Le temps du confinement fut l’occasion d’une effervescence, tant intellectuelle qu’émotionnelle, sur un éventuel « monde d’après ». Éventuel, car les mécanismes d’inertie restent nombreux, favorisant le « retour à la normale », le « business as usual », plus que le questionnement de nos schémas de pensée et d’action.
Si le confinement a représenté une rupture dans notre rapport à l’espace et au temps provoquant une suspension de sens, le déconfinement nous invite à interroger notre rapport au monde en posant la question « comment reconstruire le sens ? ». En effet, celui-ci n’est pas immanent, il ne tombe pas du ciel, mais au contraire se tisse dans l’interaction entre nos valeurs et le réel qui résiste.
Le développement d’une éthique personnelle fonctionnant comme une « boussole » pour l’action constitue un formidable outil pour accompagner notre quête de sens au quotidien. Les quelques témoignages que nous avons recueillis dans le cadre de nos travaux de recherche viennent illustrer cette idée.

