes).

Mais peut-on continuer à parler de « déni » ou d’« indifférence » sans étudier précisément les réactions des uns et des autres quand un inceste est suspecté et/ou dénoncé ?

Seules des enquêtes empiriques qui distinguent les places occupées par chacun lorsqu’un inceste a été commis et révélé permettent de sortir du caractère impressionniste de ces constatations. En effet, les réactions à l’inceste dépendent de ces places de victime, d’agresseur, de parent, d’ami, de collègue, de voisin, d’enseignant, de travailleur social, d’enquêteur, etc. : suspecter, dénoncer, se taire, commérer, nier, enquêter, s’exprimer, révéler, s’inquiéter, rester indifférent…

Des enquêtes de terrain montrent qu’à la protection de l’enfance par exemple, les professionnels ne sont pas dans le déni, mais qu’ils sont le plus souvent embarrassés et pris dans des contraintes procédurales. Les suspicions d’inceste y sont parlées et réfléchies, mais l’organisation institutionnelle empêche les professionnels de toutes les signaler et de les conduire jusqu’à l’enquête de police qui, seule, peut établir des faits criminels.

Quelles places occupent les acteurs d’un signalement ? A quelle condition la suspicion d’inceste d’un professionnel parvient-elle au substitut du procureur et à un service de police ou de gendarmerie ? Et quelle solution existe-il pour protéger un enfant lorsque, fautes d’éléments suffisants, la suspicion ne peut pas être transmise au substitut du procureur pour une enquête ?

Lutter contre le « doomscrolling » : les stratégies des adolescents

Le temps des vacances est là. La réjouissance de cette perspective s’accompagne pourtant d’une crainte certaine pour nombre d’adultes : la vision de l’adolescente ou de l’adolescent de la famille scotché à son téléphone, s’adonnant à une activité désormais connue sous le nom de scrolling.

Ce terme, qui désigne le fait de faire défiler des contenus sur son écran d’ordinateur, de tablette ou de téléphone est souvent accompagné d’un autre : le doomscrolling. Cet ajout vient qualifier un phénomène, amplifié depuis la crise du Covid-19, consistant à scroller sans fin, qui soulève d’importantes questions sanitaires. Un phénomène de lassitude face à un trop-plein d’informations, de surcroit anxiogènes, qui engendre un processus cognitif bien connu : la surcharge cognitive.

Face à ce phénomène, les adolescents cherchent – et trouvent parfois – des parades pour garder la maîtrise de leur navigation sur le web, et plus largement de leur temporalité. Exploration et conseils pour passer tous ensemble des vacances (plus) sereines…

À l’heure de Paris 2024, nos enfants sont-ils en bonne forme physique ?

À l’approche des Jeux olympiques et paralympiques 2024, il apparaît opportun de s’interroger sur la condition physique de nos enfants.

La condition physique est définie comme :

« le niveau permettant d’effectuer des tâches quotidiennes avec vigueur et vigilance, sans fatigue excessive, avec une énergie suffisante pour profiter des activités de loisirs et répondre aux situations d’urgence imprévues ».

La condition physique liée à la santé (en anglais health-related fitness) regroupe plusieurs composantes, telles que :

  • la forme cardiorespiratoire (endurance cardiorespiratoire)

  • la forme musculosquelettique (force et endurance musculaire, souplesse)

  • les qualités motrices (vitesse, agilité, coordination, équilibre) et

  • certaines caractéristiques anthropométriques (comme la composition corporelle incluant la masse grasse et la masse maigre).

Il est maintenant largement prouvé que la condition physique est un puissant marqueur de bonne santé actuelle et future] chez l’enfant et l’adolescent. Cependant, on sait que la condition physique de l’enfant a tendance à se détériorer au cours des dernières décennies. Qu’en est-il exactement en France ?

Déserts médicaux et dépassements d’honoraires, qu’attendre de la nouvelle Assemblée nationale ?

Longtemps, la santé a été un véritable désert politique. Mais aujourd’hui en France, le système de santé prend l’eau de toutes parts. Personne ne peut plus ignorer le marasme hospitalier et la souffrance des soignants qui rejaillissent sur la qualité des soins.

En 2024, à l’heure des élections, la question de l’accès aux soins figurait en bonne place dans les programmes politiques. La façon dont ils entendent répondre aux difficultés des Français dans ce domaine ne peut pas être réduite à un catalogue de mesures techniques. La santé a le pouvoir de relier entre elles toutes les grandes questions de société. C’est donc du vivre ensemble dont il question derrière les problématiques de santé.

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.