LeSocial Emploi Prepa Doc Formateque

ACTUALITES

Apprentissage, service civique, stages… Les politiques d’insertion des jeunes, entre promesses d’embauche et faux espoirs

Revenu au cœur de l’actualité pendant les débats sur le budget à l’Assemblée nationale, le soutien aux entreprises qui recrutent en apprentissage est remis en cause par le gouvernement. Largement financé par le plan « Un jeune, une solution » qui faisait suite à la crise sanitaire, l’apprentissage a vécu un âge d’or depuis 2020, avec un objectif affiché de 1 million d’apprenties et apprentis en 2027 (en 2017, ils étaient 295 000).

Cette voie de formation est alors décrite comme la voie royale vers l’insertion professionnelle et ses bénéfices pour les jeunes sont rarement discutés. Comme d’autres programmes à destination de ce public, il repose surtout sur un espoir, celui de se rendre « employable », c’est-à-dire conforme aux exigences des employeurs, et de se distinguer dans la course à l’emploi.

Exposée dans l’ouvrage Promesse d’embauche. Comment l’État met l’espoir des jeunes au travail (éditions La Dispute, 2025), l’étude de ces programmes montre qu’ils génèrent, à partir d’une injonction à l’activité et souvent au travail (quasi) gratuit, d’importantes dérogations au droit du travail et aux droits sociaux, dont le service civique est emblématique. L’apprentissage n’échappe pas à ces logiques en générant des effets d’aubaine et de sélection.

Cœur : pourquoi les athlètes qui pratiquent l’endurance ont-ils un risque plus élevé de fibrillation atriale ?

Si s’entraîner régulièrement et être en bonne forme physique réduit les risques de nombreuses maladies chroniques et préserve la santé mentale comme la santé physique, pourquoi est-ce que les gens qui sont le plus en forme sont plus à risque que les autres de développer des troubles cardiaques potentiellement mortels ? Les recherches suggèrent une piste d’explication : en matière de santé cardiaque, il se pourrait qu’il vaille mieux ne pas abuser des bonnes choses.

Lorsque nous nous penchons sur les indices rassemblés par les scientifiques, il apparaît clair que la pratique d’une activité physique joue un rôle clé dans le maintien en bonne santé du cœur et dans la diminution du risque de fibrillation auriculaire pour la majorité de la population.

Les professeurs des écoles travaillent plus qu’on le croit : enquête sur les coulisses de l’enseignement

Le temps de travail des professeurs des écoles en France fait l’objet de nombreuses représentations sociales négatives, quand il n’est pas franchement question de « profbashing ». En tête de ces croyances, se trouve celle qu’il s’agirait d’un métier aux horaires faibles et accommodants, idéal pour qui souhaite concilier vie privée et vie professionnelle (et notamment, donc, pour les femmes).

Cette sous-estimation de leur charge de travail ne manque pas de provoquer une blessure professionnelle profonde chez des profs des écoles en quête de reconnaissance. La recherche, en effet, montre que leur travail, ne se réduisant pas au temps passé face aux élèves, est en réalité complexe et sous-évalué. Elle offre un autre éclairage sur l’activité dite « de préparation », phénomène peu connu, dont on estimait jusqu’à peu qu’il était grosso modo strictement l’affaire de préparations didactiques (c’est-à-dire de préparations de séances de classe, de « leçons ») réalisées en amont de l’enseignement, et de corrections, réalisées en aval.

Plus encore, en dépit de son rôle incontournable pour l’enseignement, l’activité de préparation ne figure pas dans le cadre réglementaire du travail des professeurs des écoles. Elle n’est pas reconnue, ce qui signifie qu’elle n’est ni prescrite officiellement, ni pourvue de conditions de travail, ni rémunérée. D’ailleurs, d’un point de vue strictement juridique, elle ne relèverait pas d’un « travail » à proprement parler (qui s’inscrit nécessairement dans un lien avec le droit), mais bien d’une forme d’activité gratuite.

Mais alors qu’est-ce précisément que l’activité de préparation ? Quel rôle joue-t-elle pour l’enseignement et quelle part du travail total représente-t-elle ?

Ce que l’argot des collégiens nous dit des stéréotypes de genre chez les jeunes

Dans une société de plus en plus soucieuse de l’égalité femme-homme, on souhaite que la langue en soit un vecteur. L’écriture inclusive témoigne de ces efforts. Mais qu’en est-il des façons de parler des jeunes ? Intègrent-elles ces préoccupations ? S’affranchissent-elles vraiment des stéréotypes de genre ?

Une étude sociolinguistique de terrain, fondée sur un corpus d’expressions argotiques récoltées dans des établissements du secondaire, permet d’interroger leurs représentations et la manière dont elles s’écartent des normes sociales ou les reproduisent.

Avant tout, il est crucial de rappeler que les jeunes dont nous parlons ne constituent pas une catégorie homogène. Certains viennent des zones périphériques de grandes villes, d’autres de milieux ruraux, ils peuvent connaître ou non des contacts multiculturels… Autant de facteurs qui influencent directement les pratiques linguistiques et la manière dont les stéréotypes de genre sont exprimés et vécus.

Syndrome du bébé secoué : seule une mère sur deux en France a reçu le plan de gestion des pleurs du nourrisson

Chaque année en France, des centaines de nourrissons sont hospitalisés pour des traumatismes crâniens infligés. Ces blessures ne doivent rien à des accidents et sont la conséquence d’un secouement violent du bébé, un geste grave qui peut provoquer des lésions cérébrales irréversibles, des lésions oculaires, voire la mort.

On parle alors de syndrome du bébé secoué ou, plus récemment, de traumatisme crânien non accidentel, car on sait maintenant que le secouement n’est pas le seul mécanisme en cause. Au-delà de la violence du geste et de ses conséquences légales, c’est un problème de santé publique majeur qui révèle la difficulté d’accompagner et de soutenir les parents dans cette période souvent difficile des premiers mois de vie du bébé.

Uniforme à l’école : enquête au cœur de l’expérimentation

C’est une véritable révolution vestimentaire qui s’invite à l’école. Depuis la rentrée de septembre 2024, une centaine d’établissements – écoles, collèges et lycées – expérimentent le port d’une tenue commune obligatoire pour tous les élèves. Derrière cette initiative portée par le ministère de l’éducation nationale s’affiche l’ambition de renforcer le sentiment d’appartenance, d’atténuer les inégalités sociales, d’améliorer le climat scolaire et de lutter contre le prosélytisme.

L’expérience devait être accompagnée d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) et suivie par un comité d’experts, en lien avec la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO) et les services statistiques du ministère (DEPP).

Au terme de deux années, si les résultats sont jugés concluants, le ministère envisage la généralisation du port de l’uniforme dans l’ensemble des écoles et établissements du pays.

Le Social est édité par la société Social Connexion. Son équipe propose des services en ligne depuis plus de 25 ans dans le domaine du secteur social et du médico-social.