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Changer l’enseignement des maths : Peut-on s’inspirer de l’école allemande ?

En mathématiques, lorsqu’on leur demande de résoudre des problèmes arithmétiques concrets, nombre d’élèves n’hésitent pas à proposer des réponses déconnectées de la réalité dans laquelle ils vivent.

« Le périmètre de la cour de récréation est de 13 mètres »,
« Il y a 102,7 personnes dans le bus »,
« La baignoire a une contenance de 35 centilitres »,

peut-on lire dans des cahiers de primaire.

Le fait que des enfants n’hésitent pas à rendre des copies comportant ce type de résultats interroge.

Quels sont les moyens mis en œuvre à l’école élémentaire pour amener les élèves à faire le lien entre la numérosité (c’est-à-dire ce qui peut y être appréhendé par comptage, mesurage, estimation…) du monde et les données numériques présentes dans les énoncés arithmétiques ? Poser cette question conduit à placer le sens au cœur de la réflexion.

Cette préoccupation se retrouve dans les évaluations internationales PISA, attachées à apprécier la capacité des jeunes à « utiliser et interpréter les mathématiques pour résoudre des problèmes dans une variété de contextes du monde réel ».

Si cet enjeu émerge, au moins à première vue, dans les programmes et dans les manuels de mathématiques, qu’en est-il sur le terrain ?

« Cités éducatives » : alliances locales ou uniformisation nationale ?

Les « cités éducatives » sont présentées comme une réponse innovante aux inégalités éducatives. Leur ambition ? Créer des « territoires à haute valeur éducative » en mobilisant tous les acteurs locaux – écoles, associations, collectivités, institutions – autour de la réussite des jeunes de 0 à 25 ans, à l’école, mais également avant, après et autour de celle-ci.

Lancé en 2019, le label est déployé à l’échelle de 248 territoires et cible les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), majoritairement en éducation prioritaire (renforcée) (REP et REP+), particulièrement marqués par de fortes inégalités sociales, scolaires, économiques et des enjeux sécuritaires.

Une généralisation progressive du label est prévue d’ici 2027 pour les quartiers qui se porteraient volontaires. Mais derrière l’ambition d’une territorialisation, cette logique de déploiement peut-elle répondre à la diversité des réalités de terrain ?

IA et langues : de nouvelles pratiques à l’école, à quel prix ?

L’année scolaire 2025-2026 s’ouvre dans un contexte de démocratisation massive de l’intelligence artificielle (IA) générative. Dans son dossier de rentrée, le ministère de l’éducation précise d’ailleurs que les élèves du second degré bénéficieront désormais d’un parcours de formation spécifique, sur la plateforme PIX. Faut-il voir dans ces nouveaux outils une menace à l’apprentissage et la maîtrise des langues, le français et celles dites étrangères ?

À l’heure où l’IA-anxiété devient un phénomène social, voici quelques éléments de réflexion pour les plus inquiets mais aussi les plus convaincus.

Alcool et tabac : des échappatoires face aux contraintes du travail ?

En France, les consommations d’alcool et de tabac sont les deux premières causes de mortalité évitable, mais elles restent largement répandues.

En 2020, en France métropolitaine, près de 23,7 % des 18 ans à 75 ans dépassaient les repères de consommation d’alcool recommandés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En 2022, 31,8 % d’entre eux déclaraient fumer et 7,3 % déclaraient vapoter.

Bouger pour mieux apprendre : Comment lutter contre la sédentarité à l’école

Le manque d’activité physique est un facteur majeur de l’explosion mondiale des maladies cardiovasculaires, du diabète et de certains cancers. La sédentarité fragilise aussi la santé mentale et altère le bien-être quotidien des jeunes.

Malgré de solides preuves sur les vertus de l’exercice, les niveaux d’inactivité physique restent alarmants, et augmentent même depuis vingt ans chez les jeunes. Or, l’enfance et l’adolescence ne constituent pas de simples étapes de vie. Ce sont des périodes charnières au cours desquelles se forgent des habitudes de santé pour l’avenir. L’école – espace‑temps commun à presque tous les enfants de la nation – peut être un levier de changement essentiel.

Pourquoi l’alcool augmente le risque de cancer, et ce, dès le premier verre

Aux États-Unis, l’alcool est responsable d’environ 100 000 cas de cancer et de 20 000 décès par cancer chaque année, ce qui en fait la troisième cause évitable de cancer. À titre de comparaison, les accidents de la route liés à l’alcool causent environ 13 500 décès par an aux États-Unis.

(En France, en 2018, 28 000 nouveaux cas de cancers étaient attribuables à l’alcool, soit 8 % des cas incidents de cancer, avec une répartition de 11 % chez les hommes et 4,5 % chez les femmes. Les accidents de la route en lien avec une consommation d’alcool et/ou de stupéfiants ont causé près de 1 250 décès en 2024, l’alcool étant impliqué dans les trois quarts des cas, ndlr).

Les scientifiques ont soupçonné dès les années 1980 que l’alcool pouvait provoquer le cancer. Des études épidémiologiques ont, depuis, montré que la consommation d’alcool augmente le risque de cancers de la cavité buccale, de la gorge, du larynx, de l’œsophage, du foie, du côlon et du rectum, ainsi que du sein. D’autres travaux ont révélé une association entre consommation chronique ou alcoolisation massive ponctuelle et cancer du pancréas.

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