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Ne pas lire les livres imposés au collège ou au lycée, c’est grave ?

De son institution en grande cause nationale à la mise en place du « quart d’heure de lecture » dans les classes, la lecture ne cesse d’être au cœur de débats et de préoccupations. À l’époque des écrans et des réseaux sociaux, la baisse de la place du livre dans les pratiques culturelles des adolescents inquiète tout particulièrement.

Cette injonction à la lecture n’a pourtant pas toujours existé. Il est bon de rappeler que, jusqu’aux années 1960, lire trop ou lire de mauvais genres était non seulement perçu comme futile mais comme dangereux. En classe, la non-lecture des œuvres a longtemps été la norme. On y étudiait des fragments et non des œuvres intégrales. Dans les années 1920, l’apparition des petits classiques constitués d’extraits de romans, d’anthologies de poésie ou de pièces de théâtre marque une première étape en rendant les œuvres accessibles. Mais il convient encore de lire avec modération et exclusivement des œuvres triées.

En effet, il faut attendre les années 1960-1970 pour que les instructions officielles exhortent les enseignants à transmettre à leurs élèves non seulement la pratique de la lecture mais aussi le goût de lire. Actuellement, on s’inquiète de la non-lecture des jeunes mais, dans l’histoire de la lecture, l’inversion des valeurs est relativement récente.

Alzheimer, addictions, dépression… les effets bénéfiques de l’Ozempic et des médicaments apparentés

Depuis quelques années, l’Ozempic (semaglutide) fait beaucoup parler de lui. Ce médicament, utilisé à l’origine pour traiter le diabète, a accédé à la célébrité à partir du moment où son efficacité en matière de perte de poids a été remarquée. Cette décision a marqué le début d’une nouvelle ère pour la classe de médicaments à laquelle appartient l’Ozempic : les agonistes du peptide-1 de type glucagon (GLP-1).

Wegovy, Mounjaro, ou encore Zepbound… Depuis cette décision, plusieurs autres noms sont venus allonger la liste des agonistes du GLP-1 utilisables pour lutter contre l’obésité. À l’heure actuelle, 1 adulte nord-américain sur 8 déclare avoir déjà eu recours à un médicament de cette famille, et selon les prévisions, il est probable qu’en 2030, 1 sur 10 les utilisera.

On sait désormais, grâce à des recherches menées au sein de notre laboratoire ainsi que dans d’autres instituts de recherche, que l’intérêt des médicaments « GLP-1 » pourrait s’étendre bien au-delà de la seule perte de poids. Ces molécules pourraient avoir des effets sur des dizaines d’autres affections, notamment certains troubles cognitifs ou certains problèmes d’addiction.

Cependant, mes collègues et moi-même avons découvert qu’elles peuvent également présenter des effets indésirables, et faire courir des risques jusqu’à présent insoupçonnés.

Violences scolaires, des violences entre adultes ?

Comment ont évolué le climat scolaire et la victimation des personnels des collèges et lycées ces dernières années ? Pour répondre à cette question, je dispose d’une enquête passée en 2013 et reproduite en 2022, permettant une comparaison dans la durée ; c’est une des seules bases de données disponible pour une telle période. Elle concerne un peu plus de 29 000 répondants et a été passée avec l’aide des Autonomes de solidarité laïque et de la Casden, deux piliers de l’économie sociale et de l’école publique. En voici les principaux résultats. Ils sont cruels et paradoxaux.

La vulnérabilité aux escroqueries, un indicateur précoce de la maladie d’Alzheimer ?

En tant que neuropsychologue clinicien et doctorante en psychologie clinique, nous cherchons, au sein de notre laboratoire, à déterminer si le fait de présenter un risque plus élevé d’être victime d’une escroquerie financière pourrait être utilisé comme un indicateur précoce d’un futur déclin cognitif.

Certains travaux de recherche semblent accréditer cette idée. Cependant, à l’heure actuelle, les études qui explorent les liens entre la vulnérabilité aux abus financiers et l’état des structures cérébrales demeurent limitées. Nous avons donc décidé d’examiner le lien entre l’épaisseur du cortex entorhinal – une région du cerveau affectée très tôt par la maladie d’Alzheimer – et la vulnérabilité aux escroqueries financières au sein d’un groupe de 97 adultes âgés de 52 à 83 ans ne présentant pas de signes de troubles cognitifs.

Le cortex entorhinal est essentiel pour la communication entre l’hippocampe - une structure cérébrale qui joue un rôle central dans l’accès à la mémoire et la projection de soi dans l’avenir - et le cortex préfrontal ventromédian (qui intervient dans les jugements de valeur).

Nous avons émis l’hypothèse qu’un amincissement de cette région pourrait nuire, lors de l’évaluation de certaines décisions, à la capacité de s’appuyer sur des expériences passées et d’envisager les conséquences futures.

Notre étude a révélé que la moindre épaisseur du cortex entorhinal, mesurée par IRM, était associée à une vulnérabilité à l’escroquerie accrue (mesurée par un questionnaire autoadministré).

En revanche, nous n’avons pas observé d’associations entre la vulnérabilité à l’exploitation financière et l’épaisseur du cortex préfrontal dorsolatéral et du cortex préfrontal ventromédian, deux autres régions du cortex frontal généralement associées à la prise de décision, mais moins impliquées dans les stades précoces de la maladie d’Alzheimer.

Un couple de seniors visiblement préoccupé examine des documents.
Être victime d’une escroquerie pourrait être un indicateur précoce d’un futur déclin cognitif. Jeff Bergen/E+ via Getty Images

Pourquoi c’est important

Notre objectif principal est de parvenir à améliorer la détection précoce de la maladie d’Alzheimer. Il s’agit d’un point crucial, car les changements cérébraux liés à cette pathologie débutent des décennies avant que ne se développent des symptômes cliniques significatifs.

En conséquence, il est courant qu’au moment où une personne reçoit le diagnostic de la maladie, des dommages cérébraux irréversibles se sont déjà produits, ce qui complique la prise en charge.

Notre étude vient enrichir le corpus croissant de travaux qui suggère que l’existence de difficultés en matière de prise de décision financière pourrait être un signe précoce de futur déclin cognitif. S’il s’avérait que c’est effectivement le cas, la détection de tels problèmes pourrait permettre d’identifier au plus tôt la maladie d’Alzheimer. C’est essentiel, car c’est durant les stades précoces que les traitements qui permettent de ralentir son évolution sont les plus efficaces.

Soulignons cependant que ces résultats ne signifient pas que toutes les personnes âgées qui ont pu être victimes d’une escroquerie financière développeront la maladie d’Alzheimer. En effet, le risque de se retrouver dans une telle situation est également dépendant de nombreux autres facteurs, qu’ils soient psychosociaux, physiques ou environnementaux.


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Les travaux de notre équipe, comme ceux d’autres groupes de recherche, indiquent plutôt que, dès lors qu’il s’agit d’établir un profil de risque, la vulnérabilité à ce type d’escroquerie devrait être considérée comme un élément clé. Son existence implique d’effectuer des tests plus poussés, afin d’évaluer la probabilité d’un déclin cognitif futur : recherche de marqueurs de la maladie d’Alzheimer par analyses sanguines, réalisation d’IRM, passage de tests neuropsychologiques…

Les limites de ces travaux

Notre étude présente des limites importantes. Toutes les données sur lesquelles elle s’appuie ont été recueillies une seule fois, à un instant donné. En outre, nous n’avons pas évalué si les participants présentaient des profils neuropathologiques évoquant la maladie d’Alzheimer. De ce fait, il est donc difficile de déterminer si les différences d’épaisseur du cortex observées étaient véritablement dues à des changements cérébraux liés à Alzheimer, ou à des différences préexistantes (voire à d’autres raisons).

De plus, les personnes recrutées étaient principalement des femmes blanches et très instruites. Cela limite la possibilité de généraliser ces résultats. Il sera important de combler cette lacune lors de recherches futures.

Pour dépasser ces limitations, nous allons suivre les participants sur le long terme, et inclure dans notre protocole des analyses visant à déterminer la présence ou l’absence de signes neuropathologiques de la maladie d’Alzheimer. De cette façon, nous serons plus à même de vérifier si les changements structurels qui surviennent au fil du temps dans le cerveau s’accompagnent effectivement d’une vulnérabilité accrue aux escroqueries financières, et si lesdits changements peuvent aussi correspondre aux stades précoces de la maladie d’Alzheimer.

Laura Fenton, PhD student in Clinical Psychology, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences et Duke Han, Professor of Psychology and Family Medicine, USC Dornsife College of Letters, Arts and Sciences

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

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